Civfr.com : Civilization - Ligue Francophone Civfr.com Classement forums de discussion Inscription R?gles de la ligueQuestions les plus fr?quemment pos?es Skin num?ro 2 Civfr.com Questions les plus fr?quemment pos?es Outils du site
Dernier shout - Écrit par colonel81 - Vendredi, 10 Novembre 2017 09:41 - [Le style SMS est interdit dans la shoutbox]
No spoil mais Ophir n'est pas en première place du GOTM d'octobre
  Civfr.com -> Petit prince deviendra empereur
m?moriser la page dans un cookie


Pages : (3) 1 [2] 3   ( Aller vers premier message non lu ) Reply to this topicStart new topicStart Poll

> Petit prince deviendra empereur, deuxième partie
Malastar  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 09 Mars 2012 à 14h06
Quote Post


L'Astucieux



*****

Groupe : Membres
Messages : 219
Membre n° : 3 660
Inscrit le : 21 Janvier 2006






Encore bravo pour ton épopée !! Il en faut du courage pour faire ces cartes :bravo1:

Pour ce qui est de l'histoire, on voit que tu fais le ménage, il faut, car au sud y a du lourd !
Tu es en retatd technologique à ce que j'ai pu comprendre ? Tu te focalises sur quelle partie de l'arbre techno ?

Enfin je constate avec envie que dans ta partie l'IA a pas mal de ville cotière et des unités navales (japon en l'occurence). C'est bien.

Dans une de mes parties l'IA ne faisait pas de navires quasiment, toute ma flotte était égale à 10X le cumul des autres... :arg:
Pas plaisant pour jouer
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 09 Mars 2012 à 15h04
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



:applau2: je l'avais pas vu venir le coups des 101 d'almaty :P

Quand à Malastar, ton intervention me permet de faire une réponse hors RP qui va alimenter le sujet en cette période creuse en épisode, sans dévoiler la suite!!!

D'abord, attaquer Almaty n'était pas une question de faire le ménage ou non, mais surtout un moyen d'acquérir du charbon facilement (en fait dans le RP j'essaye de transcrire mes actes/réflexions).

A ce moment du jeu j'ai un retard technologique sur toutes les grandes nations que sont : Egypte, Babylone, Japon, Amérique. Concrètement, je devais être à quelques tours des infanteries, je n'avais pas encore découvert le pétrole et je ne devais pas avoir les chemins de fer (contrairement à ce que je dis dans le RP). De leur côté, les plus développés scientifiquement découvraient les chars. Les moins développés découvraient tout juste le fusil.

A cette époque je suis 5ème en points (avec un gros gap entre le 4ème et moi).
Je suis loin d'avoir une armée importante (seuls les iroquois, les anglais et peut être les indiens devaient être moins puissants que moi), par contre j'ai une industrie en pleine croissance et une économie relativement bonne (entre +10 et +20/ tour hors âge d'or).

Ensuite, c'est pas que le Japon avait plein d'unité navale, c'est surtout qu'il avait des destroyers (à l'époque de la partie il fallait découvrir combustion pour avoir les destroyers), alors que je n'avais que quelques cuirassés à vapeur. Et tous les joueurs de civ (du 4 comme du 5) savent le gap qu'il y a entre vapeur et destroyers!

Après, je suis d'accord avec ton constat: dans de nombreuses parties, l'IA n'investit pas dans une marine forte alors qu'elle est d'une importance vitale!
PMEmail Poster
Top
Malastar  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 09 Mars 2012 à 15h44
Quote Post


L'Astucieux



*****

Groupe : Membres
Messages : 219
Membre n° : 3 660
Inscrit le : 21 Janvier 2006






D'accord avec toi sur le vapeur, souvent inutile d'en produire, sauf si l'on veut vraiment préparer une flotte de cuirassée à l'avance.

T'armer de canons anti char va peut etre etre utile :doute:

Du charbon te sera utile à coup sur ! Après la question, vu qu'il n'y a plus de terres dispo c'est attaquer une autre cité état, au risque de se retrouver déborder.
Ou alors préparer se préparer à une grosse guerre. Réduire le Japon, s'il n'est pas trop puissant, peut se réléver interessant, son territoire n'a que toi comme frontière.

La suite au prochain épisode je présume...

Au fait, depuis combien de temps as tu finis ta partie ?
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 02 Avril 2012 à 20h47
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Et encore une fois je butte sur les cartes. La prochaine devrait arriver plus vite : yaura pas de cartes :P

Cet épisode est censé être crucial car il marque le tournant dans la partie. Un tournant brusque que vous pourrez constater par la suite. Je sais pas si j'ai bien réussi cet épisode, mais j'ai essayé au mieux de retranscrire l'évènement qui pourrait expliquer la suite de la partie.


Le massacre d’Almaty




1er juin 1840, 3ème semaine de siège d’Almaty. Tout le territoire almatien était désormais sous le contrôle des grecs excepté la capitale. Le tyran, qui y est retranché avec le reste de sa division d’infanterie et un régiment d’artillerie, oppose une résistance acharnée. Afin d’épargner au maximum les civils et les installations portuaires, Aristote n’avait utilisé l’artillerie que pour abattre les remparts et les fortins entourant la ville. Mais le siège s’était mué en une bataille urbaine sanglante où il fallait se battre pour chaque quartier. Ainsi, il fallut trois semaines aux grecs pour atteindre le second rempart, encerclant la ville en elle-même. Cependant, des poches de résistances subsistaient dans les faubourgs.

La flotte grecque était toujours au mouillage à Mycènes pour faire face à une éventuelle réaction japonaise qui tardait à venir. De ce fait, le blocus d’Almaty n’était pas complet, et le tyran ravitaillait ses troupes et sa population grâce à l’aide japonaise. La population prenait d’ailleurs une part non négligeable dans la lutte contre l’envahisseur. Aussi, Aristote avait-il décidé d’arrêter l’avance en attendant des renforts. Le corps d’armée C devait être de retour à la mi-juin et ce temps d’attente pouvait être mis à profit afin de renforcer les quartiers déjà conquis. Quant au roi Agamemnon, il fulminait de voir son armée tenue en échec par un pays négligeable. Il était rentré à Athènes en attendant la nouvelle attaque.

Aristote fixa la date de l’assaut au 21 juin, l’objectif principal à atteindre était la butte Gora afin d’avoir un bon point d’observation pour l’assaut final. L’effort principal serait donc donné sur les avenues d’Abay et d’Astana, tandis que des attaques mineures seraient envoyées sur les autres avenues. Le général grec ne voulait pas de bombardements avant l’assaut de peur de blesser des civils ; il comptait sur la supériorité numérique de ses troupes pour l’emporter. Les quelques jours avant l’assaut, des sorties ennemies visèrent à désenclaver les troupes encore présentes dans les faubourgs. Même si certaines de ces tentatives furent couronnées de succès, Aristote ne s’en émut point et était très confiant en ses chances de victoire. Il invita même le roi pour suivre l’assaut depuis son QG. Ainsi, Agamemnon arriva la veille pour observer le déroulement de la bataille.

(IMG:http://img801.imageshack.us/img801/1033/almatymassacre1.png)
La ville avant l'assaut



10 minutes avant l’assaut, le 21 juin, les soldats grecs se pressaient derrière leurs abris de fortune. Le moral était bon, ils allaient bientôt pouvoir profiter de leurs permissions et étaient donc prêts à en découdre. Puis, le coup de sifflet tant attendu sonna à leurs oreilles, et se fut une déferlante grecque qui s’engouffra dans la ville d’Almaty. Les grecs criaient tandis qu’ils couraient dans les rues, une puis deux minutes s’écoulèrent sans qu’aucun coup de feu fusse tiré. L’ennemi était-il tétanisé devant la furia grecque ? Du cœur de la ville, le silence faisait écho aux clameurs grecques. Enfin, la première ligne de barricade fut atteinte, derrière, il n’y avait pas d’ennemis mais une autre ligne de barricades à plusieurs dizaines de mètres. Les grecs s’élancèrent vers ce nouvel objectif, et alors que les premiers allaient atteindre ces lignes, l’enfer s’abattit sur la ville.

Les grecs ignoraient alors que le 10 juin, un corps expéditionnaire japonais de 5000 hommes débarqua à Almaty et prit les couleurs du Tyran. Le jeune capitaine Takagi, 28 ans, était aux commandes de cette troupe et fut l’artisan de la réorganisation de la défense almatienne. Il fit monter des successions de barricades sur tous les axes principaux. Les toutes premières mitrailleuses furent d’ailleurs incorporées au dispositif japonais. Les immeubles à proximité des barricades furent garnis de troupes, tandis que les ruelles furent délibérément désencombrées. Le régiment d’artillerie almatien fut regroupé et placé sur la butte Gora qui dominait le port. Ce fut lui qui entreprit les quelques sorties pour désenclaver les soldats almatiens encore dans les faubourgs. Il réussit ainsi à sortir plusieurs centaines d’hommes qui vinrent s’ajouter aux défenseurs de la ville. Enfin, il regroupa la plupart des civils qui ne voulaient/pouvaient pas combattre dans le port afin qu’ils ne gênassent pas les combats, la plupart d’entre eux purent se réfugier dans des hangars aménagés.

Des hommes tiraient de tous les bâtiments et de toutes les barricades. Les mitrailleuses japonaises décimèrent les hommes à bout portant et l’artillerie almatienne déchaina sa fureur sur les faubourgs, là où se situaient les réserves grecques. En quelques minutes, les premières vagues d’assaut grecques furent refoulées derrière la première ligne de barricades. Les soldats qui choisissaient de s’abriter dans les ruelles étaient accueillis par un feu encore plus nourri qui dissuada bientôt les grecs de s’y aventurer. Les généraux de brigades envoyèrent des vagues d’hommes pour prendre cette fichue ligne, mais aucun grec ne parvint vivant à toucher ces barricades. Ce manège dura toute la matinée, de sorte qu’à midi des compagnies grecques entières furent anéanties et que des portions de rues étaient entièrement couvertes de morts et de blessés.

Aristote profita alors d’une petite trêve pour tenter de changer de stratégie : il ordonna qu’on s’attaque désormais aux bâtiments alentours pour disposer de points d’attaque contre les lignes ennemies. L’assaut reprit donc vers 13h, les grecs furent d’abord refoulés des bâtiments, mais très vite, le nombre eu l’avantage et ils purent commencer à attaquer les ennemis retranchés derrière. Ainsi vers 14h, les premiers bâtiments furent nettoyés, et un nouvel assaut massif se préparait au nord de l’avenue Abay. La nouvelle vague s’élança et pour la première fois des grecs atteignirent la ligne ennemie, mais ceux-là furent vite abattus une fois derrière la ligne. La deuxième et la troisième vagues s’échouèrent elles aussi sur la digue ennemie, mais la quatrième commença à déborder l’ennemi et la cinquième enfonça le clou. Dans la rue, l’ennemi n’eut d’autres choix que de battre en retraite vers une autre barricade, les soldats grecs sur les talons.

(IMG:http://img851.imageshack.us/img851/817/almatymassacre2.png)
Première journée de combats



C’est alors que Takagi entra clairement en scène. Il avait disposé sa brigade en réserve au croisement des avenues Abay et Dostyk. Lorsque les grecs commencèrent à déborder les défenses almatiennes, il mena une violente contre-attaque avec sa brigade de sorte que les grecs furent refoulés derrière la deuxième barricade où ils furent tenus en respect le temps que les défenseurs se soient remis en place. Takagi dut mener trois autres contre-attaques durant le reste de l’après-midi : à chaque fois, les fusils à répétition japonais leur donnaient la victoire, de sorte qu’à la fin de la soirée, seule la deuxième barricade de l’avenue Kubylaï était aux mains des grecs. La journée était un échec cuisant pour Aristote, les deux divisions engagées comptaient plus de 50 % de pertes soit près de 6000 hommes, morts ou blessés. Et encore, les pertes auraient été beaucoup plus lourdes si les mitrailleuses japonaises ne s’enrayaient pas si souvent. Ainsi, la nuit fut le lieu d'un concert de cris des blessés de chaque camp.

Le 22, il ne s’encombra pas d’une diversion et lança un assaut total sur toutes les positions ennemies, espérant submerger les défenses. Ce fut une autre journée ou contre-attaques japonaises succédèrent aux vagues d’assaut grecques. La progression grecque fut rendue d’autant plus pénible que les défenseurs avaient condamnées certaines entrées des bâtiments, empêchant un nettoyage systématique. Néanmoins, à la fin de l’après-midi, les grecs réussirent à atteindre en plusieurs endroits la quatrième ligne de barricades, celle qui barrait l’accès aux premiers grands carrefours. Cependant ces carrefours permettaient une plus grande concentration de troupes, rendant la prise des barricades beaucoup plus ardue. Le soir du 22, Agamemnon signifia clairement son mécontentement à Aristote, les grecs ne disposaient plus que d’une division fraiche et ils ne pourraient se permettre qu’une journée de combats supplémentaire. De plus, le moral des troupes étaient en chute libre.

(IMG:http://img19.imageshack.us/img19/3408/almatymassacre3.png)
Deuxième journée de combats



Bien que les pertes almatiennes fussent elles aussi très lourdes, Takagi se doutait bien du désarroi des grecs. Sa brigade avait subie 20% de pertes en deux jours, mais le moral était bon, il alla donc trouver le tyran pour lui exposer un plan qui leur permettrait d’obtenir une victoire décisive. Aux premiers mouvements grecs du 23, il mènerait sa brigade attaquer l’avenue d’Astana afin d’atteindre les faubourgs et attaquer l’aile grecque. En faisant cela, il espérait briser l’assaut grec ce qui permettrait aux almatiens de faire une sortie générale pour repousser les grecs du cœur de la ville. Impressionné par les ambitions du jeune officier, le tyran lui donna carte blanche.

(IMG:http://img846.imageshack.us/img846/7800/almatymassacre4.png)
Dernière journée de combats



Le 23 au matin, Aristote reporta son attention sur le nord de l’avenue Abay. Les défenseurs de cette partie de la ville, épuisés, finirent par lâcher le premier carrefour important vers 9h30. Et, alors qu’Aristote apprenait que ses troupes commençaient enfin à gravir la butte Gora, un autre message lui apprit que les défenseurs avaient repoussés ses troupes au nord de la rue d’Astana et qu’ils s’engageaient maintenant sur le boulevard Abylai Kahn. Devant la menace qui portait sur l’aile et les arrières de ses troupes, Aristote se résolut à ordonner à ses troupes de se retirer de l’avenue Abay.

Alors que les grecs faisaient demi-tour au nord, le tyran ordonna à ses troupes de faire une sortie générale. Les grecs, loin de s’y attendre furent surpris et furent refoulés hors du cœur de la ville sans grande résistance. Aristote put néanmoins sauver les faubourgs en engageant ses dernières réserves. A la fin du 23 juin, la situation était identique à celle du 20 au soir, à quelques morts près… Furieux, Agamemnon démit Aristote de ses fonctions et prit lui-même le commandement. Comment ces quelques milliers d’hommes pouvaient tenir tête à SON armée ? Il était bien décidé à régler le problème de manière radicale.

Il ordonna donc que toute l’artillerie disponible soit mise au service du siège et que les divisions soient reconstituées. Cela prit plus d’un mois, ce qui permit aux almatiens de rétablir les défenses du cœur de la ville et de se faire ravitailler par les japonais. Devant l’inaction ennemie, le tyran et Takagi quittèrent la ville pendant la nuit du 15 juillet dans une petite embarcation nippone. Leur but était de rencontrer le Shogun et de le convaincre d’intervenir plus activement. Ils ne savaient pas que le ravitaillement nocturne était désormais connu du roi grec. Celui-ci décida d’y mettre fin en faisant enfin intervenir la flotte stationnée à Mycènes. Le 17 juillet, Almaty était désormais sous blocus.

Le 25, alors que Takagi et le tyran débarquaient à Nara, Agamemnon ordonne le pilonnage continu du cœur d’Almaty par l’artillerie et la marine. Pendant 3 jours et 3 nuits, la ville sera la proie des obus et des flammes au mépris de la vie des civils. Ces bombardements feront des milliers de morts parmi les combattants et la population. Enfin, le 28 au matin, les canons se turent et un nouvel assaut grec fut lancé. Les soldats ne rencontrèrent presque aucune résistance, le principal obstacle était les rues jonchées de débris et de corps en décomposition.

Lorsque les grecs atteignirent le port, certains s’arrêtèrent de stupeur devant la vision apocalyptique qui s’offrait à eux. Ici des décombres, là une rue éventrée et partout des gens abrutis par les bombardements erraient parmi les ruines. Chaque quartier avait son lot de corps déchiquetés, de bébés hurlant et d'enfants pleurant sur le corps de leurs parents morts. En cet instant, les soldats oublièrent leur haine et commencèrent à s’occuper de leurs anciens ennemis. La plupart des premiers arrivés sur ces lieux quitteraient l’armée peu de temps après, à jamais marqués par l’horreur de ce siège. Car la prise d’Almaty n’avait pu se faire qu'au prix d'un massacre.

Au Japon, la nouvelle arriva quelques jours après le refus du Shogun d’aider plus activement Almaty. Les quelques rescapés japonais de l’attaque racontèrent l’horreur des bombardements. Horreur qui parvint aux oreilles du Shogun qui envoya un officiel sur place avec les moyens de transports les plus rapides dont disposait le Japon. 10 jours après le massacre, alors qu’Agamemnon paradait avec son armée à Athènes, l’officiel japonais fut frappé par l’état de ruine d’Almaty et par les piles de cadavres non enterrés. De son bref séjour, il allait rapporter quelques photos prises à l’aide des premiers appareils développés au Japon. Des photos qui allaient faire le tour du monde…


Bravo pour ceux qui ont subi çà jusqu'au bout! Et à très bientôt pour le prochain épisode (dont je n'annonce pas le titre pour garder le suspens ^^)
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 26 Avril 2012 à 20h25
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Bon vous allez vite remarquer que mon talent d'écrivain est très limité voire inexistant! Quoi qu'il en soit cet épisode marque en quelque sorte la fin du tournant de la partie. Et finalement j'ai fait une carte ^^


Déchéance



25 août 1840, Kyoto, toute la cour impériale est en émoi après la vision des photos des rues d'Almaty. Le Shogun Sanada lui-même ne peut cacher son dégout, cependant, c'est la culpabilité qui dominait cet instant. Culpabilité de ne pas avoir évité ce massacre en venant en aide à cette nation amie. Le tyran était dans l'assistance et il laissa échapper un gémissement lorsqu'il étudia les photos. Une fois cette séance de torture achevée, il jeta les photos à terre et cria à l'adresse du Shogun:

« Vous avez votre part de responsabilité dans ceci ! Vous avez laissé mon peuple se faire massacrer comme des chiens sans lever le petit doigt ! Vous, vous… »
Ne trouvant plus le moyen d’exprimer sa colère, il quitta la salle en courant. Sanada se sentait responsable oui, et il était bien décidé à se racheter partiellement. Il s’adressa directement à son responsable des affaires internationales :

« Je veux convoquer un concile des nations au plus vite, faites le nécessaire. Le monde doit savoir de quoi sont capables ces barbares grecs ! »

Le dernier concile des nations dataient de 1703 après l’annexion de l’Ecosse par les Aztèques, ce qui leur avait valu une dénonciation quasi-unanime et un bannissement du concile. Ainsi, excepté le roi aztèque, tous les grands dirigeants du monde reçurent une demande de la tenue d’un concile par les japonais. Aucune précision n’était donnée quant aux motifs, si ce n’est que la situation était urgente. Les dirigeants tombèrent d’accord sur la date du 4 novembre, et sur le palais de Babylone comme lieu de réunion, sa position centrale en faisant le candidat parfait.

Et donc, le 3 novembre, les grands dirigeants du monde arrivèrent avec leur délégation dans la capitale babylonienne. Agamemnon fut même un des premiers arrivés, ce qui lui permit de visiter l’écrin de la puissance babylonienne. Le soir, il se permit même quelques excès de vins de Mésopotamie.
Le lendemain, c’est d’humeur joyeuse qu’il entrait dans la grande salle du concile. Il ne s’inquiéta pas du fait que tous les autres dirigeants étaient déjà présents et d’humeurs sombres. Une fois le monarque grec assit, Nabuchodonosor 1er s’adressa à lui :

« Roi Agamemnon, le Shogun Sanada a tenu à ce que nous commencions la réunion sans vous afin de nous présenter des faits accablants. Il semblerait en effet que vous vous soyez livré à un véritable massacre de la population civile d’Almaty…
- Mensonges, s’emporte alors le roi grec, ceci est encore une manœuvre des perfides japonais pour entacher l’honneur de la Grèce !
- Alors comment expliquez-vous ceci ? »
L’empereur babylonien fait passer les photos à Agamemnon qui les observe un moment avant de les rejeter sur la table.
« Qu’est-ce que cette sorcellerie ?
- Sachez, monsieur que ce sont des photographies, lui répondit le pharaon Sekhemib. Elles sont une représentation fidèle de la réalité, couleurs exceptés et elles commencent à se populariser dans nos pays évolués. Et ce n’est pas de la sorcellerie mais de la science !
- Balivernes ! C’est ce bouffon de Shogun qui vous a tourné la tête, vous savez pourtant bien qu’il cherche ma perte.
- Il n’empêche que le Shogun a apporté des preuves irréfutables et que vous n’avez pas…
- J’ai bien compris que vous cherchiez à mettre mon royaume à genou. Mais sachez que la Grèce ne plie pas devant les vautours ! » Sur ces paroles, Agamemnon laissa les chefs d’états à leur indignation, non sans avoir fait un ultime outrage en claquant la porte derrière lui.

Le Shogun proposa alors une dénonciation commune de la Grèce et de son monarque pour crimes de guerre et insultes à chefs d’états, proposition soutenue par l’empereur babylonien. A l’exception du roi Georges III d’Angleterre, la condamnation fut unanime, même les anciens amis de la Grèce comme l’Amérique et l’Iroquie. La dénonciation ne semblant pas suffisante, ils discutèrent d’un embargo commercial sur tous les produits grecs, du même type que celui qui frappait les aztèques. Ainsi, alors qu’Agamemnon quittait Babylone avec sa suite, le destin de la Grèce n’était plus entre ses mains.

Un mois après le retour du roi à Athènes, les premiers ambassadeurs étrangers commencèrent à plier bagages. Pendant cette même période, les suédois, ravis d’avoir été débarrassés de leurs rivaux almatiens, vinrent signifier leur allégeance à la Grèce en amenant dans leurs bagages les fabuleuses teintures suédoises. Mais cette embellie diplomatique fut de courte durée car les traités commerciaux avec les autres pays commencèrent à être révoqués. Il fallut deux ans pour que l’embargo soit total, de sorte qu’en 1842, seuls deux grands pays acceptaient encore de commercer avec la Grèce : le royaume Aztèque et l’Angleterre. Cette dernière avait d’ailleurs finement joué : elle était la dernière à commercer avec les deux nations bannies du monde ‘’civilisé’’, et elle ne se privait pas de vendre à prix fort aux autres nations ce qu’elle achetait au prix faible aux grecs et aux aztèques.


(IMG:http://img834.imageshack.us/img834/1176/dchance.png)
Le monde en 1842



Cet embargo fut un désastre pour la Grèce, ce pays qui avait construit sa force économique sur les exportations, notamment de produits baleiniers. Pour la première fois de son histoire, le pays fut frappé par un fort chômage, les marines marchande et baleinière furent frappées de plein fouet, les caisses de l’état se vidaient et la gestion d’Agamemnon s’avérait désastreuse. Le parlement essayait tout de même de sauver les meubles, mais ses prérogatives étaient limitées. Pour couronner le tout, la révolte grondait dans toutes les cités portuaires du royaume.

Mais, le 20 septembre 1845, la Grèce prit un autre tournant : les députés du parlement acquirent Aristote et l’armée à leur cause et ils déposèrent le roi. Philippe II, le frère d’Agamemnon, fut mis sur le trône, mais on l’obligea avant à signer une nouvelle constitution qui donnait tous les pouvoirs au parlement et qui instaurait le suffrage universel. En quelques années, le nouveau gouvernement rétablit la situation en favorisant une économie basée sur la production industrielle. La conquête du charbon almatien avait permis à la Grèce de devenir la plus productrice des nations. Cette production était surtout destinée à la demande intérieure et notamment à la production des nouveaux fusils à répétition pour l’armée.

De plus, des accords très étroits de coopération scientifiques furent signés avec les aztèques ce qui renforça un peu plus les liens entre les deux pays et qui allait leur permettre de rattraper un peu leur retard technologique sur les grandes nations. Mais cette nouvelle économie ne permettait pas de remplir les caisses comme dans le passé, et surtout, elle n’était pas autant pourvoyeuse d’emploi, de sorte que le mécontentement restait important en Grèce.

Le redressement de la Grèce exaspérait le Shogun qui avait espéré l’implosion de son voisin. D’autant que la caste militaire le pressait de plus en plus de venger l’affront que la Grèce leur avait fait en conquérant Almaty. L’étoile montante de cette caste était un homme beaucoup plus virulent que les autres, un certain Tokugawa. Et alors que ce dernier gagnait en influence, le jeune fils de Philippe II entrait à l’académie militaire de Sparte avec Aristote pour tuteur. Son nom, Alexandre…

PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 26 Avril 2012 à 20h37
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Petites précisions sur ces derniers épisodes.

Vous aurez compris que j'ai été dénoncé publiquement par la quasi-totalité des dirigeants. Cette partie a été commencée en décembre 2010 a un moment ou le jeu n'était encore que l'ombre de ce qu'il est actuellement.
A cette époque, lorsqu'on faisait une dénonciation, elle était DEFINITIVE! Donc, jusqu'à la fin de la partie j'étais condamné à ne plus faire d'échanges avec les autres nations (sauf les aztèques-anglais) et çà, çà a grandement plombé mon bonheur au fur et à mesure que les accords se finissaient.

Vous me direz : "les ressources de bonheur çà se prend". Oui mais quand je joue contre l'IA, j'aime essayer de monter une civilisation cohérente qui est pas forcément axé uniquement sur le militaire. En plus c'était une de mes premières parties et j'évaluais encore mal la force stratégique de l'IA. Du coup je me réferais encore à la bonne vieille puissance militaire de BtS qui était un indicateur plutôt fiable de la puissance d'une nation.

Et là j'étais loin d'être premier en puissance!
PMEmail Poster
Top
miloutaire  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 29 Juin 2012 à 18h57
Quote Post


Le Fort



****

Groupe : Membres
Messages : 128
Membre n° : 12 658
Inscrit le : 28 Juin 2012


Pratique : Pbem Civ5



Bonjour la suite est t elle prévue car je trouve cette épopée intéressante
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 23 Juillet 2012 à 14h08
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Je sens que je vais avoir des posts du genre :"ah bon elle continuait cette épopée" ou "il était pas mort lui", mais tant pis, voici LA SUITE (çà a été dur :P)!


Colosse, pétrole et coup d’état



Dans ce contexte extrêmement tendu entre la Grèce et le Japon, la première démarra de grands travaux défensifs à la frontière. Celle-ci, située entre le désert de Suo et les plaines mycéniennes, est d’une longueur de 450 km et en grande partie bordée de forêts et de reliefs volcaniques. Cependant, la partie ouest de la frontière donnait sur une longue plaine étroite lovée entre la Mer Egée d’un côté et les volcans rhodiens et le lac Trichonis de l’autre. Cette plaine portait le nom de Thermopyles.

Ainsi, le côté grec de la frontière se prêtait très bien à la défense, et la clé du dispositif était le ‘’colosse de Rhodes’’ le plus gros volcan de la chaine rhodienne. Le gouvernement grec ordonna le renforcement et la réhabilitation de la vieille forteresse située sur le flanc sud du volcan. Ce dernier fut garni de nombreux bunker tandis que le cratère du volcan vit la construction de bâtiments pouvant accueillir une division d’infanterie ainsi que de quelques positions d’artilleries. A cela il fallait ajouter les défenses ‘’naturelles’’ du volcan, les pentes sud et ouest étaient relativement abruptes et dépourvues d’arbres, ce qui compliquerait la tâche des éventuelles attaques japonaises.

Dans la forêt de Mycènes, près de la frontière, les grecs mirent en place plusieurs lignes de défenses constituées de tranchées, de blockhaus et de barbelés. Plus en retrait furent établis les positions qui accueilleront la majorité de l’artillerie grecque. Enfin, ils bâtirent, au cœur de la forêt, un complexe de bâtiments qui servira de quartier général pour la deuxième armée en cas d’attaque. C’est dans cette forêt que la majorité de la 2ème armée devra être déployée en cas de guerre.

Quant aux Thermopyles, elles pouvaient n’être défendues que par une division qui bénéficiera d’un système de tranchées et de l’appui de l’artillerie du colosse de Rhodes.

Ces ouvrages dont le premier but était dissuasif furent considérés comme une provocation de la part des japonais. Tokugawa et la caste des militaires pressèrent le Shogun de déclarer la guerre à la Grèce avant l’achèvement de ces travaux. Mais, ce dernier préférait obtenir l’aval de ses alliés avant d’entrer en guerre. Il se lança donc dans de lentes tractations qui ne faisaient qu’exaspérer un peu plus Tokugawa.


(IMG:http://img694.imageshack.us/img694/962/localisationforcesgrecq.png)
Localisation des armées et des flottes grecques



Début 1847, les grecs firent la découverte d’une nouvelle forme d’énergie, bien plus intéressante que le charbon : le pétrole. Déjà connue des nations avancées, cette ressource était d’une importance stratégique pour le développement de nouvelles formes de transports. Les japonais, les égyptiens et les babyloniens possédaient déjà des navires marchant au pétrole, les destroyers, et certaines rumeurs couraient sur l’invention babylonienne d’un véhicule terrestre marchant au pétrole. Les grecs se lancèrent donc dans la prospection pétrolière qui leur permit de découvrir, fin 1847, un petit gisement pétrolier au cœur de la jungle près d’Ephèse. Celui-ci fut réquisitionné pour un usage militaire afin de mettre au point des destroyers.

En 1848, les prospections continuèrent pour trouver un plus gros gisement, mais le seul autre endroit propice à une exploitation était situé dans les Thermopyles. Tout semblait indiquer un gisement énorme, mais les grecs n’en sortirent quasiment rien. Les géologues en conclurent que la majeure partie du gisement était située du côté japonais de la frontière. Les japonais n’avaient jamais prospecté le désert de Suo dans la mesure où les champs pétroliers du sud du Japon leur apportaient déjà une quantité importante de pétrole. Mais lorsque les espions japonais apprirent la nouvelle au Shogun, celui-ci ordonna la prospection du district de Suo. En février 1849, le rapport des géologues bouleversa la cour japonaise, les réserves du désert de Suo étaient au moins 5 fois plus importantes que toutes les réserves de pétrole découvertes jusque-là dans le monde. Le Japon était prêt à s’envoler économiquement et scientifiquement avec toute cette matière première enfouie dans son sous-sol.

Alors que l’enthousiasme régnait dans la sphère politique japonaise, la caste militaire voyait une grosse ombre au tableau : ce gisement incroyable était bien trop proche des ennemis grecs. De plus, les grecs venaient de compléter leurs travaux défensifs alors que le Shogun tergiversait toujours quant aux mesures à prendre. Décidant de remettre le pays du soleil levant sur le droit chemin, Tokugawa fit un coup d’état le 3 mai 1849 et se proclama empereur du Japon.
En plus de donner les postes clés de l’état à des militaires, il entreprit de militariser le désert de Suo. Ainsi, dès l’été 1849, les grecs purent observer des manœuvres japonaises près de la frontière. Cette militarisation forcée accéléra l’industrialisation du pays et propulsa l’armée japonaise à la première place mondiale en termes d’hommes. Elle eut cependant des conséquences économiques néfastes.

En mars 1850, Tokugawa réunit ses plus proches alliés dans le plus grand secret à Kyoto afin de leur annoncer ses plans. 2 mois après cette réunion toute la première armée japonaise était réunie dans le sud du désert de Suo, soit 10 divisions d’infanterie, 6 régiments de cavalerie et 5 régiments d’artillerie. Devant cette démonstration de puissance militaire, les grecs mirent leur système défensif en alerte rouge et dégarnirent la frontière ouest (tenue par la première armée) pour renforcer celle du sud. 5 divisions d’infanterie, 2 régiments de cavalerie et 2 régiments d’artillerie furent assignés à la défense de la ligne Rhodienne.

(IMG:http://img43.imageshack.us/img43/3161/citadellederhodes.png)
Situation à la frontière greco-japonaise à l'été 1850.



Le conflit étant imminent, tous les jeunes officiers furent mobilisés et notamment le sous-lieutenant Alexandre, fils du roi Philippe II.


Prochain épisode : "Une énorme surprise"
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 23 Juillet 2012 à 14h28
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Petite parenthèse HRP:

A ce moment de la partie j'étais plutôt à la dèche en bonheur et toujours en retard au niveau technologique. Je sentais vraiment venir une attaque du Japon et c'est pourquoi j'ai vraiment renforcé ma frontière avec ce pays : j'ai vraiment posé un fort (et pas une citadelle) sur la seule colline du coin. Vu l'étroitesse de cette partie de la pangée, je me suis dit que je pourrai gérer, même devant la première armée du monde.

Du fait des tensions avec le Japon, j'ai aussi largement favorisé ma deuxième armée au détriment de la première qui restait composée de fusillers et de canons.

De plus, j'étais content de mes frontières à ce moment : à l'ouest la grosse chaine de montagne me protégeait bien, au sud 2 cités états faisaient tampons et ma ligne de défense face au Japon était satisfaisante; le reste étant des côtes.

J'étais 5ème nation scientifique, 6ème militaire, 3ème industrielle et 1ère culturelle.


Avec ces quelques paramètres voici une ptite question pour patienter avant le prochain épisode et discuter:
Comment envahiriez vous mon territoire si vous étiez le Japon?
PMEmail Poster
Top
Brunch  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 23 Juillet 2012 à 16h19
Quote Post


Le Fort



****

Groupe : Membres
Messages : 156
Membre n° : 6 876
Inscrit le : 21 Janvier 2007


Pratique : Pbem Civ5



En libérant Almaty par les côtes. Deux conséquences à cela : te priver de charbon et rendre obsolètes tes usines :ruse: Puis cela t'obligerais à dégarnir ta frontière sud facilitant l'accès aux troupes terrestres.
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 23 Juillet 2012 à 16h27
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Je précise que c'était avant G&K et que la flotte japonaise dans l'océan Pyrhéen n'était que légèrement supérieure à la mienne.
PMEmail Poster
Top
Brunch  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 23 Juillet 2012 à 16h35
Quote Post


Le Fort



****

Groupe : Membres
Messages : 156
Membre n° : 6 876
Inscrit le : 21 Janvier 2007


Pratique : Pbem Civ5



C'est vrai, mais si je suis le Japon, je ne suis pas une IA.
PMEmail Poster
Top
miloutaire  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 30 Juillet 2012 à 9h54
Quote Post


Le Fort



****

Groupe : Membres
Messages : 128
Membre n° : 12 658
Inscrit le : 28 Juin 2012


Pratique : Pbem Civ5



si je suis le japon j'attends d'avoir les avions puis je bombarde les défenses grecs avant d'envoyée les unités terrestre
PMEmail Poster
Top
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 17 Septembre 2012 à 10h53
Quote Post


Coeur de Lion



******

Groupe : Membres
Messages : 411
Membre n° : 9 742
Inscrit le : 27 Juin 2008


Pratique : Multi Civ5



Bon je n'arrive vraiment pas à tenir un rythme d'un épisode par mois et je m'en excuse.
Néanmoins, voici l'épisode qui va vous permettre de comprendre pourquoi je me suis lancé dans une épopée. Bonne lecture aux courageux.


Une surprise de taille........mondiale




Lorsqu’un navire civil japonais arriva à Athènes le 6 août 1850, le gouvernement grec se doutait de ce qui allait suivre. Un messager fut donc envoyé jusqu’à l’état-major de la seconde armée pour prévenir que la guerre était imminente. L’officiel japonais fut reçu dans l’après-midi, il portait un message de l’empereur Tokugawa signifiant la déclaration de guerre de son pays à la Grèce avec effet immédiat.

Et en effet, avant même que le messager grec atteigne la deuxième armée, l’artillerie japonaise était entrée en action, s’attaquant essentiellement aux positions des 1ère et 5ème divisions d’infanterie grecques. L’artillerie grecque répliqua, mais à part les quelques pièces présentes dans le colosse de Rhodes, elles ne pouvaient atteindre l’artillerie japonaise. Ce duel d’artillerie causa peu de pertes aux japonais mais qui fit quelques centaines de morts et blessés côté grec. La 1ère division grecque fut la plus touchée par cette journée de bombardements. Les jours suivant ne furent que des copies du premier jour avec un duel qui tournait à l’avantage des japonais. Après une semaine, l’état-major grec envisageait déjà de relever rapidement les compagnies de la 1ère division qui étaient en première ligne.


(IMG:http://imageshack.us/a/img827/9324/uneenormesurprise.png)
Forces en présence à la frontière greco-japonaise.



Le 14 août au matin, le poste d’observation du colosse de Rhodes vit pour la première fois une forte concentration de troupes japonaises. Le QG de la 2ème armée fut prévenu alors que le duel d’artillerie rituel reprenait. Aristote, le général en charge, ordonna aux régiments d’artillerie de tirer à faibles cadences et de se préparer à régler leur tir vers la frontière. Les généraux des différentes divisions furent tenus informés et les hommes furent soulagés d’entendre que les vrais combats débuteraient bientôt.

Vers 11h, les tirs japonais se firent moins entendre puis se turent complètement. Une clameur retentit lorsque les 2ème et 3ème divisions japonaises se mirent en marche vers le colosse de Rhodes. Les observateurs grecs en informèrent Aristote, mais celui-ci ne voulut pas croire que les japonais attaqueraient directement le point fort du dispositif. Les évènements lui donnèrent raison, les deux divisions japonaises se divisèrent à quelques kilomètres de la frontière : la 2ème se porta sur le secteur de la 1ère grecque et la 3ème sur celui de la 4ème grecque. A 13h l’avant-garde des deux armées livraient leurs premiers combats.
Ce même jour, alors que les combats faisaient rage à la frontière, un navire égyptien accosta à Athènes. Un officiel égyptien en sortit et demanda à être reçu par le premier ministre grec. Loin d’imaginer la raison qui pouvait pousser les égyptiens à envoyer un émissaire, le premier ministre Karamanlis reçu l’officiel. Ce dernier venait lui remettre une déclaration de guerre qui atterra le premier ministre.

Avant même que Karamanlis puisse en avertir son ministre de la défense, il fut averti qu’un officiel américain attendait d’être reçu. Ce dernier venait aussi déclarer la guerre à la Grèce au nom de son pays. Une fois seul, Karamanlis put enfin prévenir le ministre de la défense du retournement de situation, puis se mit à prépare la réunion qui allait suivre. Il aurait dû se douter que l’éternel allié des égyptiens se serait lui aussi lancé dans une guerre.

Mais le premier ministre n’était pas au bout de ses peines, une demi-heure après le départ de l’officiel américain, c’est un émissaire allemand qui vint pour les mêmes raisons. Il fut suivi par un diplomate indien puis par un émissaire iroquois, tous deux pour déclarer la guerre à la Grèce. Le coup de massue final vint d’un représentant babylonien. Celui-ci, en plus de signifier la déclaration de guerre, vint annoncer à Karamanlis que la confédération des nations avait décidée de s’unir contre la barbarie que représentait la Grèce afin de libérer les grecs et les almatiens de l’oppression exercée par un système décadent. Il apportait enfin la déclaration de guerre de la Belgique, de la Pologne, de la Corée, de la Norvège, de la Hongries, de Venise et de Sidon qui n’avaient pas pu envoyer d’émissaires avec la mission égyptienne. Après ces coups de poignards, il fut plusieurs dizaines de minutes au premier ministre grec pour prendre la pleine mesure de la situation…

Pendant ce temps, sur le front, les combats faisaient rage et la première division grecque dut lâcher du terrain devant la furia de la 2ème division japonaise. Cette dernière réussit à enlever les deux premières lignes de défenses des Thermopyles, et alors qu’elle allait s’attaquer à la troisième ligne, une partie de la 2ème division grecque attaqua son flanc depuis les collines à l’est. Cette manœuvre laissa le flanc droit du colosse dégarni temporairement mais obligea la 2ème japonaise à se replier sur la première ligne des Thermopyles.

(IMG:http://imageshack.us/a/img51/4686/uneenormesurprisecombat.png)
Combats du 14 août



A l’est de la frontière la situation était meilleure pour les grecs, l’artillerie japonaise avait peu entamée les défenses de la 4ème grecque. Ainsi, lorsque les japonais entrèrent dans la forêt de Mycènes, ils furent accueillis par un feu nourri et des pièges qui les empêchèrent d’avancer plus profondément. La 3ème japonaise dut demander un soutien de l’artillerie pour enlever la première ligne grecque. Mais une contre-attaque menée après une préparation à l’artillerie bouta les japonais hors de la forêt. Ainsi, au soir du 14 août, les japonais n’avaient avancés que des quelques centaines de mètres à l’ouest et avaient subis d’importantes pertes pour rien à l’est. La 1ère division grecque fut très touchée avec près de 10 % de pertes en un jour, de sorte qu’Aristote mit le premier régiment de cavalerie à la disposition de la 1ère division afin d’être utilisé comme réserve. C’est d’ailleurs dans ce régiment que le prince Alexandre sert comme sous-lieutenant.

En une demi-journée, la Grèce se retrouvait donc en guerre contre 7 nations dont les 3 premières puissances militaires (Japon, Babylone et Egypte). La guerre frontalière de la première semaine se transformait en guerre mondiale et la Grèce devait désormais surveiller activement ses côtes et ses frontières ouest et sud-ouest. Complètement effondré suite à ces nouvelles et se sentant responsable, Karamanlis présenta sa démission à Philippe II dans la soirée. Au cours de la réunion de crise qui se déroula dans la nuit, les participants s’invectivaient et se rejetait la faute de cette surprise. Comment nos espions ont-ils pu ne rien voir venir ? Fallait-il dégarnir la frontière sud pour protéger les côtes ? L’effort financier devait-il être redirigé sur la première armée ? Que devait faire la flotte, rester à proximité des côtes ou patrouiller en haute mer pour rapporter les éventuels mouvements ennemis ou tenir à distance la flotte japonaise.

(IMG:http://imageshack.us/a/img824/538/surprisemonde.png)
Guerre mondiale, et localisation des forces grecques et japonaises.



Alors que le gouvernement grec tergiversait, le général Sanada en charge de la première armée japonaise planifiait un assaut de grande envergure.

Prochain épisode: la première armée mondiale en marche

Et voilà, une guerre mondiale. Pour certain çà paraitra peut être banal, mais pour moi c'est une situation que j'ai que rarement connu malgré toutes les parties de civ II, III, IV et V que j'ai faites. Bref, cet épisode correspond à la fin du tournant débuté par la guerre contre Almaty: ce moment où on sort du virage et où l'on voit que l'avenir est bien encombré (par un camion de 5t au milieu de la route par exemple).
PMEmail Poster
Top
miloutaire  Hors ligne
Ecrit le : Dimanche 30 Septembre 2012 à 12h15
Quote Post


Le Fort



****

Groupe : Membres
Messages : 128
Membre n° : 12 658
Inscrit le : 28 Juin 2012


Pratique : Pbem Civ5



J'attends la suite car ton épopées est super!
PMEmail Poster
Top
0 utilisateur(s) sur ce sujet (0 invités et 0 utilisateurs anonymes)
0 membres :

Topic Options Pages : (3) 1 [2] 3  Reply to this topicStart new topicStart Poll

 

©2004 Skin IBF www.civfr.com par Lagalette

 
 

               Ce site est hébergé par IMINGO

MKPortal M1.1 Rc1 ©2003-2005 All rights reserved
Page affichée en 0.01945 secondes avec 4 requêtes