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GOTM Mai 08 - La compagnie des Indes


GOTM MAI 2008

LA COMPAGNIE DES INDES



I) PRESENTATION :

I-1) LA COMPAGNIE DES INDES

Le 31 décembre 1600, la reine Élisabeth Ire d'Angleterre accorde une charte royale conférant pour 21 ans le monopole du commerce dans l'océan Indien à la Compagnie anglaise des Indes orientales (British East India Company = E.I.C.).

Première des compagnies européennes créées au XVIIe siècle pour conquérir "les Indes" et dominer les flux commerciaux avec l'Asie, elle trouve sa place face à la compagnie néerlandaise des Indes orientales, la célèbre VOC, et prend l'avantage sur la compagnie française des Indes orientales qu'elle conduit à la ruine en conquérant toutes ses possessions en Inde. Elle marque profondément le futur Empire colonial britannique.


Armoiries de la compagnie des Indes


Société anonyme, elle allait devenir l'entreprise commerciale la plus puissante de son époque , jusqu'à acquérir des fonctions militaires et administratives régaliennes dans l'administration de l'immense territoire indien. Heurtée de plein fouet par l'évolution économique et politique du XIXe siècle, elle décline progressivement puis disparait en 1874.

Depuis ses quartiers généraux de Londres, son influence extraordinaire s'est étendue à tous les continents : elle a présidé à la création de l'Inde britannique, le Raj, fondé Hong Kong et Singapour, missionné le capitaine Kidd pour combattre la piraterie, installé la culture du thé en Inde, retenu Napoléon captif à Sainte-Hélène, et s'est trouvée directement impliquée dans la célèbre Boston Tea Party qui servit de déclenchement à la guerre d'indépendance américaine.

Pour en savoir plus, RDV ICI

I-2) LA REVOLTE DES CIPAYES

Origine
Il ne s'agit pas en fait d'un mouvement limité aux forces armées comme on le présente souvent. Le mécontentement grondait en Inde du fait de la campagne d'occidentalisation à marche forcée imposée par la Compagnie anglaise des Indes orientales (CAIO) et le Gouverneur général Dalhousie, convaincus de leur supériorité.

Parmi les sujets de mécontentement se trouvaient les interventions dans la politique intérieure des États indiens sous protectorat :
- la doctrine de préemption ou doctrine du Lapse, définie par Dalhousie, imposait la validation par l'autorité britannique des successeurs adoptés, traditionnellement, par les dirigeants hindous sans héritier mâle. Cette validation ne survenant évidemment pas, les territoires étaient ainsi annexés comme Sâtârâ en 1848, Jhansi en 1853 et Nâgpur en 1854 par la CAIO ;
- le titre de Peshwâ, premier ministre héréditaire traditionnel marathe, fut refusé en 1853 à Nânâ Sâhib, fils adoptif du peshwa en poste, et sa pension supprimée ;
- le dernier empereur moghol Muhammad Bahâdur Shâh se vit signifier qu'il serait le dernier de sa dynastie.

Les Britanniques interdirent également le mariage d'enfants, la tradition de la satî, ainsi qu'ils pourchassèrent et décimèrent les thugs.

Les Indiens en vinrent à croire — non sans quelques raisons — que les Britanniques avaient prévu de les convertir de gré ou de force au christianisme . Enfin, commença à se répandre la prophétie que la domination de la CAIO n'en avait plus que pour 100 ans.

Les Cipayes
Les Cipayes étaient des soldats indiens servant dans l'armée de la Compagnie anglaise des Indes orientales sous les ordres d'officiers britanniques formés dans la propre école militaire de la CAIO au Royaume-Uni. Les présidences de Bombay, Madras et du Bengale maintenaient leur propre armée. Chacune ayant son propre commandant en chef et entretenaient plus de troupes que l'armée officielle de l'empire britannique. En 1857, elles intégraient quelque 200 000 Cipayes contre près de 40 000 soldats d'origine britannique. Mais les soldats indiens étaient mécontents de certains aspects injustes ou inacceptables de la vie militaire.


Cipaye


Par exemple, malgré leur solde relativement faible, le transport de leurs bagages vers des théâtres d'opération lointains — l'Afghanistan ou la Birmanie, par exemple — restaient à leurs frais.

De plus, en 1856, on demanda aux Cipayes de servir outre-mer ce qui aurait entraîné une grande impureté pour les membres des hautes castes.

Cependant, la raison la plus fameuse est l'utilisation de graisse animale dans la fabrication des cartouches du fusil Lee-Enfield. En effet, les soldats devaient déchirer les cartouches avec leurs dents avant de les charger dans leur fusil, ce qui était, vu cette utilisation, inconcevable pour les soldats hindous et musulmans qui suspectaient, les uns l'emploi de graisse de bœuf, les autres celui de graisse de porc.

En février 1857, les Cipayes refusèrent d'employer les nouvelles cartouches. Les Britanniques remplacèrent les cartouches par des nouvelles fabriquées à base de cire d'abeille et d'huile végétale, mais la rumeur persista.

En mars 1857, Mangal Pande, soldat du 34e régiment d'infanterie indigène, attaqua son sergent britannique , blessa un adjudant-chef et retourna l'arme contre lui. Comme punition collective, le régiment entier fut dissous, ce que les autres Cipayes trouvèrent injustifié.

Quelques semaines plus tard, le 9 mai, à Meerut, 85 hommes de troupe du 3e régiment de cavalerie légère refusèrent d'employer leurs cartouches et furent condamnés à la dégradation publique et à dix ans de travaux forcés.

La révolte commence


Illustration contemporaine de la révolte des Cipayes, d'après une perspective britannique.


Le jour suivant, le 10 mai 1857, le 11e régiment de cavalerie indigène de l'armée du Bengale stationné à Meerut se mutine . Les soldats libérent tous les détenus de la prison de la ville et attaquent le cantonment où habitaient les Européens qui furent tous exterminés, femmes et enfants compris et sans distinction de classe sociale, ainsi que tous les chrétiens indiens qui s'y trouvaient. Ils incendient ensuite toutes les maisons et marchent sur Delhi. Tout d'abord, les troupes britanniques ne les poursuivirent pas.

Le jour suivant, à Delhi, les mutins sont rejoints par d'autres Indiens du bazar local. Ils attaquent le Fort rouge, tuent cinq Britanniques — parmi lesquels un officier britannique et deux femmes — et exigent que Bahadur Shah récupère son trône. Ce dernier se laisse entraîner contre son gré devenant ainsi le chef déclaré de la rébellion. Les Cipayes continuent à massacrer tous les Européens ou chrétiens qu'ils rencontrent dans la ville.

Partisans et opposants
Les rebelles ne s'accordaient pas sur tout. Beaucoup d'Indiens avaient rejoint les rebelles dans l'idée de restaurer les empires moghol et marathe. La rânî Lakshmî Bâî qui régnait sur Jhansi, réclamé en 1853 par les Britanniques, mena une rébellion violente. Quelques chefs de mutins appelèrent au jihad et beaucoup d'artisans musulmans se joignirent aux mutins pour raisons religieuses.

Cependant, tous les Indiens ne soutinrent pas la rébellion. Les Sikhs du Panjâb n'appréciaient pas l'idée d'un retour du pouvoir moghol dont ils avaient subi la répression et combattirent dans les rangs britanniques. Dans l'Oudh, les musulmans chiites ne voyaient pas d'un bon œil le retour de sunnites au pouvoir. Enfin, la majeure partie du sud du pays est restée en dehors des évènements.

Delhi est reprise


Éxécutions au canon en Inde lors de la Révolte des Cipayes (1857-1858) (peinture russe de Vassili Vereshchagin (1887).


Les Britanniques furent lents à réagir . Deux colonnes quittèrent enfin Meerut et Simla. Ils avancèrent lentement vers Delhi et combattirent, tuèrent et pendirent de nombreux Indiens tout le long de la route. De plus, des régiments britanniques quittèrent le théâtre de la guerre de Crimée pour l'Inde. Après une marche de deux mois, les Britanniques combattirent le corps d'armée principal des rebelles près de Delhi à Badl-ke-Serai et le forcèrent à chercher refuge dans la ville. Les Britanniques n'étaient pas assez nombreux pour faire un siège efficace de Delhi, les rebelles obtenant facilement des ressources et des renforts. Plus tard, les Britanniques furent rejoints par la colonne des soldats Sikhs du Panjâb et par des éléments gurkhas.

Cependant, l'artillerie lourde tant attendue ne garantissait pas une victoire facile face à la supériorité numérique des Cipayes. Les Britanniques finirent par passer la porte du Cachemire et une semaine de combats de rues débuta. Les Sikhs se débandèrent après la mort de leur commandant. Quand les Britanniques atteignirent le Fort rouge, Bahadur Shah s'était déjà enfui au tombeau d'Humayun. Les Britanniques avaient repris la ville.

Bahâdur Shâh fut enfin arrêté et, le jour suivant, l'officier britannique William Hodson abattit ses fils Mîrzâ Moghul, Mîrzâ Khizr Sultan et Mîrzâ Abu Bakr de sa propre autorité.

Cawnpore
En juin, les Cipayes cantonnés à Cawnpore (Kanpur) sous les ordres du général Wheeler se rebellèrent — semble-t-il avec l'accord tacite de Nânâ Sâhib — et assiégèrent le retranchement européen. Les Britanniques subirent trois semaines de siège sans eau , connaissant constamment des pertes. Le 25 juin, Nânâ Sâhib exigea leur reddition et Wheeler n'eut d'autre choix que d'accepter.

Lorsque les Britanniques embarquèrent sur la rivière , leurs pilotes s'enfuirent et un échange de coups de feu s'ensuivit. Les Indiens tirèrent au canon sur les bateaux et couvrirent le fleuve de cadavres, seule une embarcation avec 4 hommes réussit à s'échapper. Les femmes et les enfants survivants furent transportés à Bibi-Ghar (la maison des femmes) à Cawnpore. Le 15 juillet un groupe d'hommes y entra et tua les occupants à l'arme blanche, puis découpa les corps avant de jeter les morceaux dans un puits.

Les Britanniques furent consternés et les Cipayes perdirent beaucoup de leurs partisans. Cawnpore devint le cri de guerre des soldats britanniques pour le reste du conflit. Nânâ Sâhib avait, lui, disparu au Népal où il restera jusqu'à sa mort.

Quand les Britanniques eurent repris Cawnpore, les soldats amenèrent leurs prisonniers cipayes au Bibi-Ghar et les forcèrent à lécher les taches de sang sur les murs et le plancher, puis les pendirent.

Lucknow

L'État d'Oudh (aujourd'hui l'Uttar Pradesh) entra en rébellion peu après les événements de Meerut. Le commandant britannique de Lucknow, Henry Laurent, avait eu assez de temps pour renforcer sa position. Il avait 1 700 hommes, y compris les Cipayes fidèles.

Après des premiers assauts infructueux , les rebelles commencèrent à bombarder la position britannique. Laurent fut l'une des premières victimes. Les rebelles essayèrent d'ouvrir une brèche dans les fortifications avec des explosifs et de franchir celles-ci au moyen de tunnels souterrains qui furent le siège de combats au corps à corps. Après 90 jours de siège, le nombre des assiégés se trouva réduit à 300 Cipayes restés fidèles, 350 soldats britanniques et à 550 non combattants.


Lucknow après la première attaque de Colin Campbell en novembre 1857 (photographie de Felice Beato).


Le 25 septembre, ils furent rejoints par mille soldats du Royal Highland Regiment. En octobre, une autre unité de Highlanders commandée par Colin Campbell vint les relever et le 18 novembre, ils évacuèrent la position avant de retourner se retrancher dans Cawnpore reprise.

La revanche
Fin 1857, les Britanniques recommençaient à gagner du terrain . Lucknow était reprise en mars 1858. Du fait du début sanglant de la rébellion et suite à la trahison apparente de Nânâ Sâhib et à la boucherie de Cawnpore, la CAIO considéra qu'elle n'avait aucune raison de se conduire avec humanité.

La presse britannique et le gouvernement britannique ne préconisèrent aucune clémence . Les soldats firent très peu de prisonniers, si ce n'est pour les exécuter après. Des villages entiers furent exterminés sur des soupçons de sympathie envers les rebelles. Les Indiens ont appelé cette période le vent du diable.

Les derniers rebelles furent défaits à Gwalior le 20 juin 1858. Des combats sporadiques continuèrent en 1859 mais la plupart des rebelles avaient été soumis. Les rebelles condamnés furent attachés à la bouche de canons et réduits en morceaux.

La réorganisation
Au lendemain de la rébellion, le gouvernement britannique décida de mettre les Indes sous le contrôle direct de la couronne en instaurant le Raj britannique sous le commandement d'un Vice-roi des Indes. Ils entamèrent des réformes, essayèrent d'intégrer les castes les plus élevées et les dirigeants locaux dans le gouvernement des Indes et supprimèrent la Compagnie anglaise des Indes orientales.

Ils arrêtèrent les appropriations de terre, décrétèrent la tolérance religieuse et admirent des Indiens dans la fonction publique, principalement comme subalternes. Ils augmentèrent également le nombre de soldats britanniques par rapport aux indigènes et seuls les soldats britanniques purent dorénavant servir dans l'artillerie.

En 1877, la Reine Victoria gagna le titre d'impératrice des Indes. Bahadur Shah, quant à lui, fut exilé à Rangoon où il mourut en 1862.


II) CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA PARTIE :

Nous vous proposons donc de jouer les anglais en la personne de CHARLES JOHN CANING mais dans un scénario legèrement différent de la réalité :

1857, le révolte des des Cipayes en Inde est un succès pour ceux-ci et les troupes fidèles à la Compagnie sont chassées jusqu'au Baloutchistan. La Compagnie est désavouée par le gouvernement Britannique, à peine remis de la douloureuse victoire en Crimée.

Tandis que les indiens organisent leur indépendance, l'exil vers l'Ouest de la Compagnie provoque la réaction des Perses Qajar, bien décidés à ne pas laisser passer ce qu'ils considèrent comme une nouvelle manifestation de l'impérialisme anglais, aidés en ceci notamment par le Tsar qui y voit l'occasion de prendre sa revanche sur sa dernière défaite face à l'Angleterre et la France mais également par d'autres....

Heuresement la couronne britannique seralà pour vous aider.


Terrain de départ du joueur humain



le screen n'est pas le bon à peu de choses près mais depuis le bug récent : impossible de le changer


Leader joué : MONTEZUMA DES ANGLAIS (Agressif, Spirituel)

Unités de départ : 3 colons, 2 ouvriers rapides, 2 explorateurs, 4 soldats anglais et 1 grenadier

Nombre d'adversaires IA : 6 IA

Type de carte : Hub modifiée

Taille de carte : petite (niveau de la mer : normal)

Climat : tempéré

Départ : ère industrielle

Vitesse de production : normale

Barbares : barbares déchainés

Autres options cochées : IA agressives , pas d'évènements aléataoires, pas d'échange ni de commerce de technologie, pas de restriction de dirigeants, alliance permanente

Conditions de victoire : Toutes les conditions sont autorisées sauf la diplomatie

Partie proposée aux niveaux suivants : De régent à empereur

Critères de classement (par ordre d'importance) : Niveau de jeu, Date de victoire, Score Panthéon

A rendre avant le : Le 2 Juin 2008 inclus via le module GOTM que vous trouverez dans le menu principal (page d'accueil de civfr, bloc en haut à gauche).

En cas de soucis, vous pouvez l'envoyer à l'adresse habituelle :



Bonnes parties à tous
Les 5 compères du GOTM (Fingolfin, Beto, Alienator, Penny & Dezab)

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