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No spoil mais Ophir n'est pas en première place du GOTM d'octobre
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> petit prince deviendra empereur, première partie
Dohko_Starbuck  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 24 Février 2011 à 10h17
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L'Astucieux



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QUOTE (aaariba @ Mercredi 23 Février 2011 à 18h44)
Sinon, tout critique est la bienvenue. Si vous trouvez que c'est ennuyeux (tellement que vous renoncez à lire par exemple), que ya des trucs à améliorer, allez-y!

:applau2: Très bon tout ça! Ton texte se lit facilement, et on est bien dans l'ambiance :biggrin:

Continue comme ça aaariba :assaut2:


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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Jeudi 03 Mars 2011 à 14h52
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Coeur de Lion



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La bataille d’Hastings



Le 6 octobre à 7h30 du matin, les grecs sont réveillés par le bruit des canons d’Hastings qui font feu sur les tranchées ouest. Les grecs, croyant à un baroud d’honneur de la forteresse, cherchent à faire taire l’artillerie anglaise avec leurs propres canons. Ils ne se doutent pas que, dans leur dos, va bientôt surgir la totalité de l’armée anglaise. A 10h, le gros des troupes anglaises commence à arriver sur place, et sont alors enfin remarquées par les grecs. Ils envoient aussitôt un message au général d’Arc afin de demander des renforts. Les canons de l’ouest sont alors tournés vers l’armée anglaise malgré le feu constant de la forteresse.

Le général reçoit le message à 10h30, n’ayant toujours pas de nouvelles de sa cavalerie, il devra résister à l’assaut qu’avec infanterie et artillerie. Il décide donc de transférer les ailes nord et sud sur l’aile ouest, en ne laissant que le strict nécessaire au nord et au sud. Il demande à ce que les tranchées ouest soient renforcées avec des ventaux de bois afin de se protéger un minimum des flèches et de tirer à couvert.

Les anglais ne se pressent pas, ils attendent que la totalité de l’armée soit sur place. Ceci laisse le temps aux grecs de préparer leur défense rudimentaire. D’Arc se réjouit de son entreprise défensive, ses piquiers prêts à accueillir la cavalerie anglaise, et ses mousquetaires protégés étaient virtuellement invincibles, même à 2 contre 1. De plus, ses canons étaient prêts à faire feu sur l’armée anglaise.

A midi, l’armée anglaise est enfin entièrement sur place. Elle compte alors ses 5000 archers longs, 3000 arquebusiers, 8000 piquiers, 400 chevaliers et 20 canons, le tout sans compter les 1000 hommes et les canons en garnison dans la forteresse. Les grecs opposaient à cela, 3500 piquiers, 7000 arquebusiers et 100 canons. Cependant, seulement les deux-tiers de cette armée étaient mobilisés dans les tranchées ouest. Environ 2500 hommes restaient à l’est et 500 hommes au nord et au sud.

(IMG:http://img34.imageshack.us/img34/5360/hastingsdbut.png)
Matinée de bataille


Après plusieurs dizaines de minutes, l’attente commence à être intenable pour les grecs. Même les canons de la forteresse s’étaient tus. Pourquoi les anglais ne se décidaient pas à attaquer ? Tout simplement parce que le système défensif grec les effrayait. La bataille semblait ne pas devoir avoir lieu lorsque le génie de Malborough se manifesta. Vers 13h, il fait faire une sortie à quelques-uns de ses hommes sur les lignes grecques du Nord tandis qu’il déplace ses canons sur le rempart sud. Les grecs paniquant, ils envoient un message à d’Arc lui demandant de l’aide. Celui-ci se laisse berner par la diversion de l’habile commandant anglais. En effet, lorsque les renforts grecs arrivent au nord, Malborough fait sortir le reste de ses hommes sur les tranchées sud ; soutenu par un intense tir d’artillerie.

Le reste des anglais comprennent alors le message : tandis que d’Arc ne sait plus quel front aider, les chevaliers anglais se replient hors de vue des grecs et se déplace rapidement au Sud afin de prendre la tranchée en sandwich. A 14h, après d’âpres combats, la tranchée sud est investie par les soldats de la garnison et les chevaliers. D’Arc envoie alors une grosse partie de ses hommes libérer la tranchée Sud. Autre erreur : les anglais, qui se doutent que la confusion doit régner dans les rangs grecs, sonnent la charge et, de nouveau, les grecs entendent le fifre anglais retentir.

(IMG:http://img156.imageshack.us/img156/787/hastingssortie.png)
Sortie de Malborough



D’Arc ordonne de tenir la position coûte que coûte. Sur le chemin des tranchées, les soldats anglais tombent par centaines sous les balles et les boulets grecs. Le champ de bataille est vite recouvert par les corps des morts et des blessés. Mais, malgré toutes ces pertes, le fifre continue de se faire entendre derrière le bruit des canons et des mousquets. L’avance anglaise est inexorable, chaque mort est remplacé par deux nouveaux hommes. Les grecs ont l’impression que cette musique, qui avait déjà sonnée leur perte à Oxford, ressuscitait les morts.

Le manque d’effectif grec dans la première tranchée ouest finit par se faire sentir : les anglais commencèrent enfin à l’investir. Or, dans les tranchées étroites et courbes, une pique anglaise est bien plus utile qu’une arquebuse grecque. Les grecs de la première tranchée commencèrent donc rapidement à être débordés. C’est le moment que choisis Malborough pour ordonner aux chevaliers anglais, maintenant du côté de la forteresse, de prendre les tranchées ouest à revers.

Alors que tout semble perdu, l’armée grecque va éviter le désastre militaire grâce à un coup du sort. En effet, le général d’Arc, qui s’était réfugié dans la quatrième tranchée ouest, est tué d’une flèche au début de l’assaut conjoint des chevaliers et des hommes de la forteresse. C’est son bras droit, le colonel Lysandre, présent lui aussi à l’ouest, qui prend le commandement. Son premier ordre est d’évacuer les premières et quatrièmes tranchées tout en faisant s’écrouler les tranchées transversales.

(IMG:http://img202.imageshack.us/img202/852/hastingscharge.png)
Charge anglaise



Son principal souci est de sauver le maximum de canons, la plupart de ceux des tranchées investies par les anglais ont déjà été pris ou sabotés. Les canons sont donc transférés au nord puis à l’ouest. En parallèle, il envoie un message à l’est demandant de renforcer la tranchée nord et de faire sauter les passages vers la tranchée sud dès que possible. Enfin, il ordonne le retrait progressif des troupes vers le nord puis l’est tout en condamnant les tranchées évacuées avec des explosifs. Cette dernière manœuvre obligera les anglais à rester à découvert pour poursuivre les grecs.

La retraite est bien menée : les piquiers sont essentiellement mis côté forteresse pour se protéger des chevaliers, tandis que les mousquetaires s’immobilisent pour tirer sur les poursuivants de l’ouest et rechargent pendant leur retraite. Malheureusement, les charges des tranchées 2 et 3 n’exploseront pas pour une raison inconnue. Les anglais peuvent donc continuer de harceler l’arrière garde grecque qui est obligée de se battre férocement pour ralentir la progression anglaise. Très vite le sol des tranchées est recouvert par les corps des morts et des blessés grecs. Ironie du sort, c’est ce qui ralentira le plus les soldats anglais dans leur progression. Finalement, l'arrivée de renforts grecs stoppe complètement l'avancée ennemie.

Au sud, les anglais tentent de pousser vers l’est. De très durs combats ont alors lieu, durant lesquels un soldat grec du nom d’Hector se distinguera en arrêtant à lui seul la progression des anglais dans la première tranchée. A 15h, les grecs arrivent finalement à faire sauter les jonctions sud-est. La débandade généralisée est donc évitée de justesse.

(IMG:http://img684.imageshack.us/img684/4229/hastingsretraite.png)
la retraite grecque



Vers 16h, Lysandre arrive au quartier général grec. Il envoie aussitôt un éclaireur dans chaque direction afin de rechercher les escadrons de cavalerie grecque. Il fait condamner la jonction entre les tranchées nord et est dès que possible. Ainsi, les grecs sont organisés sur plusieurs tranchées d’axe nord-sud reliées entre elles par des tranchées est-ouest. Et cette fois, toute l’infanterie de l’armée grecque du nord est concentrée dans ce système défensif. Il est alors difficile pour les anglais de lancer l’assaut sans éviter des centaines voire des milliers de nouveaux morts. A ce moment, la bataille d’Hastings est presque finie, seule les tirs d’artillerie résonnent encore, et ce, jusqu’à la fin de la journée.

A la fin de la journée, les pertes grecques s’élèvent à plus de 2000 morts/capturés, 1500 blessés et une trentaine de canons contre 3500 morts et 2000 blessés pour les anglais. La bataille d’Hastings met un coup d’arrêt aux plans grecs dans la région. Malgré son coup élevé, c’est une victoire anglaise. Mais, ceux-ci ne pouvant pas se permettre les pertes nécessaires à l’anéantissement de l’armée grecque, la victoire n’est pas décisive.

(IMG:http://img841.imageshack.us/img841/702/hastingsfin.png)
Fin de la bataille



Les deux armées s’observeront en chiens de faïence pendant 5 jours, le temps que la cavalerie grecque arrive sur place. Lysandre, ainsi protégé par sa puissante cavalerie, peut alors entreprendre la levée du siège et la retraite vers la Grèce. Le 30 octobre l’armée est de retour à Pharsalos où elle prendra ses quartiers d’hiver. A la fin de l'année, Lysandre est promu général par Périclès. Mais, la fusion des deux armées grecques est décidée par le ministère de la guerre. Ce qui permet à Sargon de redevenir le général en chef de l’armée grecque.

Prochain épisode: l'enlisement du conflit.
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 07 Mars 2011 à 13h48
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Petite aparté non-RP histoire d'expliquer ce qu'il c'est vraiment passé dans le jeu:

- toute l'histoire de la colonisation de l'Angleterre dans le sous-continent est vraie, pareil pour la dénonciation et le fait qu'Elisabeth était peu aimée. Idem pour mes ambitions modestes: disons que j'ai la particularité de pas forcément jouer pour gagner. Pour moi, chaque partie de civilization est une nouvelle histoire!

- début de la guerre, j'ai tout simplement massé mes troupes autour de Canterbury que j'ai prise en un tour.

- bataille navale: ma frégate contre le vaisseau de ligne anglais. J'ai beau engager le combat, il prend l'avantage et je suis obligé de me replier sur ma ville pour la réparer. Je bombarde le vaisseau de ligne avec ma ville, et, alors qu'il tente de s'enfuir je le finis à la frégate.

- bataille d'Oxford: voulant faire vite j'ai divisé mon armée en deux: la première sur Oxford, la deuxième sur Nottingham. L'anglais avait un nombre non négligeable de troupes près d'Oxford. J'en ai détruit pas mal, mais j'ai dû me replier pour me guérir histoire d'éviter de perdre des troupes bêtement.
En fait, mon premier général illustre, Sargon, apparait suite à ces batailles.

- campagne d'Arc (qui n'est pas un général illustre dans le jeu). Je poursuis les archers longs anglais dans les collines car ils sont vraiment une plaie à cause de leur énorme portée. Là aussi, je fais des pertes aux anglais mais fini par être obligé de me replier pour me guérir.

- bataille d'Hastings: Hastings n'a pas existé dans cette partie et encore moins la bataille! J'ai juste inventé cet épisode pour expliquer mon repli et l'apparition de mon deuxième général illustre: Lysandre.

Au final, ce début de guerre n'aura pas pris plus d'une quinzaine de tour.
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 07 Mars 2011 à 14h27
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Le Saigneur des Agneaux

Vainqueur de l'open solo II, Champion du GOTM 2007 Vainqueur GOTM 10/06, 01/07, 03/07, 07/07 & 10/07

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Toujours excellent ! :applau2:
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 14 Mars 2011 à 11h58
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1641, raids et tensions aux frontières




Pendant l’année 1641, aucune campagne majeure n’eut lieu. D’un côté, les anglais n’ont pas pu profiter de leur avantage car, en Inde, un nouveau dirigeant avait pris le pouvoir : Radjendra 1er. Ce dernier ne cachait pas son envie d’étendre les frontières de son pays. Or, l’Inde était enclavée entre l’empire babylonien et l’Angleterre. Le premier était aussi puissant que le deuxième était faible. La logique voulait donc que Radjendra se tourne vers l’Angleterre. Aussi, plutôt que de financer une coûteuse campagne en Grèce, Elisabeth décida de renforcer les défenses à la frontière sud. Autre fait marquant, c’est pendant cette année que Malborough fut promu général en chef des armées anglaises. La première de ses tâches fut de moderniser un peu son armée en remplaçant une partie de ses piquiers par des arquebusiers.

Du côté des grecs, l’affaire n’était pas moins inquiétante. Les japonais, deuxième puissance militaire du monde, venaient de placer Almaty sous leur protection. Très vite, des troupes japonaises commencèrent à patrouiller dans la région d’Almaty ; ce qui contribua à attiser les tensions entre grecs et japonais. Sargon se vit donc contraint de masser le gros de ses troupes à Mycènes, une ville située entre Almaty et le désert de Suo. Une négociation avec les anglais eut même lieu en avril. Mais ces derniers, échaudés par leurs victoires à Oxford et Hastings, désiraient récupérer Canterbury en préalable à toute négociation : chose inadmissible pour les grecs. Quant au Shogun, il semblait attendre l’inéluctable accident aux frontières pour déclarer la guerre.

Périclès demanda alors le soutien des autres grandes nations. Heureusement, elles répondirent toutes, excepté l’Egypte, à l’attente du roi grec. Un appel commun à la modération fut donc adressé au Shogun. De l’autre côté, l’Amérique désirait que le Japon entre en guerre contre l’Allemagne. Le Shogun n’eut d’autres choix que de tourner sa soif de conquête vers l’autre côté de l’Océan. En août, un traité de non-agression d’une durée de 40 ans fut signé entre grecs et japonais. Une des clauses du traité étant que la Grèce ne devait en aucun cas s’attaquer à Almaty.
Désormais, la Grèce serait toujours méfiante vis-à-vis de son puissant voisin nippon. Aussi, cet évènement marqua le début la transformation de Mycènes, une petite ville de campagne frontalière, en une métropole côtière militaro-industrielle.

Avec la signature du traité, les grecs pouvaient de nouveau se tourner vers l’Angleterre. Il était cependant trop tard pour une campagne terrestre en 1641. Il fut alors ordonné à l’amiral Themistocle d’aller piller les côtes de l’Angleterre et de mettre à mal les ports anglais. Le raid fut un grand succès : en trois mois de nombreux ports et zones de pêche furent dévastées. Les frégates grecques allèrent même jusqu’à Portsmouth, à l’extrême ouest du pays ennemi. Pour les grecs, les raids permirent de financer l’enrôlement de nouvelles troupes. Pour les anglais, ce fut un désastre économique : sans flotte pour les protéger, les pêcheurs et marins anglais n’avaient d’autres choix que de rester à terre.

(IMG:http://img138.imageshack.us/img138/7741/anne1641paint.png)
Le monde en 1641



En Novembre, la flotte arrêta ses opérations pour mouiller à Pharsalos en attendant la fin de l’hiver. Pendant ce temps, Sargon préparait son plan pour l’année suivante. La légende raconte qu’un soir de janvier 1642, il sortit de sa tente avec Lysandre à ses côtés. Les deux hommes qui étaient loin d’apprécier l’humour, riaient pourtant à gorge déployée. La croyance veut que ce fût le soir où Sargon mit sa stratégie au point, celle qui allait le faire entrer dans l’histoire…

Prochain épisode, la revanche de Sargon
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Konrad le magnifique  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 14 Mars 2011 à 12h07
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oizo or not oizo ?



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vraiment, vraiment, bien ton épopée :bravo1:

je vais lire attentivement bollywood aussi :danse:


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JCVD: les dauphins et les baleines sont des animaux intelligents... dans la mer
"Je me considère moi-même le personnage le plus puissant du monde." Idi Amin Dada
Je sais que je plais pas à tout le monde... Mais quand je vois à qui je plais pas, je m‘demande si ça me dérange vraiment.
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 21 Mars 2011 à 14h47
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Voici l'épisode de la semaine:

La revanche de Sargon



Le 5 Mars 1642, deux semaines avant la reprise des campagnes, Sargon décide de diviser une nouvelle fois l’armée grecque. Mais cette fois, chacune des deux armées seront composées de bataillons d’infanterie, d’artillerie et de cavalerie. La première armée, directement sous les ordres de Sargon pris place sur les collines à l’est d’Oxford. La deuxième, sous les ordres de Lysandre, se déplaça jusqu’à Pharsalos. Ainsi, cela ne permettait pas aux anglais de deviner les projets grecs. Leur armée fut donc encore plus divisée : un quart était sur la frontière avec l’Inde, la moitié dans les Arkonos et le dernier quart était à Oxford. Malborough commandait l’armée des Arkonos, celle d’Oxford était dirigée par le général Lindberg, celui qui avait défait Sargon deux ans auparavant.

Le 20 mars, les deux armées grecques se mettent en marche : celle de Sargon se dirige vers Oxford par l’est tandis que celle de Lysandre feinte en faisant croire à une nouvelle attaque des collines d’Arkonos par le sud-est. Les anglais crurent à deux campagnes distinctes. En fait, toutes les manœuvres grecques participaient au plan de Sargon pour conquérir Oxford… A la fin mars, les éclaireurs d’Oxford virent l’importante armée du général en chef grec. Lindberg décide alors d’affronter l’ennemi à Oxford où il aurait plus facilement l’avantage. De plus, devant l’importance de l’armée grecque, iIl envoie aussi un messager à Malborough afin de demander des renforts.

Pendant ce temps, Lysandre avait habilement éloigné Malborough de la route pour Oxford. Pendant qu’il manœuvrait dans les Arkonos, une petite troupe rejoignait la route afin d’y établir une position fortifiée. Le matin du 29 mars, les anglais furent surpris de ne plus voir l’armée de Lysandre là où elle avait bivouaqué le soir du 28. Le général grec les avait berné : pendant la nuit, il avait obligé ses troupes à rejoindre la position fortifiée sur la route d’Oxford. Le 30, Malborough reçoit le message de Lindberg. Il comprend alors ce que tramait Lysandre. Ainsi, le 31, lorsque les anglais rejoignirent la route d’Oxford, Malborough ne fut pas surpris de découvrir une ligne de défense grecque. Des fossés de remplis de pieux, des palissades et des positions d’artillerie barraient la route. Les anglais ne pouvaient espérer rejoindre Oxford sans de lourdes pertes, et puis, le général anglais avait bien compris qu’Oxford était perdue.

(IMG:http://img710.imageshack.us/img710/4218/campagnepouroxford.png)
La campagne pour Oxford


Après 10 jours de siège, Lindberg n’avait toujours aucun signe de l’armée de Malborough. Les soldats anglais d’Oxford durent se rendre à l’évidence : ils étaient seuls face aux soldats de Sargon. Le général britannique décida alors de tenter le tout pour le tout en effectuant une sortie pour obliger l’ennemi à lever le siège.
L’attaque fut prévue pour le 15 avril. Il comptait essayer de reproduire l’exploit de Malborough à Hastings. Le défaut de la cuirasse grec semblant être à l’ouest car opposé aux lignes de ravitaillement, il comptait faire diversion au nord en espérant que les grecs de l’est viendraient se porter au secours de ceux du nord. Il comptait ajouter à la véracité de la diversion en utilisant une partie de son artillerie.

A la veille de l’attaque, les grecs comptaient 12.000 hommes dont 8.000 arquebusiers, 3000 piquiers, 1.000 cavaliers à carabines ainsi que 100 canons, le tout divisé sur 4 quarts de cercle autour de la ville. Tandis que l’armée anglaise comptait 3000 piquiers, 3000 arquebusiers et 200 chevaliers à épée longue ainsi que 50 canons dont la moitié était vétuste. Lindberg espérait donc qu’en concentrant 75% de ses forces sur 25% de celles de l’ennemi, il arriverait à briser une partie du siège et permettrait à la ville de se ravitailler le temps que Malborough arrive. Mais c’était sans compter que Sargon avait délibérément fait un dispositif de défense moins important et moins profond à l’ouest afin de permettre à sa cavalerie de manœuvrer si nécessaire.


(IMG:http://img9.imageshack.us/img9/5418/oxfordladiversion.png)
la bataille d'Oxford: la diversion



Lorsque la diversion commença le matin à 9h, Sargon ne tomba pas dans le panneau. Tout en faisant mine de transférer une partie des troupes de l’ouest vers le nord, il regroupa toute sa cavalerie et la fit se cacher à l’abri de la vue anglaise dans le bois à 1,5km à l’ouest des positions grecques. De plus, il transvasa une bonne moitié de ses troupes de l’est vers le sud et le nord. A 10h30, le fifre anglais se fit une nouvelle fois entendre, l’attaque principale était lancée. Mais Sargon était bien décidé à conjurer la malédiction.

(IMG:http://img708.imageshack.us/img708/2069/attaqueu.png)
la bataille d'Oxford, l'attaque anglaise



Les anglais gagnèrent rapidement du terrain, les grecs faisant mine de faire retraite sans combattre. Une fois les anglais dans la deuxième tranchée, Sargon estimait qu’il était temps de piéger les anglais. Une fusée éclairante fut tirée: c’était le signal de départ pour la cavalerie et pour l’infanterie grecque du sud et du nord. Du haut des remparts, Lindberg eut tout le loisir de voir le piège de Sargon en action : les troupes grecques du Nord et du sud convergeaient vers la 3ème tranchée est, tandis que les troupes de l’ouest continuaient de reculer. Les soldats anglais croyant gagner la bataille, s’engouffraient dans les tranchées délaissées par les grecs.

(IMG:http://img62.imageshack.us/img62/3493/encerclement.png)
bataille d'Oxford : le piège de Sargon



Le commandant anglais tenta de prévenir ses troupes en faisant agiter le drapeau de retraite et en faisant cesser le feu à ses canons. Mais ses soldats ne prêtaient plus attention à ce qu’il se passait derrière eux, et le vacarme de l’artillerie grecque remplaça très vite celui produit par la forteresse. Lindberg vit alors le gros de ses troupes se faire encercler, puis se faire charger par la cavalerie grecque. Cette dernière fit d’ailleurs des centaines de mort avec ses carabines. Puis Lindberg assista impuissant à l’anéantissement de l’arrière garde de ses troupes par les arquebusiers grecs et au déluge de feu de l’artillerie ennemie. Enfin, il dut supporter la vision des milliers de grecs convergeant de toute part vers les anglais. A 13h, après un combat acharné d’une heure et demie qui coûta de nombreuses vies, les soldats anglais survivants se rendirent enfin.

(IMG:http://img714.imageshack.us/img714/3075/oxfordlemassacre.png)
bataille d'Oxford: le massacre



La bataille avait couté 4500 hommes aux anglais (prisonniers ou morts), il ne restait qu’à Lindberg ses 1500 hommes de réserve et ses chevaliers. Du côté grec, seules quelques centaines d’hommes étaient à déplorer.

Quelques jours plus tard, Lindberg offrit de capituler à condition qu’il puisse rejoindre Nottingham avec ses hommes sans être inquiétés. Sargon, beaucoup plus sage qu’au début de la guerre préféra accepter l’offre afin d’éviter des pertes inutiles. De plus, il rendait les prisonniers anglais à condition que Lindberg ne combattit plus avec ses hommes jusqu’à l’année prochaine. Le général anglais accepta, chaque soldat pourrait servir plus tard. Il ne se doutait pas que le massacre avait tant traumatisé ces hommes que la plupart ne pourraient plus combattre efficacement.

Deux ans après le désastre de la première bataille pour Oxford, Sargon avait enfin pris sa revanche. Lorsqu'il entra en dans la forteresse, le destin était déjà en marche...

Prochain épisode: Malborough verrouille les Arkonos
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 04 Avril 2011 à 13h41
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Après une semaine d'absence, voici la suite!


Le verrou Arkonos




La prise d’Oxford bouleversa les deux camps : Périclès révisa ses ambitions à la hausse et désirait désormais agrandir son royaume jusqu’au pied de l’Olympe. Pour cela, il fallait prendre Nottingham. Les anglais, par contre, laissèrent de côté leur arrogance et cherchèrent à négocier à tout prix afin de conserver un pied à l’est de l’Olympe. Mais les grecs ne pouvaient accepter moins que Nottingham.

Cette ville côtière était particulièrement bien située d’un point de vue stratégique : elle verrouillait la seule route permettant de traverser les Olympes du nord. Nottingham était placée en contrebas d’un plateau ponctué de forteresses construites lors des invasions barbares et renforcées depuis. Ce plateau faisait partie du système de défense naturel que constituaient les Arkonos et que complétaient les collines d’Oxford. Mais, maintenant qu’Oxford était prise, un défaut dans la cuirasse était révélé : la route qui reliait anciennement la ville à Nottingham, bien que bordée par des forts, constituait une voie royale pour les grecs car elle empruntait les principaux cols.

Pour protéger Nottingham, la route devait donc être verrouillée par une importante forteresse afin de re-compléter le système de défense des Arkonos. La ville de Northampton, située sur un des principaux cols, fut désignée par Malborough comme le site idéal. Le col était bordé par deux pics dont les pentes pouvant accueillir des forts avec vue sur la pente sud. Le général anglais qui avait prévu la chute d’Oxford commença les travaux dès début avril. Il fit surélever les remparts déjà existants, puis rajouta un mur d’enceinte en étoile afin de faciliter la défense. Enfin, il fit construire les deux forts latéraux. En attendant que la ville soit prête pour compléter le système de défense, Malborough compléta lui-même le verrou avec son armée en se portant bien au sud de Northampton pour attirer l’attention des espions grecs.

Du côté grec, Lysandre avait reçu l’ordre d’attendre Sargon sur la ligne de défense. Il se contenta donc de ronger son frein en étudiant la composition de l’armée ennemie.
Les deux armées grecques ne firent la jonction que le 10 mai 1642, Sargon décida d’avancer sur la route de Nottingham pour tenter d’atteindre la ville pendant l’été. Il ne s’inquiétait pas des forces de Malborough qui étaient 4 fois moins nombreuses que l’armée grecque.

Face à la menace ennemie, Malborough devait à tout prix gagner du temps. Il eut le génie d’organiser sa cavalerie différemment : les armures des chevaliers étant relativement inutiles faces aux arquebuses et aux carabines grecques, il donna l’ordre à tous ses cavaliers de ne porter que des vestes de cuirs. Les chevaux se firent retirer leurs carapaçons et les chevaliers durent troquer leur épée longue contre une longue lance de bois à pointe en métal. Les premières unités de lanciers anglais, qui feront tant de merveilles dans le futur, venaient de naître. De plus, être lancier n’était pas réservé qu’aux nobles, contrairement aux chevaliers. De 300 unités de cavaleries, l’armée anglaise passa à 1000 en moins de deux mois. Pour ralentir la progression ennemie, Malborough ordonna à chacun de ses mille cavaliers de porter en croupe un archer long, de harceler les flancs ennemis puis de fuir.

Cette tactique porta ses fruits, Sargon était obligé de faire patrouiller sa cavalerie tout autour de la longue file de l’armée. Ce qui l’empêchait d’avoir une avant-garde trop en avant du corps de l’armée. De plus les flèches anglaises faisaient des ravages au moral des hommes et les premières désertions survinrent dans l’armée grecque. La progression dans les collines s’avéra plus longue que prévue et le 1er juin ils étaient encore à 70 km du col de Northampton.

Dans la ville la première enceinte était finie et les forts latéraux, bien qu’incomplets, pouvaient désormais recevoir les nouveaux canons offerts par les japonais. Mais, la deuxième enceinte venait juste d’être commencée. Malborough se résolut donc à la dernière extrémité : engager une bataille avec les grecs pour gagner le temps nécessaire à finir le verrou des Arkonos. Le temps que mettraient ensuite les grecs pour enfoncer le verrou permettrait largement de lever une nouvelle armée en Angleterre.

Le 10 juin, il positionna son armée sur la plaine surplombée par le petit fort de Norwich. Le fort surplombant la route menant à Northampton était donc un passage obligatoire pour les troupes de Sargon. La pente à cet endroit était rude les anglais disposeraient donc d’une position avantageuse. Les grecs n’étant qu’à 2 ou 3 jours de marche du fort, Malborough fit creuser des tranchées de part et d’autres de la route par la population locale et les protégea par des pieux. Des positions d’artillerie furent placées du côté opposé au fort, afin de prendre les grecs sous des feux croisés.


(IMG:http://img705.imageshack.us/img705/1003/verrouarkonos.png)
Le verrou Arkonos



Le 12 juin, Sargon fut averti par des éclaireurs de la position anglaise. Il comprit alors que par cet acte désespéré les anglais cherchaient à gagner du temps. Pour quelle raison ? Il envoya des éclaireurs au-delà de l’armée anglaise pour le savoir. Il fit arrêter son armée à une demi-journée de marche de Norwich afin d’attendre la réponse à cette question. A la fin de la journée du 13, Sargon connut tout de la volonté des anglais de renforcer Northampton. Il comprit tout de suite que, si les anglais réussissaient leur objectif, ce ne serait pas des semaines qu’il faudrait pour atteindre Nottingham, mais des années !

Il devait renverser l’armée de Malborough et atteindre Northampton au plus vite. Il alla lui-même observer avec Lysandre les positions ennemies au matin du 14 juin. Le génie de Maborough lui apparut aussitôt : attaquer cette position, même à 4 contre 1, serait très coûteux. Mais la contourner, c’était perdre de précieuses semaines dans un long détour par de petits sentiers de terre. Il allait falloir combattre…

prochain épisode, la bataille de Norwich...
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aaariba  Hors ligne
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La suite (désolé pour les cartes dures à lire).

La bataille de Norwich



Sargon établit un plan dans lequel Lysandre jouerait un rôle clé. Ce dernier devait prendre environ un quart des hommes avec une grande partie de l’artillerie afin de la positionner en altitude avec vu sur les positions anglaises. Ceci prendrait quelques jours, aussi, le jour de l’assaut fut fixé au 17 juin.

Mais le 16 juin, une pluie torrentielle dura toute la journée, elle eut plusieurs conséquences. Premièrement les tranchées anglaises se retrouvèrent en partie envasées et durent être recreusées à la hâte. Deuxièmement, la position de Sargon, en plein sur la pente, fut victime de coulée de boue et des pertes en hommes et en matériel furent déplorées. Enfin, elle ralentit de beaucoup la progression de Lysandre dans les collines, les canons surtout n’arrêtaient pas de s’embourber. Il dut s’arrêter régulièrement pour dégager les canons et, fut contraint d’avancer toute la nuit pour essayer de rattraper une partie de son retard.

(IMG:http://img820.imageshack.us/img820/2956/attaqueq.png)
Situation avant la bataille



Le 17 à l’aube, les troupes de Sargon étaient sur le départ et motivées par un discours de leur chef qui les assurait que le combat se ferait à 4 contre 1 en leur faveur. Mais Sargon n’était pas convaincu par ses propres paroles : il ne pouvait reculer l’heure de l’assaut comme le requerrait les conditions du terrain, car, si Lysandre attaquait sans lui, l’effet de surprise serait nul. Les anglais ne manqueraient alors pas de se replier sur une nouvelle position.

C’est donc la mort dans l’âme qu’il ordonna l’assaut. Seule l’infanterie s’élança, la cavalerie était inefficace dans un tel bourbier. Les quelques canons qui lui restait furent positionnés de façon à pouvoir pilonner le fort anglais, seul objectif à portée de tir. Il avait concentré le gros de ses troupes sur le côté droit, à l’opposé du fort. Il espérait ainsi limiter les dégâts que ferait la forteresse à ses hommes. La bataille de Norwich commença donc par une charge grecque maladroite accompagnée par le tonnerre des canons anglais.

La boue n’arrangea pas la charge et de nombreux soldats grecs furent tués par les tirs de canons avant même d’être à portée de mousquets des tranchées anglaises. De plus, les canons grecs ne purent tirer au début de la bataille, la poudre état trop humide. Ils ne commencèrent à faire feu que deux heures après le début de la bataille, à 10h30. A partir de là, le fort pilonna les canons plutôt que les soldats grecs. Ces derniers purent enfin progresser sur ce champ de bataille qui se transformait en abattoir. Ils atteignirent le plateau, et les deux premières lignes de tranchées tombèrent alors aux mains helléniques.


(IMG:http://img861.imageshack.us/img861/1295/attaque.png)
Début de l'attaque



Mais, ces tranchées avaient été conçues pour être très bien exposées au feu des canons de Malborough. Pendant l’heure qui suivit, des centaines de grecs tombèrent sous les boulets anglais. Et les deux tranchées finirent par être quasiment comblées par les corps et la boue. Les grecs durent donc se replier sur la pente. De son côté, le fort commençait à sérieusement malmener l’artillerie grecque. Sargon évita d’ailleurs la mort de justesse lorsqu’un boulet anglais happa son aide de camp situé à 1 mètre de lui.

A midi, les grecs n’arrivaient pas à reprendre pied sur le plateau, et il n’y avait toujours aucun signe de Lysandre. Malborough commençait même à espérer pouvoir gagner la bataille. Il ordonna à ses troupes de recreuser les premières tranchées. Mais, chaque nouvel assaut grec empêchait les anglais de mener leur projet à terme.

A 13h30, au vu du massacre, Sargon lança l’ordre de repli. Mais, alors que les soldats commençaient à quitter le champ de bataille, les canons de Lysandre tirèrent enfin. Ils étaient sur une position précaire : une pente forte sur laquelle ils avaient posés des troncs d’arbres pour bloquer les roues des canons. Cette position instable fit perdre aux grecs plusieurs canons. Néanmoins, depuis sa position inattaquable, Lysandre résussit à faire taire les canons de Malborough en moins d’une heure. L’assaut grec reprit alors de plus belle et les anglais ne purent que se retirer face à la violence de l’assaut et au pilonnage grec. A 16h30, les troisièmes et dernières lignes de tranchées étaient attaquées. Malborough dut alors se résoudre à ordonner la retraite.

Le fort, isolé de l’armée anglaise par les grecs continua à se battre jusqu’à 18h, heure à laquelle les canons grecs se retournèrent vers lui. Sargon chercha ensuite à rattraper les anglais avec sa cavalerie. Mais Malborough, prévoyant cette manœuvre, avait préparé une embuscade d’archers longs pour couvrir sa retraite. Celle-ci obligea la cavalerie grecque à faire marche arrière.

(IMG:http://img196.imageshack.us/img196/2571/norwicharrivedelysandre.png)
Arrivée de Lysandre et fin de la bataille



La bataille de Norwich bien que gagnée par les grecs fut un désastre stratégique pour eux. Des milliers de soldats grecs avaient été tués ou blessés contre quelques centaines chez les anglais. Mais surtout, les canons de Lysandre furent très endommagés par leur descente de la pente raide. Au mieux, il faudrait plusieurs semaines pour que des réparateurs arrivent sur place. En attendant, il était hors de question d’attaquer une forteresse sans tous les canons disponibles.

Sargon dut se rendre à l’évidence : Malborough venait de fermer le verrou des Arkonos et le conflit allait s’enliser. Au cours des mois de l’été et de l’automne 1642, il entreprit de sécuriser la voie entre Oxford et Pharsalos. En novembre, l’armée prit ses quartiers d’hiver près d’Oxford. Quant au général anglais, il protégea Northampton jusqu'à la fin des travaux.

Prochain épisode : un nouvel acteur dans le conflit...
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Lundi 18 Avril 2011 à 15h49
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QUOTE (aaariba @ Vendredi 15 Avril 2011 à 17h04)
Prochain épisode : un nouvel acteur dans le conflit...

Hmmm... :doute: ... je sens bien l'Indien.


Bravo ! Toujours aussi intéressant ! :applau2:
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 19 Avril 2011 à 13h50
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Enlisement et nouvel acteur dans le conflit



Le verrouillage de la route de Nottingham obligea les grecs à se lancer dans une guerre de sièges, peu coûteuse en hommes, mais très lente. Ainsi, le début de l’année 1643 fut marqué par la prise de plusieurs fortins des Arkonos. Mais les petites places fortes étaient légions, et, au rythme d’une place forte par mois, les grecs n’atteindraient pas la côte nord avant 1650.

Face au changement de tactique grec, Malborough adopta lui aussi une nouvelle stratégie. Pour maintenir un siège, les grecs avaient besoin d’un ravitaillement continu. Le général anglais décida donc d’harceler ces lignes de ravitaillement. Pour ce faire, il n’utilisait plus que des lanciers avec parfois des archers en croupe. Les rangs de ces unités grossissaient et à la fin de l’année la cavalerie anglaise comptait 2000 hommes.

Ceci eut plusieurs conséquences. Premièrement, le rythme de prise de forts diminua considérablement. Alors que les grecs avaient pris 5 places fortes entre mars et août, ils n’en prirent qu’une entre août et novembre. Deuxièmement, Sargon fut obligé de mobiliser sa propre cavalerie pour protéger les convois. Alors, Malborough se reporta sur les flancs grecs moins protégés. Troisièmement, ces actions de guérilla anglaises eurent un impact considérable sur le moral grec et de nombreuses désertions eurent lieu. Enfin, en novembre, alors que les grecs assiégeaient une petite citadelle au sud d’Hastings, Malborough réussit à libérer deux fortins grâce à l’aide de paysans locaux. Les frontières ne cessèrent de bouger qu’avec l’hiver rigoureux. Celui-ci empêcha même de reprendre les campagnes avant avril 1644 !

En ce début d’année qui marquait le 45ème anniversaire de Périclès, les armées firent un va et vient constant. Lorsque les grecs prenaient une place forte, ils se reportaient sur une autre et, pendant ce temps, les anglais reprenaient la première forteresse. Ce petit manège dura jusqu’en juillet, date à laquelle Sargon décida minutieusement de renforcer chaque fortin fraichement pris avant d’en attaquer un autre. Ainsi, les anglais ne pourraient reprendre les forteresses avant l’arrivée des secours. Mais du coup, la progression devenait aussi beaucoup plus lente, d’autant plus que les forteresses anglaises ne cessaient d’être renforcées. Un malheur n’arrivant jamais seul, les récoltes furent mauvaises en Grèce et la campagne dut être arrêtée en octobre à cause du manque de provisions.

Il faut cependant noter que territorialement parlant, l’année ne fut pas si mauvaise. Pour la première fois depuis la création du royaume grec, le territoire s’étendait de façon continue entre l’océan boréal et l’océan Pyrhéen. En effet, Mycènes était dorénavant reliée au territoire, ce qui interdisait aux japonais d’entrer dans le sous-continent sans passer par la Grèce. A noter aussi qu’Ephèse et Canterbury furent aussi incorporées au territoire. La Grèce commençait à sortir de son statut de confédération de cités pour gagner celui de royaume unifié.

Le début 1645, n’annonçait rien de bon pour le reste de l’année. Les grecs durent, encore une fois, lever le siège d’Hastings à cause du manque de ravitaillement. Pourtant, du côté anglais l’ambiance était beaucoup plus morose. Le grand espion anglais Beto avait rapporté une importante concentration de troupes indiennes à la frontière. Radjendra 1er commençait en effet à rassembler ses éléphants, ses canons et ses arquebusiers afin de marcher sur l’Angleterre.

Elisabeth prit rapidement sa décision : mieux valait défendre les riches plaines de York et de Londres que de lointaines collines ingrates. Ainsi, en avril 1645, Malborough et une grande partie de l’armée anglaise se déplacèrent vers York. Ce qui restait face aux grecs fut confié au jeune prince héritier, le futur Henry III. Un mois plus tard, la guerre fut déclarée et l’armée indienne déferla sur le cœur de l’Angleterre.

Ce dernier était encore un novice, et la théorie qu’on lui avait inculquée consistait surtout en de grandes batailles dans les règles. Il entreprit alors de démanteler le reste de ses lanciers qui prenaient des archers longs en croupe. Ces derniers furent incorporés à l’infanterie qui ne comportait alors presque plus que des arquebusiers. Les piquiers anglais s’étant avérés inutiles contre la cavalerie grecque.
Henry III comprit qu’avec sa petite armée il ne pourrait gagner une bataille dans les règles, il mit donc à profit le deuxième semestre de 1645 pour lever plus de troupes dans la région tout en menaçant les grecs sur certains sièges afin de les contraindre à faire retraite.

(IMG:http://img685.imageshack.us/img685/8414/lemondeen1645.png)
Le monde en 1645



Les grecs ne profitèrent pas longtemps de l’absence de Malborough. En effet, au début de l’été, Sargon et Lysandre furent appelés d’urgence à Athènes. Au palais, la situation était considérée comme préoccupante. Périclès entretenait de bonnes relations avec Radjendra, mais il ne voulait pas se retrouver avec un nouveau voisin trop puissant. Mieux valait pour voisin, une Angleterre moribonde qu’une Inde expansionniste.

Aussi, Périclès donna un ultimatum à ces généraux : l’année 1646 devait être celle de la chute de Nottingham. La paix devait être conclue de toute vitesse afin que l’Angleterre puisse faire face à l’Inde avec tous ses moyens. Les généraux furent chargés de rendre visite aux alliés de la Grèce : Vienne et Lhassa afin de les presser à les aider dans la dernière année de la guerre contre l’Angleterre.

La visite à Lhassa apporta surtout des promesses et de belles paroles. Mais la visite à Vienne, le plus vieil allié de la Grèce, fut bien plus fructueuse. L’archiduc de Vienne apporta le plus beau présent qu’on pouvait faire à un général : une nouvelle arme, le fusil… Cette arme qui venait de la lointaine Egypte était bien plus facile à recharger qu’un mousquet ou une arquebuse et permettait donc d’avoir une cadence de tir deux à trois fois plus élevée ! Pendant l’automne et l’hiver les manufactures d’armes grecques tournèrent à plein régime afin que, au début de la dernière campagne contre les anglais, la moitié de l’infanterie grecque soit équipée avec de telles armes.

Il ne restait plus qu’à établir un plan pour atteindre Nottingham en un an. Plus facile à dire qu’à faire…
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 19 Avril 2011 à 14h26
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Dans la vraie partie, tu t'es vraiment enlisé dans une attaque terrestre vers Nottingham ?
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 19 Avril 2011 à 14h28
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Disons que j'ai dû soigner mes unités après les attaques dans les collines. Du coup je fais passer çà en RP comme de l'enlisement.
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tony  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 19 Avril 2011 à 23h53
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sincèrement EXCEPTIONNEL comme épopée ! La suite !


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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 26 Avril 2011 à 14h21
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Plan de campagne



8 mois de campagne pour avancer de 200km en plein territoire anglais truffé de forteresses, c’était court. Le seul moyen d’atteindre Nottingham rapidement, c’était de casser le verrou de Northampton ! Avec leurs nouvelles armes, les grecs étaient surs de l’emporter dans un combat normal. Mais, la forteresse était incroyablement fortifiée : depuis 1642, elle avait gagné une enceinte supplémentaire et 2 forts avaient été rajoutés sur les flancs de collines. Bref, la forteresse interdisait le passage du col à l’armée grecque. Même si Sargon assiégeait la citadelle, il ne pourrait l’encercler. Elle serait donc ravitaillée en permanence, ce qui rendrait le siège extrêmement long et couteux, voire impossible.


(IMG:http://img689.imageshack.us/img689/6811/arkonosen1646.png)
Les Arkonos au début de l'année 1646



Il fallait donc encercler la citadelle, pour la faire tomber. Or, le seul moyen de parvenir rapidement au nord de celle-ci était de débarquer une armée en plein territoire anglais. Mais les capacités grecques de transport en mer étaient limitées, seul un cinquième de l’armée pourrait être débarquée, soit moins que l’armée dont disposait Henry III. L’opération était donc risquée: si le prince anglais attaquait les troupes débarquées avant la prise de Northampton, les grecs seraient refoulés à la mer.

(IMG:http://img585.imageshack.us/img585/7440/northampton.png)
La citadelle de Northampton (en rose, les collines)


Le port anglais de Grimsby fut choisi pour permettre le débarquement. En dehors de Nottingham, c’était un des rares ports assez grand et profond capable d’accueillir les bateaux ravitailleurs grecs. L’amiral Themistocle, vainqueur de la bataille d’Andros, fut donc convié aux discussions. Il calcula qu’il faudrait environ 2 semaines de mer depuis Sparte pour atteindre Grimsby. De plus, il assura qu’il était impossible de partir avant la mi-mars, les icebergs de l’océan boréal risquant de causer de graves avaries aux vaisseaux de transport. La petite ville anglaise était tout de même fortifiée et une action amphibie allait donc être nécessaire pour enlever la ville.

La dernière reconnaissance de Grimsby datait d’il y a plus d’un an. Elle était plutôt positive : les remparts datant du Moyen-âge étaient mal entretenus et seulement deux tours gardaient l’accès au port. Mais, il faudrait tout de même une opération amphibie pour neutraliser les tours. Le plan suivant fut donc établit : la petite armée sous les ordres de Lysandre embarquerait le 17 mars. Une fois en vue de Grimsby, un groupe d’élite sera amenée à terre en pleine nuit. Ce groupe devra s’infiltrer dans la ville et s’emparer des tours. Alors seulement, le gros des troupes, l’artillerie et la cavalerie pourront être débarquées. Sargon leur autorisera alors 1 semaine pour mettre le cap sur Northampton. C’est de Grimsby que partira l’approvisionnement des troupes de Lysandre, il était donc capital de tenir la ville. L’amiral devra se charger de remettre en état les remparts de la ville avec ses marins. Tandis qu’une garnison de quelques centaines de soldats sera mise en place.

De son côté, Sargon partira en campagne début mars, il commencera par faire une diversion en attaquant les Arkonos de l’ouest, un terrain beaucoup moins praticables que celles de l’est. Ainsi, il détourner le jeune Henry III de l’attaque de Grimsby. Et c’est seulement au début avril, qu’il effectuera un mouvement vers l’est pour atteindre le sud de Northampton. Si tout se passait bien, seuls quelques jours devraient séparer l’arrivée des 2 armées à Northampton.

En janvier Périclès donna son aval pour la réalisation du plan. Il décida que lorsque la forteresse tombera, il prendrait lui-même en main les négociations de paix. En février, de nombreux arbres de Grèce disparurent, transformés en navire de transport. Des forêts entières disparurent afin de permettre le premier grand débarquement de l'histoire...

Petite question pour ceux qui suivent : il y a une autre guerre en cours dans le monde, qui est en train de la gagner?

Le premier qui répondra apparaitra dans le prochain épisode : Objectif Grimsby...
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