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No spoil mais Ophir n'est pas en première place du GOTM d'octobre
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 27 Septembre 2011 à 9h08
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Désolé de tout ce retard, mais avec le boulot et le manque de motivation, j'ai mis du temps à m'y remettre. J'essaierai d'être plus régulier dorénavant.


Le prince noir



Malgré l’éclatante victoire de Leads, Malborough savait qu’il n’était pas encore en mesure d’affronter l’armée indienne de face. Seule une habile stratégie pourrait lui permettre de libérer York. Le problème était qu’entre les collines londoniennes et York il n’y a que la prairie de York : une étendue sans forêt ni hauteur susceptible d’être un atout. Un terrain complètement favorable aux indiens. Sargon propose de prendre les indiens à revers avec ses fusillers et une partie de la cavalerie anglaise. Pour cela, il faut passer en territoire aztèque puis parcourir des dizaines de kilomètres en territoire indien. Ce plan audacieux repose donc sur le postulat que les indiens ne surveillaient pas leurs arrières. De plus, il fallait que les anglais obtiennent l’autorisation aztèque de traverser leur territoire.

Les grecs ayant des relations cordiales avec les aztèques, Sargon demande à son souverain de glisser un mot à Tezozomoc 1er en faveur des anglais. Il faudra un an de négociations pour obtenir le précieux sauf-conduit. L’empereur aztèque accepte de laisser passer la troupe et de la ravitailler contre quelques milliers de tonnes de fer et de coton. Pendant cette période, Sargon obtient un millier d’hommes supplémentaires et deux petites offensives indiennes sont repoussées par Malborough. Le plan est mis au point par Sargon, Malborough et le prince Henry qui représente sa mère. Ce dernier, insiste pour qu’un personnage se joigne au détachement, l’espion Beto. La date du combat est fixé au 13 juin, Malborough dirigera la première armée anglaise, Henry la seconde et Sargon le groupe d’infiltrés.

Le 5 mai 1648, 1900 fusillers grecs, 3000 lanciers anglais, Beto l’espion et plusieurs chariots de munitions traversent la frontière aztèque entre Xochicalco et Tlacopan. Pendant plusieurs jours ils s’enfoncent en territoire aztèque afin de ne pas être repérés par d’éventuels observateurs indiens. Le 10 mai ils bifurquent vers le Sud, dépassent Tlacopan le 16 puis font cap à l’Est. A partir du 20, ils pénètrent dans la forêt frontalière d’Ozloman. De là, la progression est moins rapide, les sentiers forestiers étant difficile à pratiquer pour les chariots. Ils en voient le bout le 27 mai devant eux coule le fleuve Ure qui marquait l’ancienne frontière entre l’Angleterre et l’Aztèquie.

(IMG:http://img171.imageshack.us/img171/5115/guerredesindesyork.png) Itinéraire de Sargon et position des armées avant la bataille



Les cavaliers anglais progressent désormais en terrain connu. Un gué est franchi le jour même ce qui permet à la troupe de bivouaquer sur la rive sud du fleuve. Le dernier obstacle est la grande plaine marécageuse d’Hampshire située entre les fleuves Ouse et Ure qu’il va falloir franchir de nuit. Les chariots sont encore une fois un handicap, les roues et les essieux sont démontés aussi souvent que nécessaire pour tirer les wagons sur des petites étendues d’eau. Après des jours d’avancée laborieuse, le petit groupe de Sargon arrive en vue de la prairie d’York. Au cours de la dernière journée de sommeil passée dans les marécages, Beto et sa monture disparaisse. Sargon ne s’en inquiète pas et poursuit son chemin dans la prairie d’York. Entre le 7 et le 11 juin, la troupe qui voyage toujours de nuit ne rencontre que quelques autochtones, tous anglais. Ces derniers leur permettent d’éviter les patrouilles indiennes et d’arriver le petit matin du 12 juin au site prévu pour servir de base à l’attaque.

Le 13 au matin Malborough ouvre le bal en faisant tonner ses canons. Les arquebusiers anglais s’élancent sur la prairie en bon ordre, le fifre et le tambour accompagnant toujours leurs pas. Radjendra a le temps d’organiser ses troupes pour recevoir l’assaut et garde sa cavalerie en réserve. Les canons indiens ont à peine le temps de tirer 10 salves que la troupe de Sargon déboula pour attaquer les servants indiens. Avant que le rajah ne réagisse, Sargon retournait les canons contre leurs anciens propriétaires. Tandis que la cavalerie indienne et une partie de l’infanterie se lance à l’assaut de Sargon, le prince Henry décide de changer le plan et lance son armée sur le flanc adverse.

Son armée prise entre l’Ure et l’armée indienne ne pourrait que très difficilement se désengager si la situation tournait en sa défaveur. Heureusement pour lui, Radjendra voyant son armée bousculée sur 3 côtés sonne la retraite. L’action audacieuse d’Henry empêche les indiens de retourner sur York et les oblige à partir vers l’est. Voyant cela, le prince décide d’exploiter l’avantage et lance sa cavalerie sur York, la garnison indienne n’aura pas le temps de réagir et sera capturée. York est donc libéré par le prince et les habitants sont en liesse lorsqu’il défile avec son armée le soir du 13 juin. Ce jour-là, les indiens ont perdu la quasi-totalité de leurs canons.


(IMG:http://img836.imageshack.us/img836/8246/guerredesindesbatailley.png)
La bataille d'York




Cependant le rajah a permis à son armée d’échapper à l’anéantissement, les pertes indiennes en homme étant comparables à celles des anglais : environ 6000 hommes de chaque côté. De son côté Sargon a perdu 600 hommes, dont un tiers de grecs.
Cette bataille consacre définitivement Henry comme un général valable qui n’aura plus à rougir devant Malborough ou Sargon. Mais la victoire n’est pas décisive et la guerre continue, mais sans les grecs. Car Périclès, qui a appris la nouvelle de la victoire anglaise, rappelle ses troupes en Grèce. Il estime que les grecs ont rempli leur part de contrat en aidant à la libération de York. Néanmoins, Sargon obtient l’autorisation de rester en Angleterre le temps de la guerre.

En juillet 1648, Henry obtient de sa mère le commandement général des troupes. Il se lance alors dans une campagne de pillages dans les provinces indiennes. Ces chevauchées vont permettre de remplir les caisses de l’état anglais en quelques années. Ainsi, en 1650, le tribut annuel à verser aux grecs ne représente plus qu’un petit pourcentage du trésor. Le prince qui n’hésite pas à prendre part aux pillages gagnera en renommée, son armure et sa monture noire lui vaudront le surnom de ʺprince noirʺ.

Par contre, sur le plan territorial, ces campagnes ne permettent pas d’avancées significatives. Quelques batailles ont lieu entre les deux armées, mais les victoires ne sont jamais stratégiques et n’aboutissent généralement sur rien. L’immensité des prairies de la frontière indo-anglaise sont telles, que leur défense est extrêmement difficile. En 1651, les frontières sont à peu près revenues à celles d’avant-guerre, c’est-à-dire au niveau de la rivière Ouse. Les indiens se sont retranchés derrière le cours d’eau tandis que Radjendra parcourt toute l’Inde afin de recruter plus de troupes.

C’est au cours de cette campagne de recrutement que le rajah va trouver la mort. Ce qui va permettre de débloquer les négociations entre les deux camps.


La mort du rajah expliquée dans le prochain épisode: Permis de tuer
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sirnichou  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 27 Septembre 2011 à 9h18
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Le Magnifique

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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 27 Septembre 2011 à 9h47
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Le Saigneur des Agneaux

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M'est avis que le talentueux Beto est pour quelque chose dans la mort du rajah. :doute:



Sinon : aariba est de retour aux affaires ! :aniv2: :applau2: :aniv10:
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 03 Octobre 2011 à 14h09
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Voilà un petit chapitre complètement RP pour essayer d'expliquer le traité de paix entre indiens et anglais. Promis, le prochain chapitre sera plus orienté jeu!

Permis de tuer



Juillet 1651. Trois ans, cela faisait trois longues années que l’anglais était passé en Inde pour offrir ses services à l’armée indienne. De longues années où il avait gravi les échelons de la hiérarchie militaire. A servir de subordonné d’abord, puis à commander ses propres troupes par la suite. Chacune de ses actions avait été remarquée car il tenait toujours l’ennemi en échec. Il y a deux semaines, à la bataille de l’Ouse, il repoussa une tentative d’incursion anglaise. Ceci lui permit d’obtenir les gallons de général. Maintenant, il avait l’honneur de pouvoir manger à la table du Rajah.

Beto s’alluma un cigare et repensa aux vies anglaises sacrifiées pour le plan du prince. La reine n’aurait jamais cautionné un tel plan, trop éloigné des coutumes de la noblesse. Assassiner le Rajah… c’était impensable pour elle. L’espion tira deux bouffées de son cigare. Le tuer serait chose facile, pensa-ti-il, mais que çà ait l’air d’un accident, çà le serait beaucoup moins. Maintenant que les frontières étaient à peu près stabilisées sur l’Ouse, une mort accidentelle sur un champ de bataille était écartée. Il allait falloir attendre qu’une opportunité se présente.

Elle se présenta en septembre. Cela faisait 3 semaines que le Rajah, Beto et quelques autres officiers faisaient le tour du pays pour enrôler de nouvelles recrues. Radjendrah finit par en avoir marre de côtoyer les vilains et obligea un détour par le Bengale, à l’est, pour chasser le tigre dans la jungle. Beto signifia immédiatement qu’il aimerait chasser le tigre, mais qu’il n’en avait jamais eu l’occasion. Le Rajah rit et ajouta :

« Cher traitre, on est pas vraiment un homme tant qu’on a pas chassé le tigre
- Vous voudriez bien m’enseigner la chasse au tigre majesté ? J’ai entendu dire que vous étiez le meilleur dans ce sport.
- Et bien, pourquoi pas. Vous vous occuperez du rabattage, c’est par cela qu’on commence tous. » Dit le Rajah avec un sourire, tandis que les autres indiens étouffaient des rires.
L’espion accepta. Il savait bien que s’occuper du rabattage était une tâche d’esclave, mais il comptait bien en profiter pour éliminer sa cible.

La veille de la chasse, Beto vint au diner avec un fusil grec. Il montra l’arme moderne à Radjendrah qui s’empressa de l’essayer dehors. Sa précision était telle que le rajah adopta l’arme immédiatement et remercia chaleureusement l’espion. Il lui proposa même d’intégrer le groupe de chasse, mais Beto refusa. Le fusil, sa poudre et ses munitions furent confiés à des domestiques après le repas. L’espion n’eut aucun mal à les suivre. Pendant la nuit, il se rendit à l’endroit où l’arme était rangée et substitua le sac de poudre par un autre.

Le lendemain, alors que la chasse allait commencer, Beto s’éclipsa. Peu après, il entendit une grosse explosion. Il n'avait pas besoin de vérifier quoi que ce soit, il était certain que le Rajah était mort. Après tout, la dynamite égyptienne était sacrément efficace. Il lui fallut quelques jours pour atteindre un petit port de pêche sur la mer Egée où il réquisitionna un bateau pour aller jusqu’à Tyr. Devant ses habits de général, personne n’osa élever de protestations, et, après 1 semaine de navigation sur la mer puis sur le fleuve Litani, il arriva à Tyr.

Cette grande cité située sur un carrefour commerçant entre la Grèce, l’Inde et l’Angleterre, était une amie des anglais. Beto contacta donc l’ambassadeur anglais et obtint tous les papiers pour rentrer en Angleterre. Ne voulant pas passer par le principal col des Arkonos du nord, situé en Grèce. Beto n’eut d’autres choix que de prendre des cols de hautes altitudes. Et c’est seulement à la fin octobre qu’il put rencontrer le prince pour lui rendre compte du succès de sa mission.


(IMG:http://img821.imageshack.us/img821/3995/odyssedebeto.png)
L'odyssée de Beto



En Inde, après la mort du Rajah, une querelle entre ses trois fils commença. L’ainé ayant théoriquement l’avantage, il accepta de négocier la paix avec les anglais à la condition qu’ils n’aideraient pas ses autres frères. La reine accepta sans conditions. Mais son fils lui conseilla de passer le même accord avec tous les rejetons du Rajah, au cas où. Ainsi, au début de l’année 1652, un traité de paix officieux est conclu avec toutes les parties indiennes.

En Inde, la guerre civile durera ne se termina qu’en 1662 avec la victoire du benjamin sur ses deux frères lors de la bataille d’Agra. Toutes ses années de guerre ont laissé le pays exsangue, la reprise de la guerre avec l’Angleterre est donc hors de question. Un traité de paix officiel entre les deux pays est donc signé entre le roi Henry III, son ministre des colonies : Lord Beto et le Maharadjah Bindusara à la fin 1662.

Le prochain épisode : "une haine tenace", va résumer une autre des guerres de la période baroque
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 03 Octobre 2011 à 19h39
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Le Saigneur des Agneaux

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Alexis  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 07 Octobre 2011 à 22h01
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Le Bleu





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J'aime beaucoup cette épopée !
Bien écrite et les cartes sont bien faites, Bravo :bravo1: !
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 10 Octobre 2011 à 14h56
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Coeur de Lion



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Merci pour vos soutiens! Voici un chapitre beaucoup moins RP et beaucoup plus guerrier!



Une haine tenace



En 1647, alors que la guerre fait rage en Allemagne et en Angleterre, un nouveau conflit est sur le point de commencer : la troisième guerre babylono-iroquoise. Ses deux nations voisines se vouent une haine féroce depuis l’antiquité lorsque les iroquois sont partis à l’attaque de Borsippa qui tomba quelques semaines plus tard. Mais entre les deux conflits, l’empire babylonien prit l’ascendant militaire et économique. Ainsi, lors de la deuxième guerre qui éclate en 1156, les babyloniens mettent moins d’un an à capturer Borsippa. 50 ans plus tard, après une guerre acharnée, les babyloniens investissent la capitale historique iroquoise : Onondaga. Les iroquois, à cours de ressources et de troupes, doivent donc capituler dans la honte et se retrouver avec un territoire coupé en deux.

Depuis cette guerre, les babyloniens et les iroquois n’ont eu de cesse de se développer vers le sud. Les premiers à l’Est du golfe de Montréal, les seconds à l’Ouest. Mais la Babylone est de loin la plus développée avec une économie florissante et un territoire gigantesque. Lorsque, en 1647, Bismarck vient rendre visite à Hammourabi, c’est avec le souci d’alléger la pression sur l’Allemagne, alors en pleine guerre des cinq. Hammourabi accepte avec plaisir d’aider son alliée de toujours en se lançant dans une guerre contre les iroquois. Il y voit l’occasion de parachever la conquête de la rive Est du golfe : le Québec.

Ainsi, en juillet 1647, la puissante armée babylonienne composée de fusillers, d’artillerie moderne et de cavalerie quitte Onondaga pour se diriger vers Montréal, la principale métropole iroquoise de l’est du golfe. Hammourabi ne prépare son pays que pour une courte campagne, tant son avantage militaire est flagrant. De plus, à cause des frégates babyloniennes, les iroquois peuvent difficilement traverser le golfe pour ravitailler le Québec en troupes. Mais, il n’est pas bon de sous-estimer un peuple guerrier, même sous-équipé.

Les iroquois très respectueux de la nature, n’ont jamais défriché les grandes forêts de conifères à l’est du golfe. Ces immenses forêts entourent toutes leurs villes et villages et aucune route d’importance ne relie les villes entre-elles, ce qui posera des problèmes pour la cavalerie et l’artillerie. Ce qui est un jardin d’Eden pour les iroquois va représenter le cauchemar de milliers de soldats babyloniens. Car, en plus de connaitre parfaitement le terrain, les iroquois sont prêts à se battre jusqu’à la mort, ce qui n’est pas le cas des babyloniens.

Les premiers mois de campagnes vont être désastreux pour les babyloniens. Des milliers d’hommes tomberont dans des embuscades en forêt, tandis que d’autres sont enlevés à la faveur de la nuit et torturés non loin des camps babyloniens pour les démoraliser. Car les guerriers mohawk étaient non seulement de grands guerriers prêts à se sacrifier pour leur nation, mais aussi de grands bourreaux qui ne montraient aucune pitié face à l’ennemi. A la fin de l’année 1647, alors que les iroquois n’ont même pas finis de rapatrier leurs troupes d’Allemagne, Hammourabi n’a toujours pas enregistré de succès majeur. Pire, des iroquois se sont infiltrés dans les forêts du sud de l’empire babylonien où ils menèrent une guérilla intense, jusqu'à être écrasés en 1650.

En 1648, les troupes revenues d’Allemagne reforment une armée à Oneida, siège du pouvoir iroquois. Le but de Hiawatha IV est de reprendre, Onondaga, la capitale de ses ancêtres. L’armée iroquoise rentre en campagne en mai 1648 en prenant les petits forts frontaliers babyloniens. Hammourabi est alors contraint de diviser son armée pour protéger Onondaga. Mais Hiawatha n’est pas le génial stratège qu’était son ancêtre. Alors que devant la modernité babylonienne il aurait dû préférer une guerre de guérilla, il se lance dans une offensive frontale. Le 20 juin 1648 aura lieu la bataille des plaines d’Onondaga qui se solda par la terrible défaite des iroquois malgré leur supériorité numérique. Cette bataille va sceller l’impuissance des iroquois à envahir le territoire babylonien. Pendant tout le reste de la guerre, les iroquois ne pourront que se contenter de défendre leur territoire.

Au Québec, l’avance babylonienne au Québec devient inexorable. Dans les années 1650, ils engagent des civils pour déboiser les forêts et dégager des routes pour l’artillerie et la cavalerie. Des centaines d’entre eux seront tués par les iroquois. Mais, chaque mort était remplacé, ce qui n’était pas le cas des guerriers iroquois. La résistance iroquoise étant moins forte au sud du Québec, l’avancée babylonienne se concentra en ce point. En 1655 elle porta ses fruits et la grande ville de Seneca est enfin atteinte en septembre 1655. Une semaine sera suffisante pour capturer la ville où une partie de la population civile sera massacrée, les survivants fuiront jusqu’à Séoul. Ce massacre, qui répondait aux tortures iroquoises, ne contribua qu’à lancer le conflit dans un cercle vicieux. Les iroquois pratiqueraient des tortures de plus en plus terribles et les babyloniens de plus en plus d’atrocités sur les civils.

(IMG:http://img803.imageshack.us/img803/5225/unehainetenace1.png)
La guerre jusqu'en 1655



Par contre, à l’ouest, la 2ème armée d’Hammourabi est constamment repoussée. Les trois batailles de Cayuga en 1649, 1654 et 1660 sont toutes gagnées par les iroquois, mais au prix de lourdes pertes. La ville par contre, est devenue une véritable forteresse qui aligne près de 1000 canons modernes égyptiens et possède de nombreux dépôts d’armes et casernes. A la fin de la guerre en décembre 1675, la forteresse est ceinturée de 4 remparts et de dispositifs de défenses tellement complexes et impressionnants que l’une des exigences babylonienne pour la fin de la guerre fut de pouvoir visiter la ville.

Montréal était totalement encerclée depuis 1655, mais les babyloniens n’atteindront la ville qu’en août 1675. Ce long intervalle de temps est en partie dû aux marchands grecs qui venaient commercer avec les iroquois et qui demandaient à chaque fois une trêve aux babylonien pour effectuer leurs tractations. Ce plan avait été imaginé par les grecs pour retarder au maximum l’inévitable. Ils savaient bien que les babyloniens ne pouvaient se passer des produits grecs et qu’ils accepteraient sans trop rechigner.

Mais en 1673, suite au coup d’état de Sargon, la situation en Grèce devint trop critique pour que les marchands puissent continuer ce petit manège. En deux ans, les babyloniens progressèrent beaucoup plus rapidement. Et, une fois la ville atteinte, les remparts sont vite abattus par l’artillerie. Mais, la suite sera beaucoup moins simple car la première bataille urbaine de l’histoire va avoir lieu. Pendant la bataille de Montréal, des dizaines de milliers de babyloniens et d’iroquois vont trouver la mort ou finir invalides. Pendant 3 mois, les hommes se battront, souvent dans des corps à corps terribles. La population civile devra même se réfugier auprès des camps babyloniens où la maltraitance qu’elle subira atteindra des sommets. Au début de décembre, les deux-tiers de la ville sont aux mains des babyloniens, mais la résistance iroquoise est tellement féroce que l’attaque est arrêtée pour négocier.

(IMG:http://img189.imageshack.us/img189/2453/unehainetenace2.png)
Fin de la guerre



Car, la guerre commençait à peser sur les finances de l’état babylonien, et ce n’était pas des morts et des invalides qui allaient rétablir la situation. La paix va être signée à Onondaga le 3 janvier 1676. Dans les clauses figurent la cession de Montréal à l’empire babylonien et la possibilité aux civils iroquois qui le souhaitent de rejoindre leur pays grâce aux frégates babyloniennes. Des civils déplacés qui vont permettre de poursuivre rapidement la colonisation du Cap Nagdaoche, puis des îles australes. Cependant, les pauvres terres cette région sub-boréale ne compenseront jamais les pertes des riches sols du Québec. Ainsi, ce traité va accélérer le déclin de la nation iroquoise. Alors que, de son côté, l’empire babylonien aura désormais le champ libre pour coloniser l’immense péninsule d’Assyut. Suite à cette longue guerre et à ses atrocités, plus aucun iroquois ne circulera en Babylone, et plus aucun babylonien ne sera accepté en Iroquie.

Dans le prochain épisode: mort et naissance de dynasties. Ce sera l'avant dernier épisode de la période baroque.
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mercredi 02 Novembre 2011 à 10h39
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Et encore un impardonnable retard de ma part!

Mort et naissance de dynasties



23 juillet 1671 : toute la Grèce est en deuil suite à la mort du grand Périclès. Celui qui fut l’artisan de l’unification grecque mourut à 69 ans. La cérémonie funèbre qui eut lieu au grand temple d’Athènes attira une grande partie de la population de la ville. Les grands de ce monde furent invités et on trouva réunis : le roi Henry d’Angleterre, le président Jefferson, le roi Tezozomoc II, Hammourabi, les princes de Vienne, Tyr et Lhassa, et même le Maharadjah Bindusara.

La répartition des personnalités aux deux premiers rangs donnaient un aperçu du futur. D’un côté, il y avait Périclès le jeune qui était le nouveau roi, sa femme, le fameux général Lysandre et les ducs de Thessalonique, Ephèse, Pharsalos et Delphes. De l’autre on retrouvait Sargon désormais duc de Macédoine, son fils Pâris marié à la fille de Périclès : Pénélope, le nouvel amiral Thémistocle le jeune, et les ducs de Sparte et Mycènes. Ces deux clans allaient voir cristalliser leur inimitié dans une guerre civile courte, mais très violente.

Le départ de la révolte sonna en décembre 1671, lorsque Périclès le jeune décida de réduire les fonds de l’armée. En effet, les traités en cours et l’éloignement de la menace barbare ne justifiaient plus le maintien d’une armée si importante. Mais cette décision provoqua les foudres de Sargon qui vint de sa Macédoine jusqu’à Athènes pour protester violemment. Le jeune roi s’en offusqua et démit Sargon de ses fonctions de général en chef de l’armée grecque au profit de Lysandre.

Sargon entra dans une colère noire lorsqu’il apprit la nouvelle, mais n’envisageait pas encore la lutte armée. En fait, c’est Pénélope, la sœur du roi qui convainquit l’ancien général de se lancer dans la lutte armée. Les réseaux de Pénélope et de Sargon s’activèrent alors pour acquérir des soutiens. Ainsi, l’amiral de la flotte, et les provinces de Mycènes, de Sparte et de Macédoine signifièrent leur soutien, soit toutes les provinces dont l'économie était fondée sur des bases militaires et navales. De l'autre côté, les provinces fidèles au nouveau roi étaient plutôt de traditions commerciales.

(IMG:http://img254.imageshack.us/img254/7561/grcedbutguerrecivile.png)
La Grèce au début de la guerre civile, en bleu clair les territoires loyalistes, en orange les territoires rebelles.



En février 1672, Sargon rassembla les troupes qui lui étaient fidèles à Mycènes, tandis que son fils ferait de même à Sparte quand le temps le permettrait. La guerre commence par l’arrivée de l’armée de Sargon sous les murs de Thessalonique le 2 mars. L’ancien général demande la reddition de la ville qui refuse. Les tranchées sont donc ouvertes et le siège mené. Le nouveau roi réagit en chargeant Lysandre de monter une armée à Delphes et de briser le siège.

Malheureusement pour lui, le temps de rassembler cette armée, Thessalonique avait capitulé. La ville était en partie dévastée ce qui provoqua la colère des partisans du roi. Ainsi, en avril, une petite troupe partit d’Athènes pour la Macédoine où elle ravagea les terres de Sargon. Ces chevauchées et pillages continuèrent de sorte que, à la mi-mai, les deux armées ne s’étaient toujours pas affrontées. Par contre, de nombreux villages et villes de l’est et du centre souffrirent de ces pillages. En juin, avec l’arrivée de températures plus agréables au nord de la Grèce, Pâris put enfin lever sa propre armée à Sparte et marcher sur Athènes avec 10000 hommes. La capitale n’était protégée que par deux forts côtiers, et, les remparts datant de la dernière guerre n’étaient plus entretenus depuis 20 ans.

Face à la menace, Lysandre est obligé d’aller à la rescousse du roi et de la capitale. Avec ses 15000 hommes il passa par Canterbury et arriva à temps pour intercepter l’armée spartiate. Le 25 juin, la première bataille de la guerre civile eu lieu. Les canons de Lysandre signèrent le début des hostilités, les canons rebelles leur répondirent. Puis, la majeure partie de l’infanterie loyaliste lança l’assaut du sud, tandis que sa cavalerie enveloppait l’ennemi à l’est, de sorte que les rebelles n’avaient que 2 échappatoires : le fort ouest d’Athènes et ses 100 canons, ou la mer.


(IMG:http://img507.imageshack.us/img507/8632/athnes.png)
La bataille des plaines d'Athènes: l'engagement



Le fils de Sargon n’était pas un incapable, il fit donner l’effort principal de ses troupes contre la cavalerie ennemie avant que le piège ne se referme complètement. Après quelques échanges de coups de feu, la cavalerie loyaliste rompit les rangs et fuit vers l’est. Lysandre qui avait prévu cette manœuvre, avait envoyé le reste de son infanterie dans les bois à l’est pour accueillir les rebelles en retraite. Ces derniers qui s’engouffraient dans la brèche furent pris dans l’embuscade et refoulèrent vers l’ouest. Le piège étant complètement fermé, les rebelles se battirent comme des lions, ce fut une boucherie jusqu’à ce que leur chef demande une reddition.

(IMG:http://img843.imageshack.us/img843/3949/athnes2p.png)
La bataille des plaines d'Athènes: tentative de fuite



(IMG:http://img526.imageshack.us/img526/9919/athnes3.png)
La bataille des plaines d'Athènes: la fermeture du piège



La seule condition de Pâris fut de pouvoir retourner librement à Sparte sans ses hommes. Lysandre ne voulant pas gâcher des vies inutilement accepta contre l’avis de son conseiller. Il retourna alors à Athènes acclamé par la foule et accompagné de quelques milliers de rebelles prisonniers. Mais sa gloire ne fut que de courte durée, car le roi fut averti de la fuite du fils de Sargon et, furieux, destitua Lysandre de son rôle de chef des armées. De son côté, Pâris gardera de la bataille une grande aversion pour la guerre.

Pour ce qui est de Sargon, la diversion que lui procura son fils lui permit de prendre Delphes facilement, la ville n’étant pas fortifiée. Cette prise lui permettait de relier son domaine de Macédoine au Sud du pays. Début août, après avoir renforcé Delphes, il se porta sur Canterbury. Le roi ayant eu vent de cette manœuvre, prit la tête de l’armée et se porta à sa rencontre. A armées égales, c’est l’expérience et le génie de Sargon qui firent la différence. Ainsi, le 13 août 1672, l’armée loyaliste subit une grosse défaite qui scellera le destin de la Grèce. Car après cette victoire, l’armée du roi très affaiblie n’eut d’autres choix que de se retrancher à Athènes tandis que Sargon put conquérir le reste du pays.

En novembre 1672, à la fin de la première année de guerre, seules Pharsalos Nottingham et Athènes étaient encore sous l’autorité du roi. Encore, que les communications entre Athènes et les autres villes étaient coupées à terre par l’armée de Sargon et en mer à cause de la flotte de Thémistocle le jeune.

(IMG:http://img577.imageshack.us/img577/5015/guerrecivilegrcedbut73.png)
La Grèce à la fin de l'année 1672. Les territoires cyans cerclés de orange sont les territoires conquis par Sargon après la bataille de Canterbury (croix rouge)



Le début de campagne en 1673 fut fulgurant : en un mois, Sargon acheva la conquête du pays, seule la capitale manquait au tableau. Le jeune roi sentait déjà la fin venir : il avait vendu des trésors grecs à Lhassa en échange de mercenaires pour défendre sa vielle. Puis il avait supplié Lysandre, pour qu’il reprenne la tête des troupes loyalistes et le vieux général avait accepté afin de gérer au mieux le destin de la capitale. En mai 1673, les forces rebelles convergeaient de tout le pays vers la capitale tandis que la flotte commença un blocus maritime.

Les deux généraux qui furent amis pendant la guerre gréco-anglaise se firent face pour la première fois. Après plusieurs jours pendant lesquels, les rebelles furent refoulés, Sargon envoya une invitation à négocier au roi et à Lysandre. Le roi voulait se battre jusqu’à la mort et comptait empêcher Lysandre de se rendre au rendez-vous. Devant cette vision d’un homme accroché au pouvoir sans s’occuper des souffrances de son peuple, Lysandre prit la décision de livrer le roi à Sargon.

Ce soir du 15 juin 1673, alors que Sargon s’attendait à de dures négociations, Lysandre lui amena un roi pleurnichant et s’agenouilla en lui demandant de bien accepter ses services. Le gagnant de la guerre gréco-anglaise en resta bouche-bée pendant une bonne minute, puis éclata de rire et invita les deux vaincus à s’asseoir à sa table.

Le couronnement de Sargon eut lieu à l’acropole 2 semaines plus tard, et, alors que le chef des armées Lysandre et l'amiral étaient présents, l’ancien roi avait préféré partir en exil avec sa femme et sa suite à Almaty. Les blessures de la guerre civile ne furent pas trop profondes de sorte que 5 ans plus tard tous les grecs accepteraient le nouveau roi. Ce jour du 29 juin 1673 marque la fin de la dynastie athénienne, mais aussi l’avènement de la dynastie macédonienne qui allait marquer la Grèce, et le monde entier…


Prochain épisode: Aztéqua. Il constituera la dernière guerre de la période baroque
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QUOTE (aaariba @ Mercredi 02 Novembre 2011 à 11h39)
La seule condition de Pâris fut de pouvoir retourner librement à Sparte sans ses hommes.

Voilà très certainement l'homme qui servit de modèle à Lièvremont. :doute:

On en veut encore ! :coke:
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Voici la première partie du dernier épisode de l'ère baroque (j'ai écrit un tel pavé que çà serait indigeste en une fois). Mais du coup je me suis lâché sur les batailles et les cartes! En espérant que çà vous plaise!

Aztèqua



Alors que les tambours battaient dans toutes les rues de Tenochtitlan, une foule innombrable se pressait dans les rues vers la grande place au pied de Chitzen Itza. Elle venait contempler le retour de ses héros, les fusillers jaguars. Ses hommes, fiers de porter l’uniforme rouge foncé à l’écusson de jaguar, revenaient des îles boréales où ils avaient livré un combat sans merci face aux barbares. Ils revenaient victorieux avec de nombreux prisonniers : des hommes et des femmes destinés à travailler sans relâche à la grandeur de la nation aztèque ! Du haut du monument, le roi Tezozomoc II considérait ces lointaines silhouettes avec inquiétude. Il devait bien y avoir un millier de prisonnier, ce serait suffisant pour une ou deux décennies, mais après ?

Sa nation qui s’était développée sur l’esclavage s’était faite la championne de la chasse aux barbares. Mais avec les îles boréales pacifiées, où faudrait-il aller pour récupérer la manne humaine ? Dans la péninsule d’Assyut ? Non, les babyloniens ne le permettraient pas. Dans celle d’Hokaïdo, à l’autre bout du globe ? Le résultat serait trop incertain. Et le royaume manquait de navires pour conduire une expédition jusqu’aux îles du grand océan. Le roi n’était pas seul à ne pas se réjouir, les hauts-prêtres de Tlaloc et Quetzalcóatl partageaient ses inquiétudes.

Les guerriers montaient les marches du temple désormais. A mi-chemin, ils s’arrêtèrent, et, avec eux les clameurs du peuples se turent. Un homme se détacha du groupe et s’avança jusqu’au roi. La grande cape rouge qu’il possédait indiquait sa condition d’officier. Il possédait une longue natte et des tatouages sur toutes les parties visibles de son corps. Le roi ne put s’empêcher de fixer un regard plein d’admiration sur les longues cicatrices qui barraient le visage de l’homme, un honneur pour un guerrier jaguar. Le roi approcha du commandant et le para de la peau de jaguar, un présent d’autant plus grand que cela faisait longtemps qu’on avait plus aperçu de jaguar dans le royaume.

Ensuite, le roi complimenta longuement ses guerriers et lorsqu’il eut finit, il demanda à ce qu’on lui amène les chefs barbares : deux vieillards et grand blond borgne. Il était loin le temps où les chefs ennemis se comptaient par dizaines à chaque victoire et ou chaque dieu avait plusieurs sacrifiés. Les chefs furent déshabillés et on les peignit selon le rite traditionnel. Puis les hauts-prêtres de chaque dieu prononcèrent des incantations devant les hommes. Enfin, le haut-prêtre de Quetzalcóatl les exécuta un à un à l’aide du poignard sacré. Puis, les trois cœurs furent jetés dans le brasier de la grande pyramide et la fête recommença…

Pendant que son peuple festoyait, Tezozomoc rentra à son palais situé hors de la capitale, cela faisait bien deux siècles que les rois avaient abandonnés les inconfortables appartements des temples pyramidaux. Il prit le temps de quitter l’habit traditionnel formé de soie de plumes et de crânes de jaguars pour passer un costume plus confortable. Il rejoignit alors ses ministres et les hauts prêtres qui l’attendaient dans la salle de réunion. Tous firent le même constat, ils devaient trouver un nouveau vivier d’esclaves. Après quelques débats, un ministre suggéra :

« Et si on s’attaquait à Edimbourg, Bruxelles ou Dublin ?
- Il est hors de question qu’on s’attaque à Dublin qui nous fournissent soldats et fourrures ! réagit le ministre de la guerre.
- De plus, si on s’attaquait à Bruxelles, l’Egypte réagirait immédiatement, et ce n’est pas dans notre intérêt. Ajouta le roi.
- Reste donc Edimbourg. L’Amérique devrait passer outre, elle craint nos dieux !
- Et nos soldats ! En plus, capturer la cité, et la réduire en esclavage nous fournirai en hommes et femmes indéfiniment !
- Alors c’est tout vu, nous attaquerons Edimbourg !»

Le 23 septembre 1696, l’armée aztèque traverse la frontière avec Edimbourg, les fusillers jaguars en tête. Le 25, l’armée d’Edimbourg, forte de 4000 hommes, tente de ralentir les aztèques à Aberdeen. Retranchés sur des hauteurs surplombant la petite ville, les écossais espéraient tenir les aztèques en respect le temps que les américains interviennent. Mais, les aztèques encerclèrent la position et, à la nuit tombée se lancèrent à l’assaut. La grande portée des fusils écossais étant inutile dans l’obscurité, ce sont les baïonnettes et les masses aztèques qui eurent l’avantage. Seuls 500 écossais purent se frayer un chemin à travers les lignes aztèques au cours de la bataille, le reste fut tué ou fait prisonnier. Deux jours plus tard l’armée aztèque assiégeait Edimbourg.

(IMG:http://img803.imageshack.us/img803/918/aztquathatredesopration.png)
Théâtre des opérations



La réaction américaine ne se fait pas attendre : un émissaire américain est envoyé le 27. Le message est clair : la fin du siège ou la guerre. La réponse fut encore plus claire, l’émissaire revint… sans sa langue. Le 29 septembre, la guerre est déclarée. Mais après 32 ans de paix, les soldats américains étaient loin de valoir les soldats aztèques qui combattaient les barbares sans relâche. Aussi, les premières escarmouches tournèrent toujours en faveur des seconds. Mais la guerre des cinq avaient laissé un bon héritage stratégique aux américains qui leur donna un avantage significatif au début de la guerre.

Le 10 octobre, le général Grant conduit une armée de 60000 hommes en Ecosse, il est alors rejoint par 3000 soldats écossais. Les ordres du congrès sont clairs : engager le combat avec l’ennemi et libérer l’étau autour de la capitale alliée. Les aztèques s’étaient organisés en deux armées : l’une de 30000 hommes assiégeait la ville, tandis que l’autre de 40000 hommes était chargée de tenir les américains à distance. C’est vers cette deuxième armée que Grant se dirigea, convaincu qu’en défaisant cette armée, les aztèques seraient forcés de lever le siège.

Les américains arrivèrent en vue de l’armée aztèque le 13 octobre. Celle-ci s’était établie sur 4 kilomètres derrière la petite rivière Brigadoon, entre les localités d’Inverness et de Lockerbie qu’ils avaient légèrement fortifiées. La bordure du fleuve entre les deux villes était marécageuse, de sorte qu’Atlala, le général aztèque, estima que le terrain était impraticable. D’autant plus qu’il pensait que les seuls moyens de passer la rivière étaient les ponts des deux localités. Cependant, le général américain savait grâce à ses alliés écossais qu’il existait des passages à gué.

(IMG:http://img821.imageshack.us/img821/7127/aztequabataillebrigadoo.png)
La bataille de la Brigadoon, positions initiales des armées



Le génie de Grant s’exprima pleinement dans cette bataille : dans un premier temps, il chargea le colonel Lee d’attaquer Inverness avec un quart de l’armée. Il ajouta de la véracité à l’attaque en bombardant longuement la ville. Atlala dégarnit alors une partie de son centre pour renforcer Inverness où les aztèques tinrent bon. Ensuite, Grant chargea le général Sherman de s’attaquer à Lockerbie avec 15000 hommes. Là aussi, Atlala décida d’affaiblir son centre pour renforcer la ville. Et encore une fois, les aztèques repoussèrent les américains. Enfin, alors que les combats faisaient rage sur les flancs droite et gauche des aztèques, Grant pris la tête du reste de son infanterie et traversa la rivière et les marécages au centre des positions aztèques.

(IMG:http://img401.imageshack.us/img401/7127/aztequabataillebrigadoo.png)
La bataille de la Brigadoon, l'assaut



Face à une attaque en force, les quelques compagnies aztèques du centre furent culbutées et refluèrent vers la cavalerie aztèque. Devant l’urgence de la situation, Atlala qui se situait à Lockerbie ordonna la retraite. Mais, les aztèques d’Inverness ne reçurent jamais ces ordres et furent encerclés puis capturés ou tués. La bataille de la Brigadoon fut une défaite cuisante pour les aztèques qui laissèrent 18000 tués, blessés ou prisonniers et 200 canons. Les américains ne subirent qu’une perte de 5000 hommes. Il faut aussi noter le rôle très passif des cavaleries qui ne furent pas utilisées durant la bataille.

(IMG:http://img525.imageshack.us/img525/7127/aztequabataillebrigadoo.png)
La bataille de la Brigadoon, la débandade



Atlala se replia alors sur Edimbourg où le général en chef Opsomoc décida de lever le siège face à la nouvelle menace. Ils se replièrent alors sur Aberdeen. Le 17 octobre Grant et ses hommes furent accueillis en vainqueurs à Edimbourg. Les écossais espéraient que cette défaite allait raisonner les aztèques, il n’en fut rien, mais l’année 1696 ne fut plus le théâtre d’affrontements.

En 1697, le congrès américain chargea Grant de finaliser la libération de l’Ecosse et mit sur pied une deuxième armée afin d’amener la guerre sur le territoire aztèque. Cette deuxième armée, qui comptera 60000 hommes au plus fort de la guerre, fut prise en charge par le général Macarthur dont les grands-parents étaient écossais.
C’est lui qui initia les opérations de 1697 en menant une incursion entre Tlaxcala et Texoco. Sans pour autant s’attaquer aux deux grandes cités, les général fit vivre son armée en pillant l’or et la nourriture aztèques jusqu’en juillet. En juillet, une deuxième armée aztèque arriva dans la région ce qui poussa Macarthur à revenir en Amérique. Les deux armées se firent alors face jusqu’à la fin de l’année.

En Ecosse par contre, Grant suivit les ordres et tenta d’engager les aztèques près d’Aberdeen. Mais, devant l’ampleur des fortifications effectuées par les aztèques depuis l’automne 96, il s’arrêta et demanda plus de troupes. Mais on les lui refusa et Grant dû repartir près d’Edimbourg.

98 et 99 furent des années de disettes dans les deux pays, aussi, aucune des deux parties n’osa engager de campagne ambitieuse et les armées firent des manœuvres sans chercher le combat.

Dans la deuxième partie: la fin de la guerre avec la plus grosse bataille de l'époque pré-industrielle
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Voici la deuxième partie de:

Aztèqua



Par contre, 1700 fut l’objet d’un changement important. Les américains venaient d’inventer une nouvelle pièce d’artillerie : la pièce de 75 mm. Grant eu l’honneur de l’essayer sur les défenses aztèques d’Aberdeen à partir du 10 mai. Le résultat alla au-delà de ses espérances, les aztèques quittèrent leur position après une semaine de bombardement, l’Ecosse était libérée. La fin de l’année mise à profit par Grant pour former une ligne défensive à Aberdeen. En juillet-août, quelques tentatives aztèques pour reprendre la position se soldèrent par un échec, puis Opsomoc se porta au secours de la deuxième armée, de sorte que Grant fut tranquille pour le reste de l’année.

De son côté, Macarthur ravagea une nouvelle fois la campagne aztèque et réussit en juin à prendre un fort frontalier défendu par une garnison de 5000 soldats. La deuxième armée aztèque se porta alors dans sa direction, mais l’américain réussit à les tenir en distance grâce à son artillerie et captura même quelques canons aztèques. Début août, il tenta de marcher vers Xocopan, mais l’arrivée d’Opsomoc dans la région contraint Macarthur à revenir en Amérique.

1701 allait être le tournant de la guerre, le congrès américain voulait pousser les aztèques à négocier la paix en capturant Texoco. Pour garder un effet de surprises, les américains passèrent tout l’hiver à préparer les provisions et les armes pour lancer l’opération le plus tôt possible. Le 15 mars, les deux armées américaines se formèrent à Boston sous le commandement de Grant, Macarthur étant sous ses ordres. Le 20 mars, ils passèrent la frontière, et le 25, 120000 soldats américains commencèrent le siège. Tezozomoc II mit son général face à ses responsabilités : soit il boutait les envahisseurs hors du royaume, soit il serait sacrifié à Mixcoatl, le dieu de la guerre. En rameutant les soldats de tout le royaume, le roi mit une armée de 140000 hommes à disposition d’Opsomoc. Cette armée s’assembla à Tlaxcala à partir du 30 mars.

Le 5 avril, Opsomoc partit pour Texoco à marche forcée. Les aztèques couvrirent les 100 km qui séparaient les deux villes en 2 jours seulement. Mais les éclaireurs américains prévinrent Grant que l’arrivée des aztèques était imminente. Le général laissa 20000 hommes à Macarthur afin de conduire le siège, tandis qu’il se prépara à accueillir l’ennemi. Le 8 avril 1701, allait avoir lieu la plus grande bataille de l’époque préindustrielle.


(IMG:http://img834.imageshack.us/img834/9144/aztqua1701.png)
Théâtre des opérations en 1701



Les américains s’étaient retranchés sur une ligne de 8km à l’est de Texoco. Au centre de leur position, un promontoire d’une cinquantaine de mètres de haut accueillit l’artillerie et le poste de commandement de Grant. L’accès à ce promontoire ne pouvait se faire aisément que par le sud. De sorte que Grant considéra la position comme très facile à tenir. Il affaiblit volontairement son flanc gauche afin d’attirer les aztèques dans un piège.


(IMG:http://img444.imageshack.us/img444/103/aztequabatailletexoco1.png)
Bataille de Texoco: forces en présence



Et effectivement, à 10h, Opsomoc ordonna à son armée de porter l’effort principal en ce point-là de la défense américaine. Les bataillons américains se retirèrent vite, les aztèques sur les talons, puis s’organisèrent en un arc de cercle pour recevoir l’ennemi. Le feu que déversèrent les fusillers américains décima les bataillons aztèques. Mais c’est surtout la puissante artillerie de Grant qui sonna le glas de milliers d’aztèques. Devant ce barrage de balles d’obus et de terre, les aztèques survivants refluèrent vers leurs lignes.


(IMG:http://img708.imageshack.us/img708/564/aztequabatailletexoco2.png)
Bataille de Texoco: le piège de Grant



Opsomoc fulminait devant la position imprenable de Grant et de son artillerie, aussi, ordonna-t-il à sa cavalerie de contourner les lignes ennemies et de prendre le promontoire à revers. Pendant ce temps, il envoya son armée attaquer les flancs américains. Mais Grant envoya sa propre cavalerie contre celle des aztèques, et, avec l’aide de plusieurs bataillons de fusillers, il tint la cavalerie ennemie à distance de sa position. De son côté, l’infanterie aztèque se battit avec l’énergie du désespoir face à des américains solide en défense et un intense barrage d’artillerie.

(IMG:http://img3.imageshack.us/img3/2735/aztequabatailletexoco3.png)
Bataille de Texoco: l'assaut général aztèque



Alors que la bataille faisait rage, Kotoloc, commandant des fusillers jaguars, vint voir Opsomoc sous sa tente. Les yeux de Kotoloc semblaient sans vie, il avait sans doute mâché ces feuilles qui rendaient les jaguars plus forts et résistants. Le commandant montra au général le promontoire, puis se désigna du pouce. Opsomoc n’eut qu’à acquiescer, personne ne discutait avec un jaguar dans ses moments-là. Puis le commandant quitta la tente, rejoignit ses 10000 hommes, et, après une minute solennelle de prière, ils partirent tous en courant. Opsomoc ordonna alors à tous ses canons de viser le bas du promontoire et envoya la moitié de ses bataillons de réserve à la suite des jaguars.

Dans la plaine, les guerriers jaguars couraient de plus en plus vite, l’ivresse de la vitesse s’ajoutant aux effets de la drogue qu’ils venaient d’avaler. Les américains ne savaient rien de ces terribles combattants, aussi ils réagirent comme d’habitude : dès que l’ennemi fut à portée, ils tirèrent. A chaque salve des dizaines, parfois des centaines de jaguars s’effondraient. Mais les autres ne bronchaient pas, toujours à courir, le fusil en bandoulière, le sac de poudre et le sac de munitions à la ceinture. Arrivés à 50m des lignes américaines, ils poussèrent un cri inhumain qui couvrit pendant quelques secondes le bruit des canons. Les autres soldats aztèques savaient ce que cela signifiait et redoublèrent d’efforts et de courage. Alors, les fusillers jaguars tirèrent sur les américains. Ils avançaient au pas et rechargeaient à une vitesse incroyable pour l’époque, tirant une salve toutes les 20 secondes, sans détourner le regard lorsqu’un camarade mourrait.

Les américains n’avaient encore jamais vu de soldats aussi implacables, et, alors que les jaguars s’approchaient, une bonne partie des fantassins qui gardaient le flanc est du promontoire s’enfuit. Les hommes restant furent massacrés. Grant positionna alors ses hommes en plusieurs lignes face à la pente sud de sa position afin d’accueillir les fanatiques aztèques. Il commençait à paniquer, la moitié de ces assaillants avait dû être mis hors de combat mais ils continuaient à avancer. Ils ne pouvaient pas être humains ! Après 5 minutes d’attente, les américains ne voyaient toujours pas les aztèques arriver au pied de la colline.


(IMG:http://img822.imageshack.us/img822/1883/aztequabatailletexoco4.png)
Bataille de Texoco: l'assaut implacable des fusillers jaguars



Alors, Grant suivit une horrible intuition, il s’approcha du flanc nord pour observer la situation sous le promontoire. Là, il vit des centaines d’hommes en uniformes rouges qui escaladaient le flanc nord de sa position. Ce fut sa dernière vision car un des aztèques resté en bas tira sur le général et le tua d’un coup. Les soldats qui virent leur général tomber, restèrent temporairement muets devant la terrifiante vision des aztèques prenant pied sur le promontoire. Puis, alors que les aztèques commençaient à avancer sur les américains, l’un des soldats sortit de son mutisme et cria.

Mais les américains n’eurent alors pas le temps de se réorganiser, car déjà des guerriers en sang, la bave aux lèvres, leur tombait dessus avec un horrible rictus. Les masses en tek des jaguars firent de tels ravages que les américains abandonnèrent leur matériel et fuirent en courant. Alors que les fusillers jaguars partaient à la poursuite des américains, des unités aztèques prirent possession du promontoire et de l’artillerie américaine qui se retourna contre ses propres troupes. Lee et Sherman qui étaient en charge des flancs ordonnèrent la retraite qui se mua vite en débandade. Voyant toutes les troupes de Grant refouler vers lui, Macarthur n’eut d’autres choix que de lever le siège de Texoco.

(IMG:http://img846.imageshack.us/img846/5092/aztequabatailletexoco5.png)
Bataille de Texoco: la débandade des américains



Les aztèques eurent 30000 morts et 35000 blessés dans la bataille contre une perte totale de 30000 hommes pour les américains. C’était une victoire à la Pyrrhus qui les dissuada de continuer l’affrontement direct avec les américains. De plus, Texoco qui avait été sauvée de justesse avait énormément souffert et nécessitait d’être presque entièrement reconstruite. Pour ces derniers, la préparation du siège coûta énormément de nourriture et d’or, de sorte que le coût de la guerre commença à peser lourdement sur le peuple américain. Le congrès n’ordonnerait plus d’actions offensives avant la fin de la guerre. Macarthur alla donc stationner l’armée en Ecosse pour prévenir toute incursion aztèque.

Le roi aztèque savait qu’il ne pourrait déloger les troupes américaines d’Ecosse tant que la paix ne serait pas signée. Aussi, en 1702 il accepta de négocier avec le président Rossevelt, les négociations qui s’effectuèrent à Chicago aboutirent à un traité de paix le 23 octobre 1702 qui incluait l’Ecosse. A la fin de l’année, l’armée américaine quitta donc l’Ecosse et tout semblait se terminer pour le mieux.
Mais Tezozomoc II envoya son armée envahir l’Ecosse fin décembre 1702, alors qu’il était sûr que l’Amérique ne pourrait réagir. Fort de l’artillerie prise aux américains à Texoco, Opsomoc assiégea Edimbourg en un temps record. De sorte que le 10 janvier 1703, les aztèques avaient annexé et réduit l’Ecosse en esclavage.

La violation du traité de paix et la fourberie de Tezozomoc II lui valut la dénonciation de la quasi-totalité des autres dirigeants du monde. Seuls les anglais et les grecs ne réagirent pas à cette violation. Les premiers car Henry IV ne voulait pas contrarier un puissant voisin. Les seconds par pur intérêt commercial : les aztèques produisaient 90 % de la soie mondiale. Le royaume aztèque souffrirait grandement de cette condition de paria et gardera une rancœur tenace contre les américains à l’origine de cette condition.

Après la période baroque, le monde entra dans une période de paix de plus d'un siècle qui verrait l'âge d'or de nombreux empires.
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Samedi 19 Novembre 2011 à 23h11
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Ou l'art de ménager son effet... :lol:
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Ecrit le : Mardi 22 Novembre 2011 à 15h06
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Voilà, fin de la première partie de mon épopée. J'espère que ce final de mi-parcours vous aura plu.

Peut être que ce que je vais dire tient à l'art de ménager mon effet pour citer beto :lol:
Mais ce n'est aucunement pour cette phase de ma partie que j'ai voulu écrire une épopée. Finalement, si on prend juste cette phase, ce n'est qu'un déroulement banal avec des périodes de guerre et d'autres de paix.
Mais il s'est passé quelque chose d'énorme par la suite qui a motivé mon épopée. Quelque chose qui ne m'étais jamais arrivé dans mes parties de Civ (et çà remonte jusqu'au 2) qui fait que cette partie arrive en deuxième position de mon top 5 des parties les plus intéressantes que j'ai joué contre l'IA (la première ayant été sous BtS).

J'espère que j'arriverai à transcrire l'émotion que j'ai vécu lorsque les petits rouages mis en place, notamment dans cette première phase, ont bougé tous ensemble pour apporter le piment qui en a fait une partie si intéressante.

A bientôt pour la suite donc!

PS:Pour éviter de surcharger ce sujet, je posterai la deuxième partie de mon épopée dans un deuxième sujet.
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 22 Novembre 2011 à 23h08
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Très belle mise en scène, des illustrations toujours au top. :applau2:
Et dire que ce n'était que l'apéritif... :ouaah2:
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