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GOTM Juin 2008 - Charlemagne


GOTM JUIN 2008

CHARLEMAGNE



I) PRESENTATION :

I) BIOGRAPHIE

Début de règne

À la mort de Pépin le Bref, le 24 septembre 768, ses deux fils Charles (futur Charlemagne) et son frère Carloman Ier sont tous deux élus rois , le 9 octobre 768, par une assemblée populaire. Charles se voit attribuer la partie de territoire que possédait son père, et Carloman le royaume de leur oncle Carloman, frère de Pépin le Bref.

En 770, son frère refusant de l'aider, Charles est seul à combattre et à remporter une victoire complète sur les peuples d'Aquitaine aux velléités d'indépendance .

En 771, soit après un peu plus de trois années de règne et de paix relative entre les deux frères, Carloman meurt au palais carolingien de Samoussy, tout près de Laon. Dès le lendemain de sa mort, Charles s'empare du royaume de son frère en usurpant l'héritage de ses neveux . Gerberge, la veuve de Carloman, se réfugie en Italie, avec ses fils et quelques partisans. À l'âge de vingt-neuf ans, Charles est élu souverain de tout le royaume franc.


Extensions territoriales


La guerre entre Charlemagne et les Saxons


Dans le royaume franc, les puissants accueillent des hommes libres qu'ils éduquent, protègent et nourrissent. L'entrée dans ces groupes se fait par la cérémonie de la recommandation : ces hommes deviennent des guerriers domestiques (vassus) attachés à la personne du senior. Le seigneur doit entretenir cette clientèle par des dons pour entretenir sa fidélité.

La monnaie d'or devenant rare du fait de la distension des liens commerciaux avec Byzance (qui perd le contrôle de la Méditerranée occidentale au profit des musulmans), la richesse ne peut guère provenir que de la guerre : butin ou terres conquises à redistribuer . En l'absence d'expansion territoriale les liens vassaliques se distendent. Pour se pérenniser, une puissance doit s'étendre.

Depuis des générations, les pippinides étendent ainsi leurs dominations et leurs comtes s'enrichissant cèdent des terres à leurs propres vassaux. Charles Martel et Pépin le Bref ayant récupéré les biens de l'Église, pour nommer évêques ou abbés des vassaux laïcs, ont les moyens d'être à la tête d'une armée sans égale dans l'occident médiéval à cette époque, tout en stabilisant leurs acquis.

Charlemagne se retrouve avec le même problème : il doit s'étendre en permanence pour entretenir ses vassaux et éviter la dissolution de ses possessions. Pendant tout son règne, il tente de les fidéliser par tous les moyens : en leur faisant prêter serment , en leur allouant des terres (seule richesse de l'époque) qu'ils doivent lui restituer à leur mort, en envoyant des missi dominici surveiller ce qui se trame à travers son empire . Pour pérenniser son empire naissant, il doit chaque année réunir son armée et la lancer vers de nouvelles conquêtes .


Extension de l'empire carolingien sous Charlemagne.

bleu = à la mort de Pépin le Bref 768, orange = Conquètes de Charlemagne (768-814), jaune = Royaumes versant un tribut


Une fois seul maître du royaume franc, il agrandit son royaume vers le nord et l’est (Bavière, Saxe, Frise), vers l’ouest (Bretagne) et vers le sud (nord de l’Èbre en Espagne en 778, établissant des marches). Il fait, à partir de 772, une guerre acharnée aux Saxons, qui, commandés par Witikind, lui opposent une vigoureuse résistance: il n'achève de les soumettre qu'en 804 ; il se voit même contraint, pour prévenir leurs révoltes, d'en déporter un certain nombre.
À l'avènement de Charlemagne, l'Italie est sous domination byzantine, depuis sa reconquète par Justinien en 535, et la papauté est donc sous tutelle de l'Empire romain d'orient. L'Empire byzantin, accaparé dans sa lutte contre l'expansion de l'empire musulman, n'a plus les moyens de protéger Rome menacée par les Lombards. S'affranchissant de la tutelle Byzantine, la papauté se tourne donc vers les Francs[7]. En 774, Charlemagne intervient et défait Didier, roi des Lombards qui menace de nouveau le pape, et s'empare de ses États. L'exarchat byzantin de Ravenne n'est tombé que 23 ans plus tôt et c'est donc une région très cultivée qui passe sous domination franque[7].

En 778, Charlemagne intervient en Espagne et, malgré un échec subi de la part des Vascons à Roncevaux par son arrière-garde, que commande Roland, présenté comme son neveu dans la célèbre chanson de geste qui porte son nom, il remporte plusieurs victoires sur les Sarrasins et réussit à conquérir toute la Catalogne.

L'annexion de la Frise orientale (la région s'étendant du Zuiderzee jusqu'à l'embouchure de la Weser) par les Francs ne fut acquise, en apparence, qu'après 782, voire 785. C'est à cette dernière date que Widukind, le chef de la résistance païenne des Saxons se soumit à Charlemagne. Néanmoins, la situation politique demeura tendue encore plusieurs années pour les Francs.

Le peuple, d'origine celtique, de Bretagne considère le roi des Francs comme un monarque étranger, et lui résiste de manière acharnée. En 786, Charlemagne envoie des forces considérables ravager la Bretagne, sans toutefois parvenir à la soumettre. Il essaye à nouveau en 799 puis en 811, mais à chaque fois sans succès.

En 788, il s'attaque à Tassillon, duc de Bavière, qui conspire contre lui avec les Saxons. Il le réduit à l'impuissance et ajoute ses États à son empire.

En 791, avec l'aide de son fils Pépin d'Italie, il mène contre les Avars une première expédition. En 795, il réussit à s'emparer de leur camp retranché, le Ring avar, avec un trésor considérable, fruit de plusieurs dizaines d'années de pillage. En 805, les derniers Avars rebelles sont définitivement soumis.


Couronnement impérial



Le jour de Noël de l'an 800, Charlemagne est couronné empereur des Romains par le pape Léon III, à Rome, en la basilique Saint-Pierre.

Il se montre courroucé que les rites de son couronnement soient inversés au profit du pape. En effet, ce dernier lui dépose subitement la couronne sur la tête alors qu'il est en train de prier, et ensuite seulement le fait acclamer et se prosterne devant lui. Une manière de signifier que c'est lui, le pape, qui fait l'empereur - ce qui anticipe sur les longues querelles des siècles ultérieurs entre l'Église et l'Empire. Selon Eginhard, le biographe de Charlemagne, l'empereur serait sorti furieux de la cérémonie : il aurait préféré que l'on suive le rituel byzantin, à savoir l'acclamation, le couronnement et enfin l'adoration - c'est-à-dire, selon les Annales Royales, le rituel de la proskynèse (prosternation), le pape s'agenouillant devant l'empereur. C'est en se souvenant de cet épisode que Napoléon prend soin, un millénaire plus tard, lors de son couronnement en présence du pape, de se poser la couronne lui-même sur la tête .

Mais l'empire byzantin refuse de reconnaître le couronnement impérial de Charlemagne, le vivant comme une usurpation. Charles et ses conseillers objectent que l'empire d'Orient étant tombé aux mains d'une femme, l'impératrice Irène de Byzance, cela équivaut à une déshérence pure et simple du titre impérial, qui ne peut être assumé que par un mâle .

Avec le traité de paix d’Aix-la-Chapelle en 812, l’empereur d'Orient Michel Ier Rhangabé daigne accepter vraiment de reconnaître le titre impérial de Charlemagne et de ses successeurs, et encore, en utilisant des formules détournées évitant de se prononcer sur la légitimité du titre, telles que : « Charles, roi des Francs (...), que l'on appelle leur empereur. »

Charlemagne considère que la dignité impériale ne lui est conférée qu'à titre personnel, pour ses exploits, et que son titre n'est pas appelé à lui survivre. Dans ses actes, le souverain se titre « empereur gouvernant l’Empire romain, roi des Francs et des Lombards ».

Dans son testament, en l'an 806, il partage l'empire entre ses fils, suivant la coutume franque, et ne fait aucune mention de la dignité d'empereur. C'est seulement en 813, quand il n'a plus qu'un seul fils encore vivant, le futur Louis le Pieux, que Charlemagne décide dans son testament du maintien de l'intégralité de l'empire et du titre impérial.

Selon les lettrés de l'époque, comme Alcuin, le prince idéal doit avoir un but religieux, et lutter contre les hérétiques et les païens , y compris hors des frontières. Mais il doit avoir aussi un but politique : ne pas se contenter de la dignité royale, et devenir empereur d'Occident. Léon III va dans ce sens, mais pour lui le pouvoir spirituel l'emporte sur le pouvoir temporel, ce qui explique cette organisation lors du couronnement de Charlemagne.

Restructuration de la société agricole et féodalité

À partir de 800, les campagnes se font plus rares et le modèle économique franc basé sur la guerre n'est plus viable.

L'agriculture est encore largement inspirée du modèle antique esclavagiste . Mais les esclaves ont une productivité faible, car non intéressés aux résultats de leur travail, et sont coûteux en saison morte. En période de paix, nombreux sont les hommes libres qui choisissent de poser les armes pour le travail de la terre, plus rentable.

Ceux-ci confient leur sécurité à un protecteur, contre ravitaillement de ses troupes ou de sa maison. Certains arrivent à conserver leur indépendance, mais la plupart cèdent leur terre à leur protecteur, et deviennent exploitants d'une tenure (ou manse), pour le compte de ce dernier.

Inversement, les esclaves sont émancipés en serfs, et deviennent plus rentables. Cette évolution se fait d'autant mieux que l'Église condamne l'esclavagisme entre chrétiens. La différence entre paysans libres et ceux qui ne le sont pas s'atténue.

La frappe de monnaie d'argent, depuis plusieurs générations, et son homogénéisation en 781 par Charlemagne, est un progrès énorme. Il ne suffit plus au paysan de produire ce qu'il faut pour survivre après avoir reversé une partie de sa production à son seigneur, il peut alors vendre des surplus.

Les carolingiens ont pris d'autres mesures pour favoriser le commerce : ils entretiennent les routes, favorisent les foires... Cependant, ce commerce est étroitement encadré (les prix sont fixés depuis 794, l'exportation des armes est prohibée) et taxé. le but initial est d'avoir accès à des produits précieux afin d'entretenir ses vassaux. La révolution agricole est en germe mais elle ne se concrétise pas avant les grandes invasions.


Fin de règne

En 813, il associe son fils Louis à l'empire. Au lendemain de sa mort en 814, le vaste empire de Charlemagne est borné à l'ouest par l'océan Atlantique (sauf la Bretagne) , au sud, par l'Èbre, en Espagne, par le Volturno, en Italie ; à l'est par la Saxe, la rivière Tisza, les contreforts des Carpates et l'Oder ; au nord par la Baltique, le fleuve Eider, la mer du Nord et la Manche.



En 1165, Charlemagne est mis au nombre des saints par l'antipape Pascal III. Sa fête est fixée au 28 janvier. La papauté qui suit ne se prononce jamais sur la légitimité de la canonisation de Charlemagne, et son culte reste toléré.

Il est le patron de l'université de Paris, qui le fête encore annuellement au XIXe siècle. L'Association des lauréats du Concours général, en France, tient toujours son repas annuel aux environs de la Saint-Charlemagne.


II) CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA PARTIE :

Terrain de départ du joueur humain



Leader joué : CHARLEMAGNE (Protecteur, Impérialiste)

Unités de départ : 1 colon, 1 éclaireur

Nombre d'adversaires IA : 6 IA

Type de carte : Continent légèrement modifiée

Taille de carte : Normale

Climat : tempéré

Départ : antiquité

Vitesse de production : normale

Barbares : oui

Autres options cochées : Alliances permanentes, pas d'évènements aléataoires

Conditions de victoire : VICTOIRE DIPLOMATIQUE AVEC ONU (Attention : Toutes les conditions sont ouvertes)

Partie proposée aux niveaux suivants : De seigneur de guerre à monarque

Critères de classement (par ordre d'importance) : Niveau de jeu, Date de victoire, Score Panthéon

A rendre avant le : Le 5 Juillet 2008 inclus via le module GOTM que vous trouverez dans le menu principal (page d'accueil de civfr, bloc en haut à gauche).

Bonnes parties à tous
Les 5 compères du GOTM (Fingolfin, Beto, Alienator, Penny & Dezab)


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