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> petit prince deviendra empereur, première partie
aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 04 Février 2011 à 16h25
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Coeur de Lion



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Bonjour à tous,

Cela fait longtemps que je n'ai pas visité ce forum. Et bien ma première visite sera dédiée à l'histoire d'une de mes parties où je ne cherchais pas vraiment à gagner. Mais le hasard des relations diplomatiques à voulu que je sois propulsé au rang de puissance dominante à la suite d'une guerre mondiale. Une fois encore, le jeu m'a surpris et a su me garder en haleine jusqu'au bout.

Cette histoire allie librement, résumé des faits et de RP (surtout à partir du grand tournant de la partie). Mais les grandes lignes se sont vraiment déroulées dans le jeu. Les dates sont par contre inventées histoire de rester crédible sur le déroulement des évènements. Je n'utiliserai pas de screen du jeu tout simplement parce que je n'ai plus la partie sur mon disque dur :'( . Cependant, je ponctuerai toute l'histoire avec des cartes faites de mémoire, pour faciliter la lecture.

J'espère que les lecteurs apprécieront ce "petit" RP.

Civilisation: aléatoire >> Grèce
carte : aléatoire >> Pangée
taille : grande
difficulté : Prince
vitesse : normale (je regrette de ne pas avoir fait un petit marathon du coup)
nombre de dirigeants : 10
nombre de cité-états : 17
objectif de développement : prendre mon sous-continent et tenir tranquilou jusqu'à la fin

Au commencement



(IMG:http://img842.imageshack.us/img842/1296/petitpaysdeviendraempir.png)


Carte physique de Gaïa



Tout commença en 4000 avant GP, lorsque des nomades fondèrent un petit village au sud d’un grand golfe. Ce village fut baptisé: Athènes. Il était situé dans une région fertile sur la côté proche d’un haut lieu de reproduction pour les baleines. Celles-ci allaient devenir la base commerciale d’un empire millénaire.

Après un développement laborieux au départ, les athéniens ne tardèrent pas à explorer le monde qui les entoure et à prendre contact avec leurs voisins, notamment de Lhassa et de Vienne qui deviendront deux de leurs amis les plus fidèles. Ils découvrirent vite qu’ils étaient situés sur un sous-continent, limité à l’ouest par une immense chaine de montagne qu’ils appelèrent Olympes, au nord par un océan boréal, à l’est par le grand océan Pyrhéen, au sud-est par un désert (le désert de Suo) et au sud par la mer Egée.

(IMG:http://img152.imageshack.us/img152/1531/petitpaysdeviendraempird.png)


Départs des civilisations.




Après la fondation d’une deuxième cité, Sparte, proche de Vienne au nord et d’une autre source de baleines, les athéniens se donnèrent le nom de grecs ! Ils remarquèrent que sur leur sous-continent, ils étaient les seuls à avoir une politique expansionnistes, les autres occupants n’étaient que des cités états. Au-delà de l’Olympe ils découvrirent que leur continent était immense et recelait plein d’autres civilisations, dont les plus proches étaient les anglais et les indiens. Au-delà du désert du sud ils explorèrent un autre sous-continent, habité lui par les japonais.
Avec l’inauguration du grand phare d’Athènes débuta l’ère moderne et l’année 0 du calendrier. De plus, sa construction appuya encore plus le caractère explorateur et marin des grecs.

La Grèce devint petit à petit un modèle démocratique, ses citoyens ayant la liberté d'élire le gouvernement. Mais le roi restait intouchable, elle s'orientait donc vers une monarchie constitutionnelle avec pour principal objectif, le développement du commerce maritime.

Dans l'esprit des grecs, il était clair que tout le sous-continent leur appartenait et que les cités états présentent dessus seraient amies ou écrasées. Leur méthode de colonisation, celle des comptoirs, était peu rapide : ils fondaient un comptoir loin de leur capitale, comptoir qui finissait par devenir une grande ville avec une large influence. Elle était bien entendu inféodé à Athènes.
Aussi, les grecs ne furent pas rapides dans leur expansion territoriale. Mais, comme ils entretenaient de très bonnes relations avec toutes les autres civilisations du monde, excepté les lointains égyptiens, ils n’étaient pas dans une logique de colonisation agressive.

La frontière au niveau du désert de Suo fut vite établie par la ville de Mycènes, les grecs n’avaient pas envie de se développer plus au Sud. Cependant ils furent plus lents à développer leur territoire vers l’Ouest, ils n’étaient pas pressés sachant que Tyr et Belgrade empêchaient le voisin Indien de coloniser le sous-continent. Ainsi, au milieu du Moyen âge, les grecs n’avaient colonisés que la moitié du sous-continent, et très peu à l’Ouest, un territoire fertile qui intéressait aussi les riches anglais.

(IMG:http://img153.imageshack.us/img153/3774/petitpaysdeviendramonde.png)


Situation du monde au milieu du Moyen-âge




La suite au prochain épisode
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Moineau Legendaire  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 04 Février 2011 à 16h37
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Génial une épopée Civ5!! :bravo1:
Comment t'as eu ces screens?


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"On pourrait donc lui emprunter ses ouvriers, non ? Puisqu'il ne s'en sert pas efficacement... On lui rendrait dans, mmmh, cinquante tours, escorté de masses/trébuchets..." Pendragon
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rosieta  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 04 Février 2011 à 16h41
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Effectivement quel drôle de screens mais très sympa, ca fait futuriste :bravo1:

Ça fait plaisir de voir qu'il y a du monde qui font des parties sur civ5.

Merci à toi de nous l'as faire partager :merci:


:friends:


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...
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Vendredi 04 Février 2011 à 16h47
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Ce ne sont pas des screens :P

Mais des cartes faites de mémoire à l'aide d'adobe illustrator.

Avant je les faisais sur paint, mais illustrator est beaucoup plus précis (un petit peu plus laborieux aussi ^^)

Du coup, le texte je le tape vite, j'ai bien 10 messages de prêt à poster, mais les cartes qui vont avec ne sont par forcément prêtes.
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Samedi 05 Février 2011 à 0h25
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Le Saigneur des Agneaux

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Très bon début. Les cartes sont excellentes. Continue comme ça ! :applau2:
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Dimanche 06 Février 2011 à 16h43
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Graine de discorde



A la fin du Moyen-âge, vers 1450 ap. GP, les anglais fondèrent Nottingham, sur le sous-continent grec, juste à l’Est des montagnes de l’Olympe. Les grecs réagirent en fondant Pharsalos non loin à l’est de la ville anglaise. La fondation de la ville était aussi un moyen de protectionnisme commercial car ils s’attribuèrent ainsi la zone de reproduction baleinière contestée par les anglais. Cette ville permit ainsi aux grecs de garde le monopole des produits à base de baleine. Face à cette revendication, les anglais ne protestèrent que par formalité. L’incident diplomatique était évité de justesse.

Mais, 50 ans plus tard, les anglais réitérèrent l’affront en fondant la ville d’Oxford au sud de Pharsalos. Cette fois, les diplomates grecs protestèrent vivement auprès de la couronne d’Angleterre. Le roi Henry 1er fit taire les revendications grecques en leur promettant d’arrêter la colonisation sur le sous-continent ainsi que des avantages commerciaux. Les grecs qui formaient alors un peuple commerçant et pacifique commencèrent à se méfier des autres nations et particulièrement des anglais. Afin de protéger leurs intérêts commerciaux en cas de tensions, la création d’une marine militaire fut instaurée. De nouveaux ports et chantiers navals furent construits, et la ville de Sparte fut désignée comme la base de la marine nationale. Les premières caravelles sortirent d’ailleurs de cette ville afin de patrouiller dans l’océan boréal.

De plus, ils décidèrent de prendre une part plus active dans la diplomatie mondiale afin de préserver leurs intérêts. Notamment au cours de la guerre entre babyloniens et iroquois où les grecs soutinrent diplomatiquement les iroquois après la perte de leur capitale. Ils payèrent un tribut aux babyloniens afin de sauver les iroquois et leurs fabuleuses pierres précieuses.

A la fin du 16ème siècle, les tensions semblaient être complètement apaisées. De plus, la fondation de la ville d’Ephèse au sud, venait poser une autre pierre pour la construction de la grande Grèce. Les vieilles caravelles avaient finies par être transformées en navire commerciaux. Les relations commerciales étaient plus florissantes que jamais : tout Gaïa s’arrachait l’huile de baleine grecque. La Grèce était alors à l’apogée de sa puissance commerciale.

Mais, à la fin des années 1630, de nouvelles tensions apparurent, à l’Est cette fois ! Le nouveau roi de Grèce, le jeune Périclès, venait alors de se quereller avec le tyran d’Almaty. La Grèce était sur le pied de guerre et le pays créa sa première armée régulière composée d’arquebusiers, de piquiers et de lanciers. Ce fut aussi l’apparition de la grande école d’artillerie de Thessalonique d’où sortaient les premières machines de guerre grecques : des canons dont les plans venaient d’occident.

Si la Grèce était autant sur les dents à l’est de son territoire c’était aussi parce qu’elle se sentait menacée par la colonisation agressive des japonais. En effet ceux-ci avaient commencé à coloniser le désert de Suo, et, au rythme où ils avançaient, les deux pays allaient bientôt avoir des frontières communes. De plus, le shogun ne cachait pas son amitié avec Almaty et ne manquait pas une occasion pour faire manœuvrer son armée dans le grand désert nouvellement acquis.

Périclès devait donc absolument consolider ses positions sur le sous-continent : il ne pouvait pas se permettre qu’un petit pays, en plein cœur de la Grèce, trahisse son peuple.

Mais, c’était sans compter les prétentions de la nouvelle reine d’Angleterre, Elisabeth II. En effet, peu de temps avant que les arquebusiers grecs ne se mettent à marcher sur Almaty, les anglais commirent l’outrage suprême. Ils fondèrent une nouvelle colonie, Canterbury, située dans la jungle entre Ephèse et Athènes, à quelques centaines de kilomètres seulement de la capitale grecque !! Les armées grecques furent arrêtées à Thessalonique. Les diplomates grecs exigèrent la cession de la nouvelle colonie et les territoires qui y étaient rattachés. Les anglais s’offusquèrent de cette exigence et répondirent qu’ils étaient dans leur plein droit. Le jeune roi grec en personne vint à Londres afin de discuter avec Elisabeth. Mais celle-ci ne recula pas d’un pouce et finit même par ordonner à la délégation grecque de quitter son pays.

Périclès utilisa alors le ressort diplomatique de dernier recours, la dénonciation publique ! Mais l’Angleterre n'en tint pas compte ! Il faut dire que l’arrogance de la nouvelle reine était de toute façon peu appréciée par les autres dirigeants. Le roi grec fulminait face au dilemme qui lui était posé : consolider ses positions face à la première puissance orientale, le Japon, ou laver l’affront de l’Angleterre. Heureusement, à la fin de l’année, les espions grecs certifièrent au souverain que le Japon était plus préoccupé par le nouveau conflit entre Egypte-Amérique et Allemagne que par les histoires gréco-anglaises.

Le choix de Périclès était désormais facilité : Elisabeth II allait payer ...


(IMG:http://img137.imageshack.us/img137/1296/petitpaysdeviendraempir.png)


La situation mondiale à l'aube de la guerre



Au prochain épisode, çà commence à devenir intéressant
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 08 Février 2011 à 10h42
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Bon jusqu'à présent j'avais traité en 2 petits chapitres plus de 5000 ans d'histoire.
Mais là vous allez subir un petit changement. Un chapitre pourra ne raconter que quelques semaines voir quelques jours seulement. Et il n'y aura pas forcément de cartes à chaque petit chapitre.

J'essaierai néanmoins d'en faire le plus souvent possible pour que ce soit pas indigeste pour vous.


Naissance d’une nation guerrière



Déclaration de guerre

Périclès, bien que pressé par ses généraux de déclarer la guerre immédiatement préféra attendre la mise à flot de la nouvelle flotte grecque. Et pour ne pas trop éveiller les soupçons anglais, il continua d’user de diplomatie pour essayer de se faire rétrocéder Canterbury. Cette flotte de guerre était nécessaire, premièrement pour protéger les galions marchands, mais aussi pour pouvoir effectuer des raids loin de Grèce.

A l’aube de la guerre, les deux nations étaient alors de taille relativement égales : très petites comparées à des empires comme celui des allemands et des babyloniens et sans grandes ambitions. Egalité aussi d’un point de vue commercial et maritime. Elles brillaient dans ce domaine, l’une par son commerce baleinier, l’autre par le commerce de sa magnifique soie.

Par contre, d’un point de vue militaire, les grecs venaient de créer leur armée, elle était donc moderne pour ce milieu de 17ème siècle avec des arquebusiers de la cavalerie armée d’armes à feu et de canons. Les anglais quant à eux gardaient leurs vieux éléments de la première guerre des indes (perdue par l’Angleterre), c’est-à-dire essentiellement des archers longs de la cavalerie à armes blanches, quelques arquebusiers et aucune unité d’artillerie moderne !

Pendant toute la fin de l’année 1639 et le début de l’année 1640, les chantiers navals grecs marchèrent à plein régime grâce à la réquisition de nombreux charpentiers et bucherons par l’état. Ce tour de force permit aux grecs d’aligner une flotte forte de 40 frégates. Ce qui les mettait à peu près au niveau numérique de la flotte anglaise. Cependant les anglais étaient maîtres en construction navale et utilisaient de puissants vaisseaux de lignes mieux armés que les frégates grecques.

Au début du printemps, Périclès estime que son pays est prêt à la guerre. Ainsi, le 6 avril 1640, l’ambassadeur grec à Londres annonce officiellement que la guerre est déclarée.
Il ne faudra qu’une semaine au Japon pour prendre connaissance de la chose et d’apporter tout son soutien à l’Angleterre dans cette guerre. Une provocation supplémentaire du Japon qui ne fit pas d’émule parmi les autres dirigeants. Le petit pays grec conservait l’amitié de tout le reste du continent, essentiellement grâce à l’arrogance d’Elisabeth.


Première étape : Canterbury


Fin avril, l’armée grecque se met en marche depuis Thessalonique, direction la colonie anglaise de Canterbury. Le général grec, Sargon, en avait le commandement. Cet homme dans la force de l’âge avait fait ses armes contre les barbares des îles boréales. Il fit avancer les arquebusiers à marche forcée afin d’arriver à Canterbury avant que les anglais n’organisassent leur défense. Ainsi, le 5 mai, l’avant-garde grecque arriva en vue de la colonie anglaise. Cette dernière ne possédait pas de fortifications majeures, seule une palissade de bois entourait la petite ville. L’armée régulière n’était pas encore arrivée sur place, c’était donc une milice composée de colons et de vétérans de la guerre des Indes qui assurait la défense.

Sargon arriva sur place le jour suivant. Il fit encercler la petite ville, puis partit personnellement parlementer avec le chef de la milice anglaise. Ce dernier était un sergent à la retraite, patriote jusqu’à la moelle. Il refusa net de se rendre, et finit même par tirer en direction de Sargon devant l’insistance de ce dernier.

Le général se résolut donc à poser le siège devant la ville. Le 7 mai au matin, après une canonnade de plusieurs minutes qui détruisit une partie de la palissade, l’assaut fut lancé. Le combat ne dura que quelques heures. En effet, colons ne pouvaient résister longuement face à des soldats grecs bien entrainés et beaucoup mieux équipés. Une fois le chef anglais mort, les colons se rendirent immédiatement. Le nombre de blessés et de morts chez les grecs était ridiculement bas. Par contre, la bataille avait fait de nombreux dommages chez les civils anglais. Sargon avait volontairement été impitoyable pour décourager les actes de bravoures imbéciles chez ses ennemis.

L’affront anglais était donc lavé, mais la guerre ne pouvait s’arrêter là. Les anglais ne demanderaient pas la paix avant d’avoir pu tenter de reprendre leur ancienne colonie. Tandis que Périclès voulait infliger une défaite cuisante aux anglais afin de les obliger à accepter ses conditions. L’armée grecque devait donc continuer sur sa lancée.

Mai fut mis à profit pour transformer Canterbury en une place forte difficilement prenable. Les anglais, quant à eux, commencèrent à regrouper leur armée aux abords de Nottingham et d’Oxford. De plus, ils renforcèrent les défenses des deux villes afin de faire face à des sièges éventuels.

Début juin, Sargon décide de mettre le cap sur Oxford. Malheureusement, une jungle épaisse séparait Oxford de Canterbury, une jungle dans laquelle artillerie et chevaux pouvaient difficilement survivre. Il fut donc décidé que ceux-ci seraient sous les ordres du vieux général d’Arc et qu’ils contourneraient la jungle par l’est afin de rejoindre Pharsalos par la route. De là, ils se dirigeront vers Oxford par le Nord pour capturer la ville. L’infanterie qui accompagnerait Sargon aurait alors commencé le siège de la ville en bloquant les voies de ravitaillement.

Le plan de Sargon était très risqué. Les deux armées pourraient difficilement se contacter. Et traverser la jungle était un gage certain de perdre des hommes inutilement. De plus, laisser l’artillerie et la cavalerie sans aucune division d’infanterie pour les protéger relevait du quitte ou double ! Mais, en contrepartie, il espérait arriver à Oxford avant que toute l’armée anglaise ne s’y regroupe.


Pendant ce temps, sur les mers, la première grande bataille navale de l’histoire allait avoir lieu…
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 08 Février 2011 à 11h34
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Toujours aussi agréable ce suivi avec les cartes. :bravo1:
Pour une immersion encore plus réussie, n'hésite pas à glisser une petite image sympa du jeu de temps à autre, par exemple les deux armées qui se séparent avant l'assaut sur Oxford.
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 08 Février 2011 à 11h37
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Coeur de Lion



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Malheureusement je n'ai plus aucune image de la partie : '(.

Je l'ai bêtement écrasée sans faire exprès.

Donc il y aura des cartes, mais pas d'images du jeu : (.
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Beto  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 08 Février 2011 à 12h39
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Pas grave, c'est déjà très bien comme ça.
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Jhaafd  Hors ligne
Ecrit le : Mardi 08 Février 2011 à 13h49
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Le Grand



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Même plus que très bien ça !
:bravo1:
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Dohko_Starbuck  Hors ligne
Ecrit le : Mercredi 09 Février 2011 à 11h21
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L'Astucieux



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:biggrin: Très Très Très sympa!!! vivement la suite :assaut:


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...... Born to be Wild ......
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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mercredi 09 Février 2011 à 15h43
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Voici le chapitre du jour:

Touché-coulé



La guerre sur les flots ne commença vraiment que le 15 juin 1640. Ce jour-ci, la marine grecque part attaquer un convoi de marchandise au large de Sparte. Mais, au lieu des quelques galions qui auraient dû se trouver là, c’était la flotte anglaise dans sa totalité qui attendait les grecs. Une escarmouche eut lieu durant laquelle la flotte grecque fut malmenée : plusieurs navires furent endommagés et quelques-uns furent même coulés. Mais, le fameux brouillard de l’océan boréal qui se leva à la fin de la journée permit aux grecs d’éviter un désastre. La flotte se replia alors dans le port de Pharsalos où elle pourrait procéder, en sécurité, aux réparations.

(IMG:http://img840.imageshack.us/img840/8454/bataillenavale1.png)
Premier accrochage



Les anglais choisirent alors de pousser leur avantage : une action concertée avec l’armée de terre est décidée. La marine viendrait se positionner entre l’île d’Andros et Pharsalos afin de faire un blocus maritime de la ville, tandis que sur terre, une partie de l’armée anglaise de Nottingham irait assiéger la ville. Cette armée, surtout composée d’archers longs et de piquiers, patrouillait alors à la frontière, à 150 km environ de Pharsalos. Cette faible distance devrait lui permettre d’arriver rapidement sur place et de préparer le siège en attendant l’arrivée du reste de l’armée, alors établie à Nottingham, soit à plus de 300 km de la frontière.

Le blocus maritime commence le 20 juin, mais les troupes terrestres n’arriveront que 10 jours plus tard. C’est précisément la date à laquelle l’avant-garde du général d’Arc arriva à Pharsalos. Ainsi, alors que les anglais commencèrent à se positionner autour de la ville, une canonnade se fit entendre. C’était l’artillerie grecque qui intervenait pour sauver la ville. Les anglais n’eurent d’autres choix que de se replier dans les collines situées à l’est et au sud-est de la ville. De là, les grecs, sans infanterie, pouvaient difficilement dégager l’ennemi de sa position.

Les anglais, eux, ne pouvaient qu’attendre les renforts de Nottingham ou se replier chez eux. Ils optèrent pour la première solution. Ce que ne savaient pas les anglais, c’est qu’ils venaient de fixer toute l’artillerie et la cavalerie grecque à Pharsalos au moment même où Sargon en avait besoin à Oxford.


(IMG:http://img831.imageshack.us/img831/4533/bataillenavale2.png)
blocus et siège avorté



Le même 30 juin, les frégates grecques étaient presque toutes réparées. Il était donc temps de mettre fin au blocus maritime. L’amiral Themistocle demanda alors un appui de l’artillerie terrestre afin de forcer le blocus. Appui que le général d’Arc consentit à contrecœur : de toute façon son artillerie ne pouvait être utile à rien d’autre. Aussi, le 1er juillet au soir, la marine grecque épaulée par l’artillerie réussit à faire battre en retraite les anglais. Ceux-ci préférant surtout éviter le combat dans une configuration si défavorable. Ils perdirent 2 navires, et 3 autres furent endommagés, cependant, ils étaient toujours en supériorité numérique.

Les grecs débutèrent alors la poursuite. Cependant, une fois dans le détroit d’Andros, loin de l’artillerie grecque, les anglais virèrent de bord, prêts pour la bataille. L’engagement dura plusieurs heures, mais la balance penchait nettement en faveur des anglais. Un fort vent d’est se leva peu après minuit et obligea les belligérants à rompre le combat et à se réfugier dans une rade ou une baie. L’île grecque d’Andros était parfaite pour cela avec ses deux baies séparées l’une de l’autre par un cap. Les anglais se refugièrent le plus à l’ouest, dans la rade non habitée. Tandis que ce qui restait de la flotte grecque, environ 20 navires, se réfugia dans l’autre baie qui abritait le seul port de l’île.

Le gros grain dura toute la journée du 2 juillet, empêchant les flottes de sortir de leurs refuges respectifs. Mais dans la nuit du 2 au 3 le vent changea de direction, pour devenir un vent de sud. C’est alors que Themistocle eut une idée de génie : l’utilisation de brulots, ces petits bateaux auxquels on mettait le feu juste à côté des navires de l’ennemi. Si le vent restait tel quel, la victoire serait totale.
Ainsi, juste avant l’aube du 3 juillet, les frégates grecques accompagnées d’une trentaine de bateaux de pêche, réquisitionnés pour servir de brulots, avancèrent à la rame jusqu’à la rade anglaise. Les brulots étaient remplis de poix et de poudre et seuls les plus téméraires, les plus fous ou les prisonniers ramaient à bord de ces bateaux kamikazes. Les anglais comprirent tout de suite la stratégie grecque. Mais l’amiral anglais ne pouvait que donner l’ordre d’essayer de couler les brulots. Mais ces insaisissables petits bateaux atteignirent en majorité leur but. Les navires anglais qui ne furent pas réduits en cendre furent coulés ou capturés. Le grand amiral anglais, Horatio Nelson, trouva d’ailleurs la mort ce jour-ci. La victoire grecque était totale, ils avaient désormais les mains libres dans l’océan boréal !


(IMG:http://img600.imageshack.us/img600/9277/bataillenavale3.png)
Poursuite et bataille décisive


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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mercredi 16 Février 2011 à 14h47
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Le siège d’Oxford



Alors que la guerre faisait rage aux abords de Pharsalos, Sargon et l’infanterie grecque avaient installé un camp à quelques kilomètres au sud d’Oxford. Le général grec ne se doutait pas encore qu’il allait devoir mener un siège sans artillerie ni que la plaine qui entoure la ville allait être le théâtre de la plus violente bataille du début de la guerre.

La ville était très bien fortifiée et possédait une garnison de 3000 hommes en plus de nombreux vieux canons. En plus de la garnison, l’Angleterre avait cette fois mobilisée la moitié de ses 5000 célèbres archers longs qui avaient une portée bien supérieure à celle des arquebuses, 1000 arquebusiers et le double de piquiers et toute la fine fleur de la chevalerie anglaise, soit 800 cavaliers. Les forces grecques de Sargon étaient composées d’environ 7000 arquebusiers pour 2000 piquiers.

Le 5 juillet Sargon pense qu’il est temps de commencer à préparer le siège, l’artillerie et la cavalerie ne devant plus trop tarder. Il tente donc d’investir la forteresse (investir une forteresse n’est pas prendre la place, mais commencer à ouvrir des tranchées en vue de mener le siège) ! Mais, sans artillerie, les grecs ne peuvent ni répondre aux vieux canons anglais, ni stopper les volées de flèches des archers retranchés dans la ville. Les grecs n’arrivent pas à encercler la ville, tant la pression anglaise est forte. Et, bien que les pertes ne soient pas énormes, le coup au moral est dur pour les grecs qui sont obligés de se replier dans leur camp de base, hors de portée des canons de la ville.

Le 9 juillet, les renforts grecs ne sont toujours pas en vue. Les anglais ne comprenaient toujours pas pourquoi l’ennemi s’évertue à mener un siège sans artillerie. Ils décidèrent donc de pousser leur avantage en faisant une sortie sur le camp grec. Le plan était simple : plusieurs volées de flèches seront tirées afin de réduire la résistance ennemie, puis, une charge des chevaliers devrait permettre de faire battre les grecs en retraite. Les arquebusiers resteraient en réserve.

Ce même jour à 14h, le camp grec est criblé de flèches. Les boucliers étant depuis longtemps considérés comme obsolètes, les soldats grecs sont sans protection face à ces projectiles archaïques. Ce n’est pas tant les morts que les blessés qui furent nombreux suite aux salves anglaises. Mais, un mort ne crie pas, or, un camarade blessé qui hurle porte un coup bien plus dur au moral qu’un camarade mort qu’on veut venger. Sargon fut blessé à la jambe par une des flèches.

Finalement le déluge de flèches s’arrêta aussi soudainement qu’il avait commencé. Les grecs, avec appréhension, attendaient la suite dans le bruit des blessés. Puis un cri plus fort que les autres attira l’attention des soldats vers un point de la plaine où un nuage de poussière s’élevait. Les anglais formaient trois lignes parfaites. Ils portaient tous une lance, baissée, et un bouclier à l’autre bras. A leur côté pendait une épée longue pour combattre après la charge. Le soleil se reflétait sur leurs heaumes et leurs armures. La dernière charge de chevaliers de l’histoire était magnifique…

Pour le moment, ils n’avançaient qu’au trot, mais, au fur et à mesure qu’ils avançaient, le bruit des sabots se fit plus fort. Une partie des soldats grecs paniquèrent et s’enfuirent vers la jungle. Craignant la débandade totale, Sargon n’attendit même pas qu’on lui retira la flèche de la jambe. Il cria ses ordres afin de couvrir le bruit. Il organisa les hommes qu’il lui restait comme suit : les piquiers, accroupis, formeraient une haie avec leurs piques tandis que juste derrière les arquebusiers seraient organisés en trois lignes et tireraient à tour de rôle.

Les chevaliers étaient clairement visibles maintenant, le général grec insista sur le fait que les arquebusiers ne devraient tirer qu’à son ordre ! Enfin, les 800 anglais passèrent au galop et le bruit devint tonnerre. Ils avaient vu la formation grecque, mais leur honneur les poussait à continuer leur charge, et ce, même si ils devaient se battre à 1 contre 10.

Les chevaux avalèrent la distance qui séparait les deux armées en un temps très court mais, qui ressemblait à l'éternité pour les grecs. Puis l’ordre vint, alors, le boucan des arquebuses succéda au tonnerre des chevaux. Des chevaliers et des chevaux tombèrent, mais la charge continua. Les autres arquebusiers tirèrent, mais cela n’empêcha pas la moitié des chevaliers anglais d’atteindre les piques grecques. Et ce fut le choc : tel un raz de marée, les chevaliers survivants enfoncèrent la formation grecque et la divisèrent en deux. Avec l’énergie du désespoir, les chevaliers tailladèrent tous les grecs qu’ils avaient à portée. Mais ces derniers se ressaisirent et la plupart des anglais qui restaient furent submergés. Une centaine seulement survécut à la charge, surtout ceux qui furent blessés par la première salve grecque.

Les grecs crièrent de joie, ils avaient gagné ! Du moins c’est ce qu’ils pensèrent jusqu’à ce qu’ils entendirent le fameux fifre anglais, cet instrument qui servait à donner les ordres pendant la bataille. Et, de la poussière laissée par les chevaliers émergea le reste de l’armée d’Oxford : des milliers de piquiers et d’arquebusiers frais pour le combat. En effet, les anglais avaient finalement voulu jouer la prudence en envoyant le reste de leurs hommes.

Une nouvelle salve de flèche fut envoyée sur les grecs. Cette fois, la situation était très critique pour Sargon. Les grecs étaient maintenant à peu près aussi nombreux que les fantassins anglais, mais ils avaient toujours un nombre d’arquebuses supérieur à celui des anglais. Sargon réorganisa ses troupes, cette fois, ce serait les arquebusiers qui formeraient les premières lignes. Les piquiers étaient invités à prendre les arquebuses des morts s’ils le pouvaient. Comme cela, il réduirait considérablement le nombre d’attaquants avant le choc final.

Mais les anglais décidèrent de passer eux aussi leurs arquebusiers devant. Et, une fois à portée des grecs ils firent feu. Ils rechargèrent, tirèrent, puis à nouveau la même combinaison, mais ils n’avançaient plus. Les salves étaient peu efficaces à cette distance, mais chaque mort affectait un peu plus les grecs. Ceux-ci, attendant l’ordre de tirer, n’en pouvait plus de voir leurs camarades tombés à côté d’eux. Et finalement, l’un d’eux tira et il fut imité par tous les autres malgré les protestations de Sargon. Les piquiers anglais qui n’attendaient que çà chargèrent alors. Les grecs n’eurent le temps de tirer qu’une seule fois avant que les anglais furent sur eux. Sargon réussit tant bien que mal à faire passer ses piquiers devant pour protéger ses tireurs, puis, il ordonna la retraite vers la jungle, les piquiers devant couvrir les arrières des tireurs.

La retraite se passa en bon ordre jusqu’à ce qu’une nouvelle salve de flèches provoque la débandade. Certains grecs abandonnèrent leur arme pour fuir plus vite. Les anglais s’élancèrent à leur poursuite et s’en donnèrent à cœur joie : de nombreux grecs furent massacrés ou capturés. Même les survivants des chevaliers anglais participèrent au harcèlement des grecs. Sargon et seulement un tiers de ses hommes réussirent à se mettre à l’abri. Les anglais venaient de gagner la bataille pour Oxford…





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aaariba  Hors ligne
Ecrit le : Mercredi 23 Février 2011 à 17h44
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En faisant ce post, je me suis dit que çà serait sympa qu'après quelques épisodes, je vous dise clairement ce qu'il s'est passé dans la partie. Comme çà, vous pourrez comparer le RP et la réalité ^^.

Sinon, tout critique est la bienvenue. Si vous trouvez que c'est ennuyeux (tellement que vous renoncez à lire par exemple), que ya des trucs à améliorer, allez-y!


La campagne du général d’Arc



Début août, Sargon fut de retour à Canterbury avec son armée. On lui ordonna aussitôt de venir à Athènes. Le général Moskos d’Arc fut aussi convié à cette entrevue avec Périclès et ses ministres. Le roi n’était pas content de son général en chef. Cette défaite à Oxford mettait en péril Canterbury et la poursuite de la guerre. Sargon essaya de faire passer cette défaite sur l’absence de l’artillerie et de la cavalerie lors de la bataille. Mais on lui rétorqua qu’il n’aurait jamais dû diviser l’armée en deux. Il fut alors décidé que le général en chef serait désormais d’Arc. Sargon serait chargé de défendre les alentours de Canterbury pendant le renforcement de la place, pour cela on lui confiait moins d’un millier d’hommes. C’était clairement une disgrâce.

Moskos d’Arc, un sexagénaire issue d’une vieille famille de militaires, n’avait pas vraiment de compétences stratégiques. Mais, en tant que membre de la noblesse d’épée il avait le droit à son poste d’officier. Il prévoyait de laisser Oxford de côté pour cette année afin de s’occuper plutôt de débarrasser les collines de Pharsalos des anglais. Ensuite, il espérait pousser jusqu’aux Arkonos : des collines qui forment le front de la chaine de l’Olympe et qui surplombaient la route anglaise joignant Oxford à Nottingham. Une fois la route coupée, Oxford serait plus facile à prendre !

Mais les Arkonos étaient ponctuées de places fortes plus ou moins importantes. Elles impliqueraient donc une campagne lente sur un terrain favorable aux anglais. De plus, après leur prise il faudrait les sécuriser, ce qui serait long et coûteux. Sargon essaya de mettre en garde contre les conséquences d’un tel plan, mais il ne fut pas écouté. Le général d’Arc aurait donc sous ses ordres l’artillerie, la cavalerie et les arquebusiers recrutés et entrainés au cours de l’été, soit près de 15000 hommes.

Le ministère de la guerre ne donna pas suite aux protestations de Sargon et approuva le plan d’Arc. Sargon reçut l’ordre d’empêcher les anglais de reprendre Canterbury tant que la ville n’était pas fortifiée. Le 15 août, l’armée du Nord part de Pharsalos pour bouter les anglais hors de Grèce. Tout le reste du mois fut donc consacré à poursuivre des groupes d’archers longs dans les collines. Le 2 septembre, l’armée grecque passe la frontière. Pendant ce mois de septembre 1640, plusieurs petits fortins furent facilement pris sans que l’armée anglaise se manifeste. En fait, celle-ci attendait que l’armée d’Oxford fasse jonction avec celle de Nottingham afin de contre-attaquer. Par contre, les archers longs ne se privaient pas de harceler les troupes grecques. Le général grec finit par céder à la colère et envoya toute la cavalerie à la poursuite de ces ennuyeux tireurs.

(IMG:http://img12.imageshack.us/img12/6496/arcv.png)
La campagne d'Arc



Le 16 septembre, l’artillerie et l’infanterie investirent la citadelle d’Hastings, un important centre minier pour le fer. Aussi, la citadelle était bien défendue par une garnison de 1000 hommes, dirigée par le commandant Malborough. La citadelle comptait aussi plusieurs canons et, étant sur une petite colline, elle surplombait tout le plateau alentour. Dès que l’armée grecque fut en vue, le commandant envoya un cavalier demander de l’aide à l’armée anglaise.

Le 19, la ville est enfin complètement encerclée, les troupes grecques formant un cercle d’environ 2km de diamètre. Des paysans anglais sont alors réquisitionnés pour commencer à construire des tranchées afin de saper les remparts de la forteresse.
Les anglais qui ne pouvaient se permettre de perdre une grande source de leur fer se mirent en route pour Hastings dès qu’ils reçurent la lettre de Malborough. Le 5 octobre au soir l’armée anglaise prend position à quelques kilomètres à l’ouest d’Hastings. Il était temps, les grecs n’étaient plus qu’à 300m de la forteresse, et leurs canons avaient déjà bien malmené les remparts.

Mais, le brouillard typiquement anglais aidant, l’armée british ne sera pas repérée par les éclaireurs grecs. Grâce à un pigeon voyageur, Malborough apprit qu’il devait, le lendemain matin, concentrer sa puissance de feu sur les lignes grecques de l’Ouest. La contre-attaque anglaise allait enfin pouvoir commencer…

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