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No spoil mais Ophir n'est pas en première place du GOTM d'octobre
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> Petit prince deviendra empereur, deuxième partie
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 11 Octobre 2012 à 16h24
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Merci pour les encouragements!!!
Bon, après une flopée d'épisodes un peu mous, on rentre dans le dur! Je me suis même un peu enflammé sur cet épisode, du coup je vais le diviser en 2. En espérant que çà vous plaira!



La première armée mondiale en marche



Soir du 14 août 1850, depuis son quartier général de Suo, le général Sanada avait pu se rendre compte de la force du dispositif de défense ennemi et de sa capacité de réaction. Il était néanmoins certain que le point faible du dispositif était le défilé des Thermopyles. Avec son état-major, il mit au point un plan d’attaque pour le lendemain comprenant, cette fois, 4 divisions d’infanterie (les 5ème, 6ème, 7ème et 8ème divisions).

Ainsi, l’aube du 15 août fut à peine levée que l’enfer s’abattit une nouvelle fois sur les positions de la 5ème grecque dans la forêt de Mycènes. Toute l’artillerie de la 1ère armée japonaise participait à ce déluge de feu, de sorte que la 5ème grecque dut se replier sur sa deuxième ligne défensive. Vers 9 h, une fois les bombardements stoppés, les 7ème et 8ème japonaises s’élancèrent vers la forêt et s’établirent sur les positions grecques abandonnées. De là, ils lancèrent de petits assauts pour évaluer la résistance de la 5ème grecque.

Aristote ne voulait pas croire à une attaque majeure sur la partie forestière du dispositif car il était bien conscient que sa faiblesse était les Thermopyles. Il se refusait donc à envoyer la 4ème au secours de la 5ème pour le moment. Néanmoins, la violence de l’assaut japonais qui continua l’après-midi, le fit se résoudre à envoyer le 2ème régiment de cavalerie, à pied, en renfort. La 5ème grecque résista, non sans mal, à l’attaque japonaise et le soir, les grecs tenaient toujours leur position sur la 2ème ligne de défense. Dans la nuit du 15 au 16, le 2ème régiment de cavalerie arriva au cœur de la 2ème division grecque.

(IMG:http://imageshack.us/a/img713/5724/premirearme1.png)
1ère journée de combats



Le 16 août, l’artillerie grecque répondit à la japonaise qui bombardait toujours les positions de la 5ème grecque. Le matin, les assauts japonais se succédèrent jusqu’à 11h30 où une compagnie de la 7ème division réussit à s’emparer d’un des bunkers grecs, duquel ils lancèrent des attaques sur les autres positions grecques. Dans l’après-midi, le commandement de la 5ème division dut donc envoyer une partie de sa réserve en contre-attaque pour reprendre les positions perdues. A 22h, il atteint totalement son objectif, mais les pertes étaient lourdes et les japonais avaient fait sauter une partie des bunkers. Le général de division demanda alors à Aristote la permission de se retirer sur sa dernière ligne de défense. Aristote lui donna son approbation et le garantit que si l’attaque japonaise risquait de déborder la dernière ligne de défense, il enverrait la 4ème division en renfort.

Dans la nuit du 16 au 17 août, la 5ème grecque abandonnait donc silencieusement sa deuxième ligne de défense. Ils laissèrent néanmoins, jusqu’à l’aube, des hommes sur la deuxième ligne pour éviter que des éventuels éclaireurs ennemis s’en rendent compte. De leur côté, les japonais procédaient eux aussi à des mouvements de troupes dans le désert. Tandis que leurs 5ème et 6ème divisions d’infanterie et leur 1er régiment de cavalerie se positionnaient au nord de Suo, les 1er et 2nd régiments d’artillerie réglaient leur mire sur le défilé des Thermopyles. Sanada espérait bien faire de la journée du 17 celle où son armée pénètrerait de plein pied en territoire grec.

(IMG:http://imageshack.us/a/img856/1358/premirearme2.png)
Mouvements du 16 août et de la nuit du 16 au 17(notez que la ligne en pointillé désigne désormais le front)



Le 17 au matin, les japonais continuèrent de donner du crédit à leur diversion en bombardant, avec le 3ème régiment d’artillerie, la deuxième ligne de la 5ème grecque qu’ils ne savaient pas abandonnée. Il fallut attendre 9h15 pour que les premières compagnies japonaises se rendent compte de la retraite grecque. 2 h furent nécessaire pour qu’ils investissent la ligne et qu’ils commencent à reconnaitre les nouvelles positions grecques.

Vers 10h, Sanada pensant que les grecs avaient fort affaire dans la forêt de Mycènes et que la confusion régnait au QG ennemi, il déclencha la véritable attaque sur les Thermopyles. Pendant que l’artillerie s’acharnait sur la première division grecque, la 5ème division japonaise se mit en marche juste derrière le 1er régiment de cavalerie.

Mais, comme l’assaut japonais sur la forêt avait été retardé, la nouvelle du bombardement des positions de la 1ère grecque arriva vers 11h au QG grec, pendant une période de calme. Aristote, qui voyait là la confirmation de ses soupçons, réagit à l’annonce avec sang-froid : il ne pouvait pas se permettre une erreur d’appréciation qui ouvrirait la porte de la Grèce à l’ennemi. Après une réunion rapide avec son état-major, il envoya ses ordres à ses généraux :

- Au commandant de la 5ème, il donna l’ordre de tenir la ligne de défense à n’importe quel prix jusqu’à la fin de la journée.
- Au commandant de la 4ème il demanda de prendre en charge une partie du secteur tenu par la 3ème et de tenir sa position jusqu’à nouvel ordre.
- A ses colonels d’artillerie il demanda de prendre pour cible la première ligne des Thermopyles, toujours tenue par les japonais.
- Au commandant de la 1ère il donna carte blanche pour un repli sur les autres lignes de défense lorsqu’il le jugerait nécessaire.
- Au commandants des sections a et b de la 2ème division il donna l’ordre de tenir leurs positions coûte que coûte.

Enfin, l’ordre primordial fut donné au commandant de la 3ème : la moitié de sa division devait laisser ses positions à la 4ème et se diriger à marche forcée, et hors de vue de l’ennemi, vers les Thermopyles où il devra se préparer à une contre-attaque.


(IMG:http://imageshack.us/a/img138/2194/premirearme3.png)
Les combats du matin du 17 août



A 11h15, alors que les messagers étaient en route, la 5ème grecque fut engagée par les japonais tandis que les bombardements des positions de la 1ère s’arrêtaient. Après que la poussière fut retombée, les soldats grecs de la 1ère division purent voir des centaines de cavaliers ennemis charger vers leurs positions. Une grande partie de ceux-ci furent arrêtés avant d’atteindre les grecs, mais les cavaliers restant purent décharger leurs carabines et surtout passer la ligne de défense grecque. Quelques centaines de mètres plus loin, ils mirent pied à terre et attaquèrent les grecs à revers. Devant ce coup de poker japonais, le commandant de la 1ère envoya une partie de sa réserve, dont le 1er régiment de cavalerie, aider ses hommes qui affrontaient désormais la 5ème japonaise.


La fin demain
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 11 Octobre 2012 à 16h25
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Comme promis voilà la suite (désolé pour les cartes peu claires)


A midi, alors que les combats tournaient clairement en défaveur de ses hommes, il reçoit la missive d’Aristote et ordonne donc un repli sur la 3ème ligne de défense. Malheureusement pour lui, quelques minutes plus tard les cavaliers japonais réussissaient une jonction avec leur infanterie, coupant la 1ère division en deux et tentant une manœuvre d’encerclement. Aussi la partie ouest de la division put se replier sur la ligne 3, mais pas la partie est. Les officiers de cette dernière, coupés de leur état-major prirent la décision de se replier sur les collines et ils chargèrent les hommes du 1er régiment de cavalerie de retarder l’avance ennemie. Durant ce repli, Alexandre et ses hommes se distinguèrent pour avoir permis le sauvetage de plusieurs pièces d’artillerie de campagne en tenant face à plusieurs compagnies japonaises.


(IMG:http://imageshack.us/a/img255/1410/premirearme4.png)
La percée japonaise du 17 août



A 14h, la situation était la suivante : la 1ère grecque avait fini son repli soit sur les collines soit sur sa 3ème ligne de défense et se battait contre la 5ème japonaise; la 5ème grecque était toujours aux prises avec les 7ème et 8ème japonaises qui n’arrivaient pour l’instant pas à percer ; les renforts de la 3ème grecque commençaient à se regrouper sur les collines dans l’attente du signal de la contre-attaque. Le défilé des Thermopyles était néanmoins prêt à tomber aux mains des japonais : les hommes de la 1ère grecque, divisés en 2 groupes et fatigués par plusieurs jours de combats et de bombardements, commençaient à plier sous la furia japonaise. Aussi, son commandant envoya un message désespéré à Aristote, lui exposant la situation de sa division et le suppliant d’agir vite.

Aristote se résolut alors à lancer la contre-attaque sans attendre que tous les renforts soient présents. A 15h, les grecs firent de nouveau parler l’artillerie en bombardant les positions de la 5ème japonaise. 20 min plus tard, les renforts lancèrent la contre-attaque sur le flanc de la 5ème japonaise. Mais, toutes les compagnies n’étant pas encore présentes, la manœuvre donnait peu de résultats à 16h, le commandant de la 3ème réquisitionna alors les compagnies de la 1ère présentes sur la colline pour participer à l’assaut. Aussi, à 17h, les japonais à l’ouest stoppèrent l’assaut pour se réorganiser.

(IMG:http://imageshack.us/a/img411/430/premirearme5.png)
La contre attaque grecque du 17 août



Quand la général Sanada apprit cela, il eut un petit sourire et lança la dernière phase de son plan : l’attaque de la colline par la 6ème japonaise. L’artillerie japonaise bombarda allègrement la colline en prélude à l’attaque, puis, à 18h30, les premiers accrochages eurent lieu entre la 2ème grecque et la division japonaise.

Mais le plan de Sanada était basé sur le fait que seule une demi-division était présente sur la colline, or, suite aux manœuvres d’Aristote il y avait bien plus d’une division sur la colline, et des renforts continuaient d’arriver d’heure en heure. Enfin, les défenses japonaises et le terrain accidenté n’aidaient en rien l’entreprise japonaise. Néanmoins, l’attaque eut le mérite de couper l’élan de la contre-attaque grecque, aussi, à 19h30, les positions ne bougeaient plus. La nuit signa ensuite la fin des combats pour la journée.

(IMG:http://imageshack.us/a/img547/2492/premirearme6.png)
L'intervention de la 6ème japonaise et les mouvements de nuit



De l’échec de son armée à prendre la colline, Sanada déduisit que l’ennemi avait déplacé ses forces sur le front. Il savait désormais qu’il était presque impossible d’enlever cet objectif sans y laisser des milliers d’hommes. Il changea donc ses plans pour la journée suivante et fit déplacer ses troupes le long du front ouest. De son côté, Aristote était bien décidé à reprendre les positions perdues depuis le début de la bataille.

Le matin du 18 août, alors que l’artillerie japonaise visait les positions grecques des Thermopyles, les canons grecs bombardèrent les positions japonaises dans la forêt de Mycènes. Les japonais de la 7ème et 8ème eurent à peine le temps de reprendre leurs positions après les bombardements que les grecs des 4ème et 5ème divisions leur tombaient dessus. En effet, ceux-ci avaient suivi de près le rouleau compresseur de l’artillerie malgré le danger. Cet effet de surprise permit aux grecs de reprendre la 2ème ligne de défense à 10h. Et, plutôt que de se réorganiser avant d’attaquer la 1ère ligne, ils poussèrent leur avantage, empêchant ainsi l’ennemi d’affermir leurs positions. A 14h30, la 1ère ligne était totalement reprise et les japonais se repliaient vers le désert.


(IMG:http://imageshack.us/a/img72/272/premirearme7.png)
Succès de l'armée grecque le 18 août au matin



A l’ouest, la situation était moins favorable : la 5ème japonaise attaquait les Thermopyles tandis que la 6ème tenait face aux contre-attaques grecques. A 11h, la situation devenait désespérée aux Thermopyles. Aristote prit alors la résolution d’envoyer les 2ème et 3ème divisions attaquer avec toutes les compagnies disponibles, dégarnissant en grande partie les lignes de défenses. Vers midi, l’artillerie grecque se joignit aux assauts de l’infanterie et les japonais commençaient à ployer. A 13h, la 5ème japonaise prenait pied sur la dernière ligne de défense des Thermopyles. Mais peu après, la 3ème grecque débordait les positions de la 6ème japonaise, obligeant cette dernière à reculer, et s’approchait dangereusement de la mer.

Devant l’imminence du désastre, Sanada ordonna alors le retrait généralisé des forces engagées, la 6ème devant tenir un corridor pour permettre la retraite de la 5ème. Malheureusement pour elle, l’artillerie grecque pouvait se retourner vers le front ouest après la retraite des japonais de la forêt de Mycènes. La retraite se transforma en enfer et, vers 16h, la 3ème grecque finit par percer jusqu’à la mer, encerclant ainsi un millier de japonais (groupes Ve et VF et les survivants du 1er régiment de cavalerie) qui ne pourront être sauvés malgré les tentatives de la 6ème. La poche ennemie résista néanmoins jusqu’au soir du 19 août où elle se rendit.

(IMG:http://imageshack.us/a/img90/3483/premirearme8.png)
Retraite japonaise, percée grecque et encerclement de japonais le 18 août après midi



La première grosse bataille de la guerre s’acheva donc sur une victoire tactique de la Grèce. Mais les pertes avaient été nombreuses des 2 côtés : 1500 morts et 5000 blessés pour les grecs contre 2700 morts et capturés et 9000 blessés pour les japonais. Néanmoins, la taille de l’armée japonaise étant la plus grande du monde, les pertes pour le Japon étaient négligeables contrairement à celles de la Grèce.

Aussi, malgré la victoire, Aristote ne fit pas preuve de triomphalisme dans son message annonçant au gouvernement l’issue de la bataille. Le 20 août, le gouvernement grec réussit enfin à se mettre d’accord sur des mesures pour soutenir l’effort de guerre telle que la réquisition de l’industrie. Mais surtout, il instaurait la conscription …
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miloutaire  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 11 Octobre 2012 à 17h46
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Je suis toujours et sinon c'est un bon récit!
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 29 Novembre 2012 à 10h56
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La suite!


Le déferlement japonais



A la fin août 1850, la Grèce se trouvait un nouveau premier ministre en la personne d’Antonios Kriezis un conservateur issu du ministère de la défense. Une de ses premières mesures fut radicale : l’élimination de tous les espions grecs qui opéraient en pays ennemis avant le déclenchement de la guerre. En effet, pour Kriezis, si leurs espions n’avaient pas vu venir la guerre c’est qu’ils étaient certainement des traitres. Cette mesure lança les renseignements grecs dans une sorte de chasse aux sorcières qui handicaperait beaucoup le pays pendant les années qui suivirent.

Mais l’homme s’y connaissait en logistique de temps de guerre et prit les mesures nécessaires pour que l’armée soit ravitaillée plus rapidement, notamment en ordonnant la prolongation de la ligne de chemin de fer jusqu’à Mycènes et Thessalonique. De plus, il donna l’ordre que les premières unités issues de la conscription soient dirigées vers la frontière greco-nippone. Enfin, il resserra l’emprise du gouvernement sur la presse, afin qu’elle devienne un organe de propagande gouvernementale.

Du côté japonais, la mise en échec de l’armée par la Grèce était dure à avaler par l’empereur Tokugawa. Il convoqua le général Sanada début septembre pour lui signifier son mécontentement. Sanada eu beau se défendre en évoquant le climat désertique subit par ses hommes et les impressionnantes défenses grecques, l’empereur n’acceptait pas que le Japon soit défait par plus faible que lui. Néanmoins, il invita le général à venir à la réunion du ministère de la guerre à la mi-septembre pour décider des opérations futures.

Cette réunion qui eut lieu le 20 septembre réunit, outre l’empereur et ses ministres, tous les généraux et amiraux. A la fin de celle-ci, les japonais décidèrent de prendre la pleine mesure de l’ennemi et de donner tous les moyens à Sanada pour annihiler la résistance grecque. Enfin, ils décidèrent qu’il était temps pour la marine et pour la 3ème armée de rentrer en action.
Il fallut plusieurs jours à Sanada pour penser la prochaine offensive et plusieurs semaines pour en préparer la logistique. Pendant ce temps, le calme régnait au front et les grecs profitèrent de ces semaines d’accalmie pour reformer des lignes de défense aux Thermopyles, renforcer la 1ère de division à l’aide de troupes fraiches et reformer les régiments de cavalerie.

Le 27 octobre, alors que Sanada préparait toujours son offensive, la moitié de la 3ème armée japonaise débarqua au sud de la Suède avec l’aide de la 2ème flotte et pénétra dans le territoire suédois. Le général Mifume qui commandait les 30000 hommes de ce corps expéditionnaire défit l’armée suédoise dans la plaine de Göteborg le 1er novembre et s’empara de la deuxième ville du pays. Gustave Adolphe II et son armée sont alors contraints de se replier dans la jungle du Gotland, située entre Stockholm et Göteborg, et d’y mener des actions retardatrices. Mais le dirigeant ne se faisait guère d’illusion, il avait besoin d’aide et il envoya donc un messager par bateau à Athènes.

(IMG:http://img267.imageshack.us/img267/3355/deferlementsude.png)
L'invasion de la Suède



Mais les grecs avaient d’autres sujets de préoccupations, car l’armée de Sanada venait de repasser à l’offensive. La première armée japonaise était de nouveau entrée en action le 3 novembre, et cette fois, elle ne s’embarrassa pas de manœuvres de diversions : elle concentra ses actions contre la 1ère division grecque. Aristote ne put s’empêcher de penser que çà ne pouvait être la seule manœuvre des japonais. Ses positions étaient solides et il pouvait permuter ses différentes divisions si les japonais n’attaquaient qu’un seul point de la défense. Aussi il mit en état d’alerte toutes les divisions de la ligne de défense.

Le général avait à moitié raison, Sanada préparait autre chose, mais l’attaque ne vint pas du désert. En effet, le 5 novembre, le gardien du phare Thessalonique reporta à la garnison qu’un nombre important de navires de guerre naviguait dans la zone, avec pour cap les collines de Kallidromo. La garnison envoya aussitôt une escouade à cheval pour surveiller la zone. Elle n’eut pas besoin d’aller loin pour se rendre compte que des troupes ennemies débarquaient aux pieds des collines, près du village de Molos. A l’aide de la 1ère flotte japonaise, Sanada venait de faire débarquer une division d’infanterie, 1 régiment de cavalerie et 1 régiment d’artillerie derrière les lignes grecques et à seulement 30 kilomètres de l’une des plus grandes villes du pays. De plus, l’armée grecque étant occupée à la frontière, les troupes japonaises débarquèrent sans qu’on leur opposât la moindre résistance. Le 7 novembre, lorsqu’Aristote eut vent de ce débarquement, les japonais s’étaient déjà emparés des collines de Kallidromo et consolidaient déjà leurs positions.


(IMG:http://img641.imageshack.us/img641/604/deferlementgrce.png)
Les japonais débarquent derrière les lignes grecques



En l’absence d’espions, Aristote ne pouvait avoir la moindre idée de la suite des opérations des troupes débarquées. Allaient-elles marcher sur Thessalonique pour s’emparer d’un port et se ravitailler facilement ? Est-ce qu’elles comptaient s’enfoncer en territoire grec pour couper les lignes de ravitaillement, voir pour s’attaquer au cœur du pays ? Ou bien leur but était-il de faire la jonction aux Thermopyles avec le reste de l’armée japonaise ? Le général était face à un dilemme, et pourtant, il devait agir vite, sinon la situation se dégraderait de manière irréversible.

Après réunion avec son état-major, il décida que le pire qui pouvait arriver était l’encerclement de la première division et la jonction entre les deux armées ennemies. Il donna l’ordre à ses deux régiments de cavalerie de couvrir l’arrière de la 1ère division et d’empêcher les troupes japonaises débarquées de prendre à revers l’armée. Il ne pouvait qu’espérer que cette manœuvre fonctionne le temps que de nouveaux renforts lui soient alloués.

(IMG:http://img831.imageshack.us/img831/3799/deferlmentjaponaismonde.png)
Le déferlement japonais de novembre 1850



L'homme à la tête des troupes débarquées n’était autre que le général Takagi, le héros de la guerre d’Almaty. Le 10 novembre, après que tout le matériel eut été débarqué, il mit ses troupes en marche et il comptait bien remplir les objectifs qu’on lui avait assignés.
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 28 Décembre 2012 à 17h24
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La suite! La situation se corse.



La percée japonaise



Le 10 novembre au matin, le général Takagi ordonna à ses troupes de marcher vers l’est, mais laissa une brigade d’infanterie pour défendre les collines de Kallidromo. Ses 55.000 hommes ne rencontrèrent aucune opposition pendant la journée. Cependant, le lendemain matin, son avant-garde fut attaquée par les 1ers et 2èmes régiments de cavalerie grecque. Ces derniers réussirent à acculer une partie des troupes de Takagi à la mer à force de charges. Ainsi, à 11 h l’avance japonaise était stoppée.

En début d’après-midi, alors que le premier régiment continuait d’harceler les troupes japonaises, le deuxième mettait pied à terre et organisait une ligne de défense dos aux Thermopyles conformément au plan d’Aristote. Le soir, alors que Takagi avait finalement repoussé la première brigade avec sa propre cavalerie, les grecs avaient établi leur ligne de défense. De plus, pendant la nuit, le 1er régiment vient lui aussi s’établir sur la ligne. Aristote pensait ainsi retarder la prise en tenaille de sa 1ère division le temps qu’il reçoive des troupes fraiches. Il pensait à juste titre que l’artillerie japonaise débarquée ne serait pas assez puissante pour submerger la ligne d’obus.

Mais le général grec n’était pas au fait des dernières inventions japonaises, et, parmi elles, la radio. Le matin du 12 novembre, après avoir regroupé ses troupes, Takagi passa un appel radio au commandant de la 1ère flotte japonaise afin de demander un bombardement de la nouvelle ligne grecque. Les premiers obus tombèrent loin des lignes, mais grâce à la radio, les navires japonais purent ajuster leurs tirs, jusqu’à engloutir les régiments grecs sous un déluge d’obus. Le prince Alexandre fut d’ailleurs légèrement blessé par un éclat durant les bombardements et fut évacué vers 15 h. Après cette préparation d’artillerie, Takagi lança l’assaut et les défenseurs grecs furent rapidement submergés. Sur les 20.000 hommes que comptaient les 2 régiments grecs, seuls 1.500 sortirent indemnes de ces 2 jours de combats. Le 2ème régiment avait été annihilé et la 1ère division grecque avait désormais un ennemi dans son dos. 1ère division qui avait été contrainte à reculer jusqu’au niveau du lac Trichonis devant la violence des assauts japonais.


(IMG:http://img72.imageshack.us/img72/4601/perce1.png)
Takagi se dirige vers les Thermopyles



Le 14 novembre, les troupes de Takagi engageaient l’arrière de la 1ère division grecque, qui n’avait eu que peu de temps pour se préparer à cela. Cette dernière faisait donc face à 3 divisions ennemies ainsi qu’à un bombardement d’artillerie intense sur son avant-garde ; et bientôt, ce l’arrière garde fut soumise au bombardement de la flotte japonaise. Les appels à l’aide de la 1ère division devenant très alarmants, Aristote lança la moitié de sa 2ème division contre le flanc de la 2ème japonaise. Mais, à peine l’assaut fut-il lancé qu’il fut violement refoulé par une contre-attaque japonaise. Celle-ci fut même suivie par un bombardement massif qui obligea les attaquants grecs à se replier sur la citadelle de Rhodes. La 2ème division japonaise prit ainsi possession des défenses grecques sur les collines. L’échec grec était total…

(IMG:http://img402.imageshack.us/img402/6371/perce2.png)
Fiasco de la tentative de sauvetage



Pendant la nuit, Aristote se résolut à abandonner les Thermopyles pour sauver la 1ère division grecque. Cette dernière tenait encore la rive est du lac Trichonis. Le général grec réquisitionna alors tous les bateaux civils du lac afin d’organiser le sauvetage. En parallèle, il décida de dégarnir le front de la forêt de Mycènes pour envoyer la 4ème division au nord du lac. Ces opérations durèrent toute la journée du 15 novembre. Journée pendant laquelle le terrain tenu par la 1ère grecque se réduisit de moitié. Les pertes de la division frôlaient alors les 60 %.

La nuit du 15 au 16, Aristote lança son opération de sauvetage : sa 4ème division attaqua le flanc des troupes de Takagi sans préparation d’artillerie tandis que les bateaux étaient amenés vers la rive est. Mais le général japonais eut l’intuition qu’il s’agissait d’une diversion. Par radio, il demanda à la 1ère armée d’attaquer les Thermopyles de nuit. Ainsi, le 16 novembre à 1h du matin, 40.000 japonais de la 1ère division déferlèrent par surprise sur les grecs en train d’évacuer. La violence de l’assaut fut telle que les japonais percèrent les positions grecques en 15 minutes et qu’il y eut quelques échanges de coups de feu entre les troupes japonaises du sud et celles du nord avant qu’elles se reconnaissent.


(IMG:http://img10.imageshack.us/img10/6782/perce3.png)
La nuit du 15 au 16 novembre



Les japonais se retournèrent ensuite vers le lac où les grecs plongeaient dans le lac sans attendre les bateaux. A 2h, les japonais tenaient la totalité de la partie est du lac et de nombreuses embarcations furent capturées. La poche grecque adossée à la Mer Egée résista toute la nuit, mais à 8h du matin les dernières troupes grecques se rendirent. Seuls 600 soldats avaient pu être évacués, Aristote venait de subir un troisième revers en une semaine. Il ordonna alors à la 4ème division d’arrêter son attaque et de renforcer sa position.

En prenant les Thermopyles, les japonais venaient d’enfoncer la porte de la Grèce.


Allez je me motive pour envoyer le prochain épisode avant la fin des vacances! Bonne fin d'année à tous!
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Ecrit le : Samedi 29 Décembre 2012 à 12h43
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Elle est vraiment superbe cette épopée.

À ce moment t'es vraiment en mauvaise posture, je me demande si tu t'en sors ou si ça débouche sur une défaite...
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 11 Janvier 2013 à 13h56
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Merci du compliment Brunch ! En fait si je me suis décidé à faire une épopée c'est vraiment parce que j'ai complètement perdu le contrôle de la partie, et que, du coup, la game est vraiment devenue passionnante. Une situation qui ne s'est que très rarement produite depuis que je joue à civ 2.

Bon un épisode court, pas folichon mais nécessaire pour parler de l'autre armée grecque qui végète à l'ouest.


A l’ouest, peu de nouveau



Pendant la première moitié de novembre, alors que la guerre fait rage à l’est, la 1ère armée grecque stationnée à Nottingham n’a toujours pas été engagée. Le haut commandement hellénique, aveuglé par le manque de renseignements sur l’ennemi, était devenu paranoïaque. Ainsi, il croyait que la guerre à l’est n’était qu’une infime partie du plan de la grande alliance et que l’assaut des nations continentales (Amérique, Egypte, Babylone, Inde, Allemagne et Iroquie) viendrait de l’ouest. Paradoxalement, la 1ère armée qui comprenait la moitié des soldats des forces grecques devait défendre un front montagneux dont l’accès ne pouvait se faire que par quelques cols ou par la plaine côtière, soit une longueur effective 3 fois moins grande que celle du front de l’est.

Or le haut commandement grec faisait une énorme erreur d’appréciation qui lui coûta cher : l’Angleterre, d’où aurait due provenir l’attaque alliée, avait décidé d’adopter une position de neutralité absolue. Celle-ci lui permettant de commercer avec toutes les parties et de s’enrichir de la guerre mondiale. Cette neutralité la poussait donc à refuser à toutes les parties de déplacer des troupes sur son territoire. En fait, si les grecs devaient craindre une attaque à l’ouest, ce serait plutôt sur Tyr, son allié, qui était située entre l’Inde et la Grèce.

Aussi, jusqu’à la mi-novembre, le haut commandement ne pensa jamais à déplacer des unités fraiches de l’ouest vers l’est, et de faire le chemin inverse pour les unités harassées et décimées. Un sentiment étrange prévalait donc au sein des troupes de la 1ère armée grecque, une sorte de nonchalance contrastant avec l’horreur vécue par la 2ème armée.

La situation était similaire pour les marins de la 2ème flotte située dans l’océan Boréal. Le haut commandement grec voulant pouvoir compter sur l’artillerie navale en cas d’assaut alliée via l’Angleterre, la flotte était entrée dans une torpeur dangereuse en temps de guerre. En effet, excepté durant les patrouilles de routine, les navires restaient à quai dans les ports de Sparte et Pharsalos, et les marins s’en donnaient à cœur joie, oubliant peu à peu les réflexes de combat.

Cette situation changea au lendemain de la percée japonaise aux Thermopyles. Le désastre était tel que des pans entiers du front n’étaient pas protégés par des troupes, notamment à l’est de Thessalonique. De plus, les échecs d’Aristote à contenir les assauts japonais avaient convaincu le haut commandement grec qu’on ne pouvait laisser un seul homme commander la totalité du front sud. Aussi, le ministère de la guerre décida de créer une nouvelle armée en transférant 2 divisions de la 1ère armée au front sud, et en y incorporant la 4ème division de la 2ème armée. Cette troisième armée serait alors commandée par Karanos, qui était auparavant en charge de la 1ère armée. Le groupe d’armée fut alors placé sous la responsabilité directe du nouveau ministre de la guerre, Zaïmis.


(IMG:http://img843.imageshack.us/img843/3368/alouestpeudenouveau1.png)
Position des flottes et armées de Grèce en décembre 1850 (En notant les positions des cols de la chaine des Olympes, vous comprendrez mon erreur stratégique).



Sous les ordres de Karanos, se trouvait la descendante de Moskos d’Arc, Jeanne. La descendante du héros de la guerre greco-anglaise avait le droit d’être officier grâce à un vieux décret promu par Périclès qui permettait aux descendants des héros de la guerre de servir comme officier dans l’armée. Ainsi, Jeanne d’Arc était déjà commandant à 29 ans.

Mais le gouvernement grec ne voulait pas se résoudre à transférer toutes ses forces de l’ouest vers l’est. Ainsi, il laissa la 2ème flotte dans l’océan boréal au cas où une armée ennemie passerait par le territoire anglais.

En Grèce, le dernier évènement marquant qui suivit la percée japonaise fut la demande du roi Philippe II de rapatrier son fils Alexandre jusqu’à la capitale. Le jeune prince avait été légèrement blessé au bras pendant l’attaque de Takagi et le roi craignait pour la vie de son fils. Alexandre était soigné à l’hôpital militaire de Mycènes quand la nouvelle arriva. Il essaya de protester, mais la demande du roi était sans appel. Après 3 mois et demi au front, le prince était néanmoins passé du grade de sous-lieutenant à celui de capitaine.

Du côté japonais, Sanada préparait une nouvelle offensive afin de porter un coup décisif à l’armée grecque du sud. Et il ne comptait pas attendre les renforts grecs.

La suite dans un certain temps!
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Ecrit le : Jeudi 31 Janvier 2013 à 18h41
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La suiteuh, on retrouve du sang, des larmes et de la sueur!


La bataille du lac Trichonis




Après la percée du 16 novembre, la situation de l’armée d’Aristote, sans être catastrophique, était très mauvaise. Le général Sanada en avait conscience et comptait bien exploiter son précédent succès avant que les grecs puissent se réorganiser. Son projet initial était d’encercler l’armée grecque par le nord en utilisant ses unités les plus à l’ouest, quitte à rendre une partie du terrain conquis à l’ennemi. Après encerclement, la supériorité numérique de son armée aurait raison d’un ennemi affaiblit par le manque de ravitaillement. La Grèce lui aurait ensuite ouvert les bras.

(IMG:http://img809.imageshack.us/img809/2927/lactrichonis1.png)
Le plan initial de Sanada



Mais, le Shogun exigea que le terrain conquis à l’ouest fût conservé coûte que coûte. Le général japonais dut donc revoir son plan d’action. Ne pouvant disposer des divisions près de Thessalonique il ne pouvait pas non plus transférer sans risques des troupes du désert de Suo jusqu’en Grèce. En effet, les Thermopyles étant un passage étroit et constamment bombardé par l’artillerie grecque, il était hasardeux de faire passer un grand nombre d’hommes par ici. Ces bombardements étaient d’ailleurs la plus grosse épine dans son pied. Les artilleurs grecs avaient gagné de l’expérience durant la campagne d’Almaty, et donc, l’artillerie grecque, bien que moins nombreuse que l’artillerie japonaise, était plus efficace de par sa précision. Enfin, elle était hors de portée de sa propre artillerie.

Le général savait qu’une partie de l’artillerie grecque était située de l’autre côté du lac Trichonis, dont la rive Est était peu défendue. Sanada établit alors un plan audacieux : il proposa de lancer sa 1ère division dans une attaque amphibie à l’aide des bateaux volés aux grecs afin de détruire l’artillerie ennemie. Ce projet avait l’avantage de faire abstraction des défenses ennemies et de porter un coup au cœur du dispositif grec. Mais, le trajet sur le lac serait à haut risque, car, si l’ennemi découvrait l’opération avant que les japonais aient pris pied de l’autre côté du lac, l’artillerie grecque se chargerait de transformer le lac en enfer.

Pour avoir le maximum de chances de réussite, l’attaque devait se dérouler lors d’une nuit sans lune ou avec un temps très nuageux. Une de ces conditions ne fut d’actualité que le 28 novembre, alors que les premiers éléments de la nouvelle 3ème armée grecque se mettaient déjà en place à l’ouest de Thessalonique. Sanada fit débuter l’opération par un bombardement d’artillerie sur les 3ème et 5ème divisions grecques, suivi par une attaque de ses 3ème et 4ème divisions. Aristote se doutait encore d’une manœuvre de diversion, aussi n’ordonna-t-il pas à son artillerie de répliquer aux tirs ennemis. Il demanda plutôt à sa 4ème division de se tenir prête à une attaque. A 23h, la 9ème de Takagi attaqua les positions de la 4ème grecque. Aristote, content d’avoir anticipé la manœuvre ennemie, ordonna donc à son artillerie de viser les positions de la 9ème japonaise. Mais, cette seconde attaque était aussi une diversion afin d’attirer l’attention des grecques à tous les endroits, sauf sur le lac.

(IMG:http://img839.imageshack.us/img839/9826/lactrichonis2.png)
Le début de la bataille du lac Trichonis



Ainsi, à minuit, alors que la bataille faisait rage, les premières embarcations japonaises furent mises à l’eau avec des soldats de la 1ère japonaise à leur bord. Le bruit des rames glissant sur l’eau était dissimulé par les coups de tonnerre de l’artillerie, ce qui permit aux premières compagnies japonaises d’arriver de l’autre côté du lac vers 1 h du matin sans que les grecs fussent alertés. En attendant que d’autres compagnies les rejoignent, elles commencèrent à établir une petite tête de pont en creusant des tranchées peu profondes. A 1h30 du matin, une dizaine de compagnies japonaises avaient effectuées la traversée, mais le gros des troupes restait à venir.

Mais, un vent du sud se leva au milieu de la nuit, ce qui fit dériver certains bateaux japonais vers la rive nord du lac. Les japonais qui échouaient au nord, tentèrent de rejoindre le point de ralliement en suivant les plages, mais ils furent repérés par des éléments de l’arrière garde de la 4ème division grecque et certains furent capturés. A 2h40 du matin, une patrouille envoyée par le commandant de la 4ème division grecque découvrit les bateaux japonais. Un messager partit alors au triple galop prévenir Aristote de la présence de troupes japonaises sur le lac.

Aristote, qui fut prévenu vers 3h15 du matin, ordonna à ses régiments d’artillerie de faire feu sur le lac. A ce moment, il pensait que l’objectif japonais était de prendre la 4ème division à revers. Lorsque le commandant des troupes amphibies japonaises entendit les premiers obus grecs tombant dans l’eau, il se décida à passer à l’assaut sans attendre. En une demi-heure ils franchirent la distance les séparant des positions grecques supposées. Mais les japonais jouèrent de nouveau de malchance : ce qui restait du 1er régiment de cavalerie grecque campait à côté des régiments d’artillerie. Aussi, après que les japonais aient lancé l’assaut, il ne fallut que 15 minutes au 1er régiment de cavalerie pour intervenir sur place.

L’escarmouche dura jusqu’à l’aube et mobilisa tous les servants du 1er régiment d’artillerie grec, qui durent se battre au fusil et à la baïonnette face à des japonais enragés. Mais les quelques 2000 japonais ne faisaient pas le poids face à 4000 grecs dont la moitié de vétérans du 1er de cavalerie. A l’aube, les grecs avaient repoussés les japonais sur la plage tandis que le 2ème régiment d’artillerie avait obligé les japonais à renoncer d’envoyer plus de bateaux sur le lac. Le corps expéditionnaire japonais avait néanmoins réussi à détruire ou endommager la moitié des pièces d’artillerie du 1er régiment grec.

(IMG:http://img42.imageshack.us/img42/8071/lactrichonis3.png)
L'attaque des troupes japonaises sur le camp d'artillerie grec



La bataille au sud et au nord dura encore toute la journée du 29 novembre, mais les positions grecques étaient solides et la ligne de front ne bougea guère. Aussi, Sanada ordonna la fin de l’assaut et la consolidation du peu de terrain conquis au cours de la bataille. Les pertes japonaises étaient sérieuses, la 1ère division notamment perdit un quart de ses effectifs dans la bataille. Mais, les dégâts causés à l’armée grecque empêchaient cette dernière de contre-attaquer pour exploiter leur succès tactique. De plus, les munitions commençaient à manquer des deux côtés, aussi, on s’orientait vers une période d’accalmie pendant laquelle, les 2armées se réorganiseraient. Ainsi, 15 jours après la bataille, les trous dans le front grec avaient été comblés par les éléments de la nouvelle 3ème armée. L’avancée japonaise était donc stoppée…


HRP : je tiens à insister sur le fait que tout ce RP se base sur les évènements de la partie. En lisant çà vous aurez compris quelle erreur a fait l'IA à ce moment de la partie... (En même temps, elle n'avait pratiquement que des mauvais choix à faire).
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Ecrit le : Mercredi 03 Avril 2013 à 15h25
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Petit chapitre diplomatique pour annoncer la reprise de l'épopée.


La providence aztèque



Alors que la fin de l’année 1850 s’était déroulée sans bataille importante, car les deux armées avaient besoin de reconstituer leurs stocks de munitions et de remplacer les pertes, le début de l’année 1851 s’annonçait tranquille. En effet, le désert de Suo était soumis à de fréquentes tempêtes de sables en hiver qui ne rendait pas la vie facile aux soldats japonais. De plus, pendant cette période, le Péloponnèse était l’objet de très gros orages qui limitaient l’efficacité des attaques d’infanterie et pouvaient même enrayer les armes. Enfin, la 3ème armée grecque du général Karanos était désormais opérationnelle, sécurisant désormais la totalité du front grec.

Le gouvernement grec était donc moins sous pression et pouvait désormais réfléchir à des actions à plus long terme. Outre la reprise des travaux d’extension du réseau ferré, arrêtés suite au débarquement japonais, le premier ministre Kriezis songeait à jouer la carte diplomatique pour fissurer l’union sacrée des ennemis de la Grèce. Pour cela, il comptait demander l’aide de Moctezuma II, empereur des aztèques, pour exporter la guerre à l’ouest du continent.

Des contacts préliminaires eurent lieu en Autriche et en Irlande au début de l’année 1851 afin de mettre au point un traité entre les deux grands pays. Une dernière rencontre préliminaire, avec les diplomates des deux pays, eut lieu le 20 février 1851 à Pharsalos où les deux pays se mirent d’accord sur les conditions de l’entrée en guerre des aztèques. La Grèce voulait que les aztèques s’attaquent à l’Amérique et à l’Egypte, mais les diplomates aztèques furent intransigeants sur le fait que leur pays ne pourrait supporter une guerre contre 2 grandes puissances. Aussi, l’accord ne porterait que sur une déclaration de guerre à l’Amérique.

Pour cette guerre, les aztèques demandaient un acompte de 200.000 drachmes, le versement de 15.000 drachmes par an ainsi qu’un versement annuel d’argent pur en provenance des mines de Macédoine pendant 3 ans. De plus, ils exigeaient la livraison de 20.000 fusils à répétition ainsi que de leurs plans pour pouvoir les produire à la chaine. Enfin, ils avaient besoin de temps pour préparer leur armée et ne s’engageraient que 10 mois après la signature du traité. Signature qui ne se ferait qu’après versement des drachmes et des fusils, et qui ne pouvait se faire que par des personnes au sang noble.

Afin d’accélérer la signature, le gouvernement réquisitionna des fusils initialement destinés au renforcement de vieilles unités de la 1ère armée et vida un peu plus les caisses de l’état. Pour la signature, Kriezis s’entretint avec le roi Philippe II. Mais ce dernier, toujours décidé à éloigner son fils du front, demanda à ce que ce soit Alexandre qui aille signer le traité. Après tout, son fils était lui aussi de sang noble. De son côté, le roi souhaitait rendre visite aux troupes sur le front pour leur apporter son soutien.

Ainsi, le 25 février, le prince Alexandre et sa suite embarqua pour l’Aztéquie dans un cargo chargé avec les drachmes et les armes demandées. La 2ème flotte grecque lui servit d’escorte pendant les 10 jours de la traversée, qui se fit sans encombre. Le prince et sa suite débarquèrent le 8 mars à Xochicalco où ils furent emmenés par convoi à la capitale Tenochtitlan. C’est le 10 mars qu’Alexandre fut introduit à la cour de l’empereur Moctezuma II.

(IMG:http://img687.imageshack.us/img687/3708/providenceazteque.png)
Situation mondiale et périple d'Alexandre au début de l'année 1851



L’empereur aztèque qui n’avait que 37 ans était au pouvoir depuis ses 10 ans, et, durant son règne, son empire connut une nouvelle période de prospérité. Paradoxalement, celle-ci était due à l’isolement de la Grèce lié à la prise d’Almaty, ce qui avait resserré les liens commerciaux déjà étroits entre les deux pays. L’empereur avait fait entrer son pays de plein pied dans l’ère industrielle en y faisant construire des usines et des voies ferrés et en modernisant les vieilles manufactures servant à tisser la soie. Après un siècle de retard économique et social, l’Aztéquie devenait un pays riche, et les nouvelles recettes permirent de renflouer les caisses de l’empire. Avec cette nouvelle manne, Moctezuma II entreprit la modernisation de son armée, notamment l’artillerie, dont les vieux canons furent remplacés par des pièces d’artillerie moderne en provenance de Grèce. Il avait abandonné le titre de ‘’dieu parmi les hommes’’ pour celui de ‘’père des aztèques’’. L’empereur avait même renoncé à l’habit traditionnel en plumes et cuir des empereurs aztèque pour un élégant costume en soie.

C’est dans ce costume qu’il reçut le prince Alexandre, à qui il offrit des costumes équivalents faits de la meilleure soie de l’empire. Après un banquet accompagné de danses et de chants, les deux souverains signèrent le traité de Pharsalos, qui actait une entrée en guerre de l’Aztéquie le 5 janvier 1852. Moctezuma II invita ensuite son hôte à rester quelques semaines pour visiter son empire. Offre que ne pouvait refuser Alexandre. Ces semaines, qui se transformèrent en mois, virent naitre une amitié sincère entre les deux souverains. Mais, alors que le jeune prince et son hôte festoyaient de châteaux en châteaux, la guerre reprenait ses droits au sud de la Grèce…



La suite sera plus tactique, promis!
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Loumine85  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 06 Septembre 2013 à 17h12
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Le Bleu





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Bonjour, j'ai lu attentivement votre récit et je voulais savoir dans combien de temps la suite sera mise.
Merci Loumine85
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Samedi 07 Septembre 2013 à 10h57
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Hello.

J'ai pas beaucoup de temps pour écrire en ce moment. A priori, la suite n'arrivera pas avant novembre.
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